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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:25

 

images-copie-14.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Stéphane Hessel est mort. En signe de deuil je me suis teint les dessous de plumes en noir. Stéphane Hessel est mort : si les Indignés existaient ils seraient orphelins. Stéphane Hessel est mort : son éditeur a été vu, ivre mort et en larmes, en train de mettre des coups de lattes dans les pneus de sa Rover Delux. Stéphane Hessel est mort et, au risque de passer pour impolitiquement correct, l’autruche s’en tamponne la coquille et le coquillard. Hugo Chavez est mort, aussi, et  Jérôme Savary idem: tout laisse à penser qu’en cette fin d’hiver, les morts sans importance pleuvent comme pommes blettes au sol. Enterrons ces garçons, et qu’on en parle plus.

     Souvenir souvenirs, cependant : Interview de Savary dans le canard de la Cfdtraites, à propos du régime des intermittents du spectacle, aux alentours de 2003 : sur le mode « la sélection révèle le talent », cette engeance de Savary se laissait glisser jusqu’à vomir genre « les artistes qui ont du talent ont, évidemment, du travail, quant aux autres… On ne peut pas tous être artistes ! » Pour ce personnage le salaire fait l’homme, et l’artiste : qu’il aille rôtir en enfer.

      Cependant, l’actualité la vraie, c’est comme le bonheur, c’est toujours pour demain: il se murmure dans les allées de la curie romaine que s’agiterait un « lobby gay », vous voyez le genre, ou pas ? Si non, dessin : une palanquée de types en robe et culottes carmin, troupeau de phoques se mélangeant les moustaches en coulisse, eh bien, tiens, c’est du propre ! Profitant de ce que Benoît 16 se retire (il était temps : il allait jouir), ces Jean-Foutres tentent de rendre à la Vaticannerie une virginité de surface. En un mot comme en cents,  les évêques s’encule mais se préparent à la grand’messe : habemus papam ? Mon cul, oui, répondit l’écho ! Se faire suer la calotte pour nommer un bourrin qui se barre au bout de 7 ans, c’est bien gentil mais faudrait pas que ça devienne une habitude... Ils s’apprêteraient donc à élire une manière de bambin, à faire grimper un môme de 70 balais sur le Saint-Siège, rendez-vous compte !... Une révolution de palais se prépare, qui verra la Blédine se substituer à la purée prémâchée.

     Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, n’est pas mort : j’en suis sûr je l’ai croisé dans les rues de Paris à la manif de mardi. Il n’est pas mort, mais il, comment dire… en a l’air, un peu, tellement il campait là sur le trottoir, telle statue de cire. C’est que son pote Chavez était en train de passer l’arme à gauche, nous dirions même: à l’extrême- gauche, dans la mesure où la mort est une ultime révolution (je l’ai trouvé tout seul, celle là, et je dépose le brevet). Mieux : non content de n’être pas mort, Jean-Luc Mélenchon a l’air en pleine forme. Je  ne sais pas si c’est une bonne nouvelle.

     On me murmure dans l’oreillette que le même Jean-Luc Mélenchon n’aime rien tant que courir, et pas que derrière les voix des éventuels électeurs. On me susurre qu’il ne pourra cependant se rendre au marathon de Gaza, lequel vient d’être annulé par décision du Hamas, au motif que les femmes inscrites y étaient trop nombreuses. Pour les gentlemens du Hamas, il ne suffit plus que les femmes soient voilées : il faut aussi qu’elles soient les moins visibles possible.

     A quelques kilomètres de là, en cette riante vallée, on vient d’instaurer un système de transport en commun dont il est dit ici ou là qu’il rappelle l’apartheid, alors qu’il ne le rappelle pas : c’est l’apartheid, point. « Palestinians Only », sur le flanc des bus. Le message est clair, et violent. Autant de bus réservé aux travailleurs palestiniens venant bosser en Israël. Surprenante, stupéfiante, cette pratique semble devoir s’étendre. Ainsi se produit sous nos yeux, et sans que ça ne nous fasse réagir, le retour du « interdit aux juifs ».

     De retour également, Raymond Soubie.  Ancien conseiller personnel de Sarkozy en matière d’affaires sociales, et grand ordonnateur de la réforme de 2010, ce fils de droite s’exprimait l’autre matin sur les ondes, au sujet de l’ANI (Accord National Interprofessionnel),cochonceté signé par la Cfdtraîtres et quelques anecdotiques syndicats catholiques. « Il ne sera pas tellement plus facile qu’avant de faire des plans sociaux », osa la catin appointé par un Medef en manque de porte-parole, semble-t-il. Comme à l’accoutumée, tout est dans le « pas tellement plus facile. » Plus loin, toujours à propos de l’ANI : « ce n’est qu’une étape, il y a bien du chemin à parcourir. » Oui, et il est long le chemin, que nous vous souhaitons, patrons, décideurs, gougnafiers,  semé d’embûches et de barricades. Sur lesquelles se tiendra, bec en avant, l’autruche !

 

                                                                                            Fredo Ladrisse.          

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 19:38

 

images-copie-3.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Vous souvenez-vous de Catherine Lara ? Moi pas. On me souffle que ce fût un genre de chanteuse à violon, sans sel, comme Jean-Jacques toujours debout. Il n’empêche : la « rockeuse de diamant » (du nom d’un de ses tubes pourris) donne, sur tout, son avis, notamment en ce qui concerne le mariage pour tous. Citée in extenso par un député Ump, Catherine Lara-tatouille avait déclaré dans Gala que «dire que l’institution du mariage peut concerner deux personnes du même sexe, c’est comme dire soudain que le père Noël est une femme. » Et quand bien même ? Et donc, en cette nocturne séance où les héros, à ce qu’il semble, étaient bien fatigués, Catherine Vautrin, autre députée Ump, crut bon de compléter l’intervention de son confrère, en précisant, en l’hémicycle : « nous ne sommes pas là pour savoir si Casimir est un canard. » Comprenne qui pourra, nom d’un bloubiboulga !

     Puisqu’en ces temps maudits il semble que la barque de la députation ait tendance à verser du côté guignolien, chargeons-là d’un autre délirant, en la personne de Gilbert Collard, qu’on ne présente plus – c’est dommage. Ce fouille-cul du Fn s’étalait l’autre jour, à propos des salles de shoot : « et pourquoi pas des salles de viol, ou des salles de crime ? » Il s’en excitait, le bougre, rouge de bonheur et de suffisance devant ce qu’il prenait pour une superbe audace ; qui n’était qu’une insulte de plus, crachée à la face des malades. Bref et en résumé, pour faire vite et court, sans plus tourner autour du pot, on laissera le twittos inconnu (j’ai oublié son nom) conclure : « deux jours de délire et de paranoïa… la salle de shoot existe déjà, c’est l’assemblée nationale. »

    Au-delà des frontières, ça déconne grave également, comme si avait été lancé le concours international de la plus grosse ânerie. Bien placée, en tête de peloton, la mairie de Moscou vient d’interdire le baiser dit « à la Russe », sur la bouche beuark, c’est dégueu, entre personnes d’un même sexe, double beuark, doublement dégueu selon elle. Cette mesure, drastique, s’inscrit dans le cadre plus large d’une loi anti-gay votée à la Douma, dite « loi contre la propagande de l’homosexualité parmi les mineurs. » Les flics moscovites ont-ils reçu l’ordre d’abattre sur-le-champ les chiens qui s’enculent sur les trottoirs, devant les écoles ? L’histoire ne le dit pas.

     A l’étranger aussi : Hollande. Pas le pays, le président. Flanby-le-magnifique n’a pas résisté très longtemps au désir d’aller jouer le kakou au Mali, c’est pas tous les jours, hein, que la France gagne une guerre — coup de bol, sur ce coup : pas d’ennemi, pas de combat, pas de match, une victoire au forfait ! Et que ça fanfaronne, et que ça n’en puis plus : « quel accueil magnifique… Des cris de joie, des larmes de bonheur ! », s’exclama le président normal. Quand bien même ne s’agissait-il que d’une poignée de figurants payés au billet de vingt, on comprend l’émotion de Hollande devant cette « foule » agitant autant de drapounets tricolores. Sûr que ça doit le changer de l’accueil que lui réserve la Trieweiler quand il rentre à plus d’heure de son taf. « Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique », conclua-t-il, la larme à l’œil. Il paraît que les Corréziens en ont nourri quelque amertume.

     Aucune amertume, par contre, du côté de la famille Assad — c’est pas le genre de la maison.  Carnet rose : Asma est enceinte ! La femme du boucher Bachar devrait accoucher en mars prochain, mais on ne sait pas encore si ça sera d’un lance-roquette ou d’un hélicoptère d’attaque.


                                                                                             Frédo Ladrisse.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 19:40

 

images-copie-1.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Ils ont défilé, et après… Il faut bien qu’une fois de temps en temps la France rance, au cerveau comme naphtaliné, prenne l’air dans les rues de Paris, y promène son cul dilaté et ses idées datées. Nul désir de les en empêcher, d’autant que lorsqu’elle ose enfin pointer son nez dehors, cette France-là est pour l’autruche mieux qu’un vivier : une manne, une bénédiction! Commençons par la star, l’égérie d’un mouvement tout de rose et de bleu marine, j’ai nommé Frigide Barjot. Pas si folle, la guêpe anti-pride: disparue des écrans radars depuis plus de dix ans, elle sut saisir l’occasion de se remettre, un temps, à exister médiatiquement. « Le mariage pour tous,  c’est la disparition, c’est la fin des hommes ! » Ah. On n’en saura pas davantage. « Je parle au nom des femmes au foyer et des mères de famille », précisa la Frigide. Nous doutons cependant que toutes se reconnaissent en ces propos qui, par moment, atteignent un degré de bêtise rarement égalé. Autre grande figure du mouvement, Hervé Mariton-les-bretelles pense quant à lui que « le mariage est avant tout un outil de protection des femmes. » Ah ah, la sale blague… Opposante « naturelle » aux droits homosexuels, la députée Marion Maréchal-Le Pen, en tête de cortège, lâcha pour sa part ceci : « ici, le peuple a sa voix à dire. » Et des choses à parler, peut-être?

     En tous les cas, le long du cortège, on en entendit de vertes et cependant bien mûres, bien blettes. Ce gamin, par exemple, à qui un journaliste demande la raison de sa présence : « je défile contre les homosexuels. » Aussitôt son père le corrige, non petit, pas contre les homosexuels, contre le MARIAGE homosexuel. Du discours paternel, le petit s’était contenté de recracher l’essentiel. Plus loin, c’est un vieillard, maréchaliste en diable : « je n’ai rien contre les homophobes, heu… Je veux dire : contre les homosexuels. » Lapsus, quand tu nous tiens…

     Les jours suivants, ce fut aux ténors de la droite de donner de la voix, et d’entonner comme un seul homme le refrain selon lequel François Hollande se devait d’écouter les Français qui, ce dimanche-là, avaient manifesté en masse, étant bien entendu que le rôle du président est d’être à l’écoute du peuple, et gnagna et referendum. Ce sont bien entendu les mêmes qui, à chaque mouvement syndical d’ampleur, s’en vont de micro en micro ânonner que ce n’est pas la rue qui gouverne, qu’il est hors de question de céder devant elle, et gnagna différent, cette fois.

     Et l’Eglise, me direz-vous, elle est où notre sainte-mère? Dans cette affaire, elle est partout, joue des divers leviers à sa disposition, finance le mouvement (transports, organisation, presse, fanions), l’encadre discrètement, sollicite néanmoins ses ouailles quelques fois très directement : les parents d’élèves d’une école catholique de St-Lo ont ainsi reçu à domicile,  dans la même enveloppe contenant le bulletin scolaire de leur enfant, une profession de foi anti-mariage gay, ainsi qu’un encouragement, nous dirons « appuyé », à se rendre à la big manif’ du 13 janvier dernier. Malgré de gros moyens (et le soutien total de la curie romaine), la goupille n’est parvenue à mettre dans la rue que 300 000 personnes. Lors de sa dernière grande parade (en 1984 pour la défense de l’école dite libre), la France rance avait compté un million de manifestants. Je vous laisse conclure.

     Que pense de ce raout le plus Belge des acteurs russes ? Quelque chose me dit qu’il s’en cogne, dans la mesure où son portefeuille n’est, ici, en rien menacé. Et puis le gros Gégé semble par trop occupé à lécher avec gourmandise les bottines du tsar Poutine, un « grand démocrate » selon lui, pour se préoccuper des petites affaires franco-franchouilles. Jamais avare d’un coup de Trafalgar ou de pute, Depardieu s’en prend désormais à l’opposition russe, et pousse la bêtise jusqu’à se moquer, à la télé, des membres des Pussy Riot. « Je tombe de scooter, mais je suis un homme vivant », conclu-t-il, entre deux rots. La seconde de ces assertions nous paraît cependant de plus en plus soumise au doute.

     Pendant que le Gégé s’enferre dans son délire russophile, en France, sous gouvernement socialiste, sans que Guéant ni Besson ni Sarko n’y soient pour rien, une fillette de cinq ans est conduite au poste de police, au prétexte que ses parents ont omis de régler la cantine scolaire. Une fliquette municipale et néanmoins zélée est venue la chercher, à la cantine même, devant ses petits camarades. L’histoire ne dit pas si elle passa les grosses menottes aux petites menottes de Léa. L’histoire dit cependant que la petite, sur le coup, pensa qu’on venait la chercher parce que ses parents étaient morts. Quant à ses camarades, ils en conclurent que la police emmenait Léa en prison. Si, une fois au commissariat, Léa échappa aux coups de fouet, nous savons, nous, qui les mérite.

     Ils ont signé, et puis après ? A l’exception, notable, de la Cgt et de Fo, les syndicats ont donc parafé l’accord modifiant, en profondeur, le code du travail. Sera donc, sous peu, inscrite dans la loi la maxime patronale selon laquelle les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain. De qui se moque-t-on ? Du salarié. Dont on peut espérer qu’il a cette fois mieux compris ce que signifie l’appellation « syndicalisme d’accompagnement ».

      Mais c’est que nous sommes en guerre!, et que nous avons des otages !, et de l’uranium à extraire et des Rafale à vendre !... Alors hein, le droit du travail… Au mépris du droit international et des résolutions, pourtant récentes, de l’Onu, la France, à peine tirée d’Afghanistan, s’est donc empressée de se trouver un nouveau terrain de jeu, le Mali, son désert et ses « terroristes ». Mitterrand et l’Irak en 1991, Chirac en 2001 avec l’Afghanistan… C’est fou, tout de même, cette pulsion qui pousse les présidents français en manque de popularité à déclencher des guerres, plus ou moins n’importe où. Mais, selon un proche de Hollande (tenant à conserver comme par hasard l’anonymat), grâce à la guerre « le vrai François est en train d’apparaître. » Donc, avant, on nous vendait le faux ?

                                                                                                  Frédo Ladrisse.          

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:52

Manneken_Pis_-crop-.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Sur FesseBouc c’est le grand retour de Sarko, qui n’avait rien posté depuis sa déculottée mais là nous la souhaite bien bonne, l’année, en ces termes : « sachez que la où je suis et partout où je vais, je pense à vous. » Beau comme du Benoît XVI… Un peu plus loin, surTouiteur, J. Halliday, chanteur pour dames, apporte son soutien à G. Depardieu, acteur belge. Et de façon drolatique encore, puisqu’en forme de photomontage montrant Gégé en Manneken pis, urinant sur François Hollande… Qu’est-ce qu’on se marre, sur les réseaux ! On attend avec impatience la photo de Bernard Arnaud faisant caca sur Jean-Marc Ayrault.

     Certes, La fin du monde nous aurait épargné ces graveleuses calembredaines, mais voilà : elle n’a pas eu lieu. A Bugarach on plie les gaules et les couvertures de survie, pendant que le bistrotier local songe à se faire bâtir une troisième piscine. Et rendez-vous l’année prochaine, hein, amis paranotouristes… Dans 2013, n’oubliez pas, y’a 13, chiffre porte-malheur… Mais ce brave homme n’est pas le seul, loin s’en faut, pour qui la fin du monde se révéla une bonne affaire : les éditeurs se frottent les mains, tout comme les producteurs du film « apocalypse 2012 », vaste bringuezingue et catalogue des peurs humaines, diffusé à plusieurs reprises par la chaîne éthylique M6. Le bizness fut pareillement juteux pour les marchands de kit de survie et autres abris anti-déluge, tels ceux qui ont loué à Moscou des bunkers de l’ère stalinienne, pour la modique somme de 10 000 euros la nuitée. Pendant l’apocalypse, les affaires continuent !

     Et les voyages aussi : Hollande, en visite à Alger, a embarqué dans ses bagages une trentaine de patrons français et quelques ministres en sus, tous langue pendante devant les opportunités économiques et financières que représentent, à leurs yeux, l’ancienne colonie. Histoire de ne pas fâcher l’éventuel partenaire, le président normal a refusé de rencontrer l’opposition, et tout pareillement les défenseurs des droits de l’homme. Histoire de bien se mettre Bouteflika dans la poche, il a été jusqu’à prétendre que « l’Algérie a déjà fait son printemps arabe », reprenant ainsi le discours officiel de son homologue, et passant par perte et profit les arrestations quotidiennes d’opposants, la répression touchant tous les milieux se posant en adversaire du pouvoir, la censure de la presse comme de l’internet, et autres joyeusetés dignes d’un régime autoritaire, basé sur la soumission. Une lâcheté de plus, pour un président apte à les multiplier.

     Pendant ce temps, aux Etats-Unis, on constatait que l’arme dont s’est servi le tueur lors du massacre de Newton, connaissait des records de vente. Dans ce chouette pays, rappelons-le, un million d’armes à feu se vendent chaque mois. Dans ce pays chouette on offre des flingues, à Noël, aux enfants. Ainsi, à chaque nouvelle tuerie, Smith se frotte les mains pendant que Wesson compte les billets.

     De par chez nous tout augmente, même le Smic !... 4,30 euros de plus par mois, bande de nantis ! Et après on dira que Hollande et ses potes ne mènent pas une politique de gauche ? Tout augmente on vous dit, mais aussi et surtout les revenus des patrons du CAC40, lesquels ont connu une hausse de 4% en 2012. Désormais la moyenne de ces revenus est de 4,2 millions d’euros annuels, soit 215 000 par mois, soit 193 Smic. A la lanterne ! 


                                                                                                  Frédo Ladrisse.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:56

3987230700_db9852791f.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je? Tandis que l’écrasante, au sens littéral du terme, population journalistique et plumassière aux ordres continue de se masturber le diencéphalique gauche pour savoir qui, de Bibi ou de Fricotin posera finalement son cul sur le trône Umpéesque, Bachar-le-barbare s’emploie à noyer sous les bombes un peuple ayant l’audace de ne plus tellement l’apprécier : de ceci, il n’est plus question ou quasi, en nos presses. Idem, de la tentative israélienne d’écrasement matériel, et tout à fait concret, de la bande de Gaza : profitant de ce que le monde avait les yeux tournés vers la joute Fillon-Copé, Netanyahou a tenté le coup. Pour l’instant, c’est raté, donc remis aux calendes. Selon le vice-premier ministre israélien Eli Yishai, il convient cependant, à Gaza, de « détruire toutes les infrastructures, y compris les routes et l’eau. » Quand à Gilad Sharon, fils d’Ariel, « il faut raser Gaza. » Ah. Pourquoi ? Parce que « les habitants de Gaza ne sont pas innocents, ils ont élu le Hamas. Les Gazaouis ne sont pas des otages, ils ont choisi librement. » C’est bien ce qui semble chagriner le fils d’un des plus grands criminels de guerre que le XXe siècle ait connu, lequel fut également porté « librement » à la tête de l’Etat par les israéliens.

     Mais que nos amis sionistes, s’il nous en reste, se rassurent : du fait de ses choix consentis « librement », du fait, essentiellement, de son nouveau statut reconnu par l’ONU, la Palestine sera punie, et dans les grandes largeurs. Le transfert des taxes, encaissées par Israël et dues à l’Autorité Palestienne, sera ainsi bloqué, en même temps qu’est décidée l’implantation de nouvelles colonies. « Nous avons dit dès le début que le rehaussement du statut de la Palestine à l’ONU ne se produirait pas sans réactions de la part d’Israël », balance tout de go M. Steiniz, ministre des finances. Et si vous n’avez pas compris, le ministre précise: « Aujourd’hui, nous bâtissons et nous continuerons de bâtir. » De détruire, également… Bref, appauvrir plus encore la population de Gaza, lancer la danse des bulldozers et ceci au mépris du droit international, c’est rien moins que planter les germes des conflits à venir. Cela, les israéliens et leurs politiciens le savent. On peut donc se demander quelle raison profonde les conduit à, depuis 60 ans, nier l’évidence palestinienne, en générant sans cesse, de par leur attitude, de nouveaux affrontements.

      En France, on s’en tamponne. Gaza peut bien rester ce qu’elle est, une prison à ciel ouvert, une bande de terre étroite encerclée de check points et soumise à blocus, en France, la grande nouvelle ce n’est pas la guerre actuelle lancée par Israël, c’est la création de l’UDI. Kézako? Un nouveau parti, vers le centre, et Borloo au milieu. UDI, l’Union Des Imbéciles, ou quoi ? Borloo se targue en tout cas de vouloir « sauver la France », rien que ça. Question : un trou du cul peut-il sauver la France? Parce que le centre, quoi qu’on en pense, c’est, de toute éternité, ce qu’on trouve entre la fesse gauche et la fesse droite.

     « Nous sommes l’élite, et nous devons être reconnus en tant que tel par la société », lâchait un autre trou du cul, un des rares chirurgiens en grève le 12 novembre dernier. Pour cette élite-ci, la reconnaissance en question passe naturellement par l’argent. Or, à 16000 euros de revenus mensuels en moyenne, nos amis chirurgiens « d’élite » se sentent encore peu reconnus. Décidemment la plèbe est peu « reconnaissante » : a-t-elle au moins idée de ce que coûte une résidence aux Seychelles ?   Fort heureusement, quelques couguars sur le retour se sont faite une spécialité de défendre nos amis les riches. Tel est le cas de dame Parisot, heureuse du rapport Gallois (20 milliards de cadeaux fait au patronat, pour Noël), mais qui n’en attend pas moins un « deuxième élan », qu’elle dit. Quoi, le caribou est trop petit ? Selon elle, Gallois ne va pas assez loin, alors que « les chefs d’entreprise n’ont qu’une envie, c’est d’embaucher. » En cette sinistre période agrémentée de plans sociaux et de licenciements massifs, la seule question qui vaille est de savoir si la Parisot se fout franchement de nos gueules, ou s’essaie au comique troupier. Tout de même, cela fait 18 mois que le chômage augmente, il connait son plus fort taux depuis près de 14 ans, et il conviendrait de continuer à faire confiance aux « forces vives » pour créer de l’emploi ? Basta ! Réquisition, autogestion : patron, vous êtes viré.

     D’autant plus viré, le patron, que selon Serge Latouche, économiste patenté (mais presque), « une société heureuse est une société qui consomme peu. Donc, le métier de publicitaire consiste à vous rendre malheureux. » Lors de l’interview, le gars Latouche avoue ne même pas posséder de portable. C’est dire à quel point on peut lui faire confiance.

                                                                                                  Frédo Ladrisse.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 21:04

j-de-la-f.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je? Il n’aura pas fallu longtemps après la parution des résultats de la désormais cultissime expérience menées sur des rats de laboratoire, pour que l’industrie Ogm ne sorte l’artillerie lourde. 200 rats, suivis sur deux ans et nourris d’Ogm ont, pour une grande partie d’entre eux, développés des tumeurs mortelles. Et alors ?, semble répondre Jean-Didier Vincent, neurobiologiste de salon, membre de L’Inra, du Cnrs, chevalier du Mérite Agricole, ce qui incontestablement vous pose le bonhomme. « On sait que les rats utilisés sont des rats qui développent naturellement des tumeurs », entame notre lobbyiste. « Ecoutez, on n’est pas des rats », poursuit-il, tout à ses affaires, « si les Ogm détruisaient les populations humaines, ça se saurait ! » Ça se saurait d’autant plus sûrement qu’on peut compter sur ce genre de bougre pour, bien sûr, nous en informer. Mais le Chevalier du Poireau n’en a pas terminé : « c’est facile, de s’en prendre à Monsanto, eux, ils ont les moyens de faire pression sur les gouvernements. » Sic. Mais curieuse est la phrase, comme un ensemble de mots se prenant les pieds dans le tapis, non ? Pour finir, cet appel, ce cri : « nous, qu’on nous laisse créer des Ogm propres, et voilà ! » Et voilà quoi, mon Jean-Didier ? Après l’amiante propre, après le nucléaire propre, le sang contaminé propre la vache folle mais propre le Médiator propre,… serait-il possible, s’il-vous-plaît, de nous éviter le calvaire des Ogm « propres » ?

     Une saloperie qu’on aimerait bien, elle aussi, voir disparaître, ce sont ces connards de pigeons qui dégueulassent tout, qui sont moches, qui sont cons et qui sont partout. Ces Ubus de trottoir, il faut voir comment ils se la pètent ! Suffit qu’une vieille folle leur refile un quignon, et ça roucoule, c’est le roi du monde ! Bien entendu, je ne parle pas ici de nos amis à plumes, délicieux avec des petits pois, de ces inoffensives bestioles aux déjections acides, non non, je parle du collectif virtuel de petits chefaillons d’entreprises naines, de ces nuisibles s’étant eux-mêmes baptisés « les pigeons ».

     C’est qui ? C’est trois trouducs, tyranneaux de bureau dirigeants de start-up — ça existe encore, ça, les « start-up » ? Oh, mais alors ça veut dire que Mylène Farmer chante encore, et vive les nineties ! — une petite palanquée de branleurs planqués derrière leur Mac et bien instrumentalisés, juste pour voir, par le Medef. Là, surprise : il aura suffit d’un pauvre texte de ces boutonneux se plaignant d’être trop taxés pour que Hollande, Ayrault, reculent et revoient leur copie. On rêve… « On nous prend pour des pigeons ! », ont chialé les fils à môman. Mais non, vous n’êtes pas des pigeons, imbéciles : vous êtes des rats. Et n’avez pas besoin de passer par le laboratoire pour développer vos tumeurs.

   La vieille qui nourri les pigeons, c’est donc le Parti Socialiste. Quelque chose me dit que les cinq ans à venir de ce blog pourrait, si je n’y prenais garde, tourner à la chronique hebdomadaire des renoncements multiples de Hollande et ses moussaillons. Où en est, à ce sujet, la promesse d’accorder le droit de vote aux étrangers ? Il a suffi que la droite susurre à l’oreille de Valls que « ce n’était pas le moment » pour que Hollande remise le tout dans sa culotte. En France, on a peut-être la droite la plus bête du monde, mais ce qui est certain c’est qu’on a désormais la gauche la plus froussarde.

     Le projet de loi sur le mariage homo fera-t-il pareillement les frais de cette frilosité ? C’est rien de dire que la droite monte au front sur ce sujet, entre Lebel, maire du 8e arrondissement de Paname, pour qui « le mariage gay pourrait ouvrir la voie à la polygamie, l’inceste et la pédophilie »,  entre le sempiternel Vanneste et la Boutin qui en remet une couche, on ne saurait où donner de la tête, tant l’offensive est générale. Pendant ce temps, la coterie socialo-écolo achève ses toasts et se lèche les doigts, sans être tout à fait certaine d’avoir envie de se battre pour les droits d’une minorité électoralement servile. Affaire à suivre…

     Se battront-ils, au moins, contre les ravageurs, les champions de la fermeture, du plan social et du chômage, Mittal, Sanofi et consorts? Rien n’est moins sûr. Frileux un jour, frileux toujours, ce gouvernement mol a prévenu : n’attendez rien de nous, on verra dans quatre ans. Ce que Montebourg-la-Reine résume parfaitement en cette odoriférante formule : « dans mon pays, on dit : c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. » Bien. Mais ces vaches-ci commencent à chier dès le début de ta foire Arnaud, et le moins que puisse nous dire nos narines est que ça pue.

     Oui ça pue, et pas seulement lors des comices patronnées par Montebourg-moi-le-mou. Ça pue quand Copé se lâche sur le racisme anti-blanc, sur les « voyous qui arrachent des mains d’un petit enfant un pain au chocolat, au prétexte qu’on ne mange pas pendant le ramadan » (traduction de la fable: musulman égal voyou égal racisme anti-blanc égal appel, grossier, du pied, aux fachos de tout poils), ça pue lorsqu’à Marseille un campement Rom est dégagé par une milice locale, les effets personnels laissés sur place brûlés, sous l’œil goguenard des flics locaux. Ça pue quand, dès le lendemain et puisque Marseille donne l’exemple, des habitants de la région de Lille se regroupent à 700 pour, à leur tour, vider un campement Rom : « si ils viennent chez nous, on va les exfiltrer ! », lance un habitant du quartier, militaire à la retraite… Ça pue lorsque Peillon, ministre de l’éducation, annonce son projet d’opérer un rapprochement entre l’école et l’entreprise, et ceci dès la sixième, et ceci sans que ça ne trouble quiconque, si ce n’est un syndicat d’enseignants vigilants, malheureusement bien isolé. Ils sont où, les parents ? Ont-ils réellement envie que leur môme se retrouve stagiaire-larbin dans la boîte qui a foutu à la porte leur père, leur mère ? Peut-être en ont-ils envie, après tout. Désormais, l’essentiel n’est-il pas d’avoir un boulot, à défaut d’un salaire ?

     Et, puisqu’on parle d’école : le même Peillon qui vient de remettre au goût du jour « l’enseignement de la morale à l’école » — une vieillerie de barbons très troisième république —, ce Peillon-ci a veillé à ce que soient, durant cette rentrée, appliquées les réformes des programmes décidées par son prédécesseur. Ainsi, on a expliqué à ma fille qui cette année est en troisième que seules quatre heures de cours seront consacrées à la première guerre mondiale, et pas davantage à la seconde. C’est que le gros Bertrand avait jugé, l’année dernière, que le programme d’Histoire de troisième « manquait de positivité »… Ainsi, dès cette année, davantage d’heures seront consacrées au fordisme et au taylorisme, histoire de verser dans le « positif ».

     Restons-y, tiens, si je puis dire, dans le positif bêtasson : selon une récente enquête d’opinions, 47 % de Français se déclareraient « nostalgiques de Sarkozy ». Et de Pétain, combien ?


                                                                                                 Frédo Ladrisse.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:52

 

polony.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Non, nous ne parlerons pas ici de ce qui agite le Landerneau et ravive tant d’antiques haines, nourri tant de passions, provoque réactions et manifestations épidermiques, n’insistez pas vous dis-je, l’autruche se refuse à prendre position, tant la question lui semble épineuse et complexe. Fallait-il, oui ou non, les publier ? Je ne sais. Par contre, qu’on me permette de les trouver plutôt moches, les photos de Kate Middleton, poitrine offerte aux quatre vents.

     Vous dites ? Caricatures ? Ah, exact, il y a ça, aussi. Mahomet couilles à l’air dans le Charlie, et la planète s’embrase, qu’on nous explique, voix chevrotante. On nous abuse, plus certainement. Miroir aux alouettes que cet embrasement-ci, manière habile de détourner l’attention du chaland à l’heure où, par exemple, la Chambre s’apprête à voter le traité européen, autrement plus létal, à long terme, que la danse d’une poignée de barbus devant les ambassades. Il faut cependant s’y arrêter. L’occasion est trop belle de relever ce qui, dans le discours officiel, a « glissé », s’est déplacé subrepticement, lente bascule nous faisant passer d’une défense de la laïcité à la défense des religions. Fabius, ministre des affaires étranges, se laisse ainsi aller à parler d’ « huile sur le feu » qu’aurait balancé Charb et sa troupe de lurons. Ah tiens, il y avait donc un feu ? Mais qui a craqué l’allumette ? Révélatrices d’un climat de trouille et chie-sous-lui, condamnations (verbales, pour l’heure) et autres réprimandes n’ont cessé de pleuvoir sur la tête des caricaturistes. De Jean-Marc Ayrault-malgré-lui à Dany-le-Vert-de-peur, tous se sont donné le mot : la cible, c’est Charlie. Et l’antédiluvienne solidarité des fanas et autres vendeurs de mirages, une fois de plus ne s’est pas démentie : si Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, semble être dans son rôle lorsqu’il bave que « répéter les mêmes âneries, les mêmes idioties, les mêmes ignominies, les mêmes calomnies [lui] paraît relever d’un syndrome psychiatrique » (sic !), on se demande un peu ce que vient foutre le Crif dans ce merdier très organisé, lequel Crif affirme, sous la plume de Richard Prasquier, que « publier, ces jours-ci, au nom de la liberté, des caricatures de Mahomet est une forme de panache irresponsable. » Fermez (temporairement) le ban. Irresponsables, dingues, idiots,… Une épidémie d’acouphènes a dû, ces derniers jours, secouer les locaux de Charlie. Je sais, je sais… Coup de pub, ventes record et patin-couffin, on n’ignore rien des stratagèmes qui en coulisse agitent la rédaction de l’hebdo (pour l’avoir vue à l’œuvre lorsqu’il s’agissait, pour elle, de couler Siné Hebdo, on sait assez ce qu’il faut penser de cette rédaction-ci, formée, formatée par Val l’imbitable). N’empêche, il serait assez mal venu de ne pas saluer comme il faut cette façon d’enfoncer le clou, un de plus, dans l’anus des religions. Une fois Charlie disparu, que restera-t-il aux athées en matière de presse écrite? Le Monde Libertaire ? (gag).

     Tiens, je viens d’apprendre que d’après un antique papyrus, Jésus aurait été marié ! Blasphème, odieux blasphème ! Retenez-moi, ou je m’en vais cramer la pyramide du Louvre !

     Bien que n’ayant pas communiqué au sujet du mariage, ou non, de leur ensuqué gourou,  l’Eglise Catholique Apostolique Romaine du très Saint-Cœur de la main de ma sœur dans la culotte de Joseph, donne néanmoins son avis sur un autre type de mariage, avis dont c’est rien de dire qu’il est crânement tranché. Après les désormais célèbres affabulations de Barbarin lequel, bien que prélat des Gaules c’est dire s’il connait bien le sujet, parlait à propos de mariage gay de « crise de civilisation » et de risque de libéralisation de l’inceste ; après que la mère Boutin, hurlant en son désert, réclama à corps et à cris de chouette un referendum sur la chose, c’est Benoit 16-64 lui-même qui appella les cathos de France à « relever le défi et à défendre la famille traditionnelle. » Qui l’a réveillé, lui ?

     Au reste, Il Papa peut se rendormir : c’est que les forces conservatrices et les tenants de la rancitude savent pouvoir compter sur de solides relais, y compris médiatiques. Exemple, Natacha Polony. Chroniqueuse chez Ruquier, accessoirement salariée d’une téloche de service public, la Zemmour fortement chromosomée en XY se laissa aller l’autre soir à livrer sa vision personnelle du mariage, toute en originalité : « le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme, en vue de se reproduire, c’est comme ça, il se trouve que la nature fait que c’est comme ça. » Eh bien… Exit donc les couples qui ne peuvent ou ne veulent pas avoir d’enfant, les mariages entre retraités, entre, ou avec un handicapé,… Et bonjour l’argument de poids, l’éternel « c’est comme ça »… Pour faire bonne mesure, cette hallucinée — qui par ailleurs cachetonne, on s’en serait douté, au Figaro ainsi qu’à Europe 1— n’assume guère ses propos anthroporétrogrades, et met le tout sur le compte de cette pauvre Nature, laquelle n’a rien demandé. Pour pousser plus loin l’exploration de cette « nature » qui semble la combler, on recommandera à Polony de fouiller plus avant le sujet de la sexualité animale. Elle découvrira comment, en nos jardins comme en nos jungles, les bêtes s’enculent, se sucent, sont pluri-partenaires et régulièrement bisexuelles, comment ça nique en la fratrie, bref, combien il serait urgent, pour les opposants au mariage Gay, de se trouver d’autres arguments que celui de « c’est la Nature. » Parce que la nature, les enfants, n’est qu’une gigantesque partouze aux côtés de laquelle l’union de deux personnes de même sexe passerait pour un repas de communion, un dimanche, à Grès-les-Vesoul.

 

                                                                                               Frédo Ladrisse.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 20:53

 

25.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je? Stains, Evry, Créteil, Saint-Priest, Lyon, Lille, Saint-Denis… Liste non exhaustive des campements Roms démantelés tandis qu’on bronzouillait tête dans le sable, comme des cons. Au total, en quelques semaines, c’est plus de 3000 personnes qui ont été expulsées de France ou jetées à la rue, à grand renfort de bulldozers explosant les cabanes. Pendant Paris-Plage, Paris rase.

     A ce propos, vous avez remarqué ce léger glissement sémantique ? Alors que, sous Sarko, on parlait de « camps de Roms », sous la socialiste présidence il n’est désormais plus question, dans les médias, que de « bidonvilles. » Ce qui, bien entendu, justifie la valse des grues et autres engins de chantier. On ne détruit plus : on  « démantèle. » A quelques jours de la rentrée des crasses c’est autant de gamins, gamines, privés non de gomme et crayon, mais d’école, et de maison.

     Rentrée, tiens: rien à dire. Chaque année l’autruche la ramène sur cette litanie de mômes promis au hachoir des bahuts et autres écoles dites, à juste titre, « primaires », purgatoires ouvrant sur l’enfer d’un soi-disant monde du travail où, en réalité, il n’y a plus ni travail, ni plus beaucoup de monde. Un exemple, pour la route ? À Clichy-sous-Bois, Seine Saint-Denis, ville enclavée s’il en est une, un maire adjoint admet que « beaucoup de lycéens choisissent leurs orientations en fonction des lignes de bus. » De Clichy-sous-Bois, Seine Saint-Denis, sont parties les émeutes de 2005. Avait alors été pointé cette carence de transports, on allait y remédier, promis. 7 ans après les mômes lisent le plan Ratp avant de choisir l’endroit où ils vont aller perdre leur temps.

      Mais les patrons, les profs, les flics et vos parents ne cesseront de vous le rabâcher : il y a des pauvres heureux. Voyez un peu ceux qui ont l’immense privilège de pouvoir se loger dans d’improbables cloaques privés d’eau, d’électricité, cependant loués à des prix tout à fait improbables ! Certes, la vie n’y est guère souriante mais, hein, on ne dort pas dehors !

     Dehors, ça ne brûle pas. Dedans ça a brûlé, une fois de plus, ce week-end à Saint-Denis, deux morts se rajoutant à un bilan morbide de pas moins de trente décès en dix ans pour faute d’incendie, sur cette seule commune. Des morts ? Pour l’administration, des ombres, des sans-papiers, des sans-revenus, des qui se cachaient, des pas vivants puisque des pas dans les fichiers. « On ne peut accepter que des familles vivent dans des conditions aussi périlleuses pour leur vie », a chouiné Cécile Duflot, ministre du logement. Tu peux pas accepter? Bah alors, réquisitionne !

     Oui, mais ce serait prendre le risque de se mettre à dos les proprios, petits et gros, ce qui, en ces temps de chute dans les sondages, est inenvisageable. Au plus bas, le Culbuto, que la France a élu pour juste virer l’Agité. Notez : il n’est jamais monté très haut. Cependant l’opération « moi-même, président, j’ai changé » (ça vous rappelle rien ?) est bel et bien lancée. A la base, 45 minutes sur TF one, dans le plus pur style « ça va chier ». Hollande, à la manœuvre, est revenu sur l’essentiel de ses promesses de campagne, sans trembler du sourcil. Faucultiste en diable, le bonhomme, c’est-à-dire socialiste, le voilà qui présente la douloureuse. De 2012 à 2014, c’est « l’agenda du redressement », entendez la rigueur, avec hausses d’impôts pour tous, mais il vrai que « les ménages les plus modestes seront épargnés. » Reste à savoir ce que, pour ce bourgeois pédonculé, signifie l’expression « ménages les plus modestes ». Ceux qui touchent moins de cinq euros par trimestre ? Le véritable gag restait pourtant à venir, quand Hollande, tout fiérot, affirma qu’ «à partir de 2014, nous ferons tout pour construire une société plus humaine. » D’abord les coups, puis les pansements. Mais depuis quand, je vous le demande, depuis quand entre-t-il dans les attributions du Président de la République de fixer la date de la prochaine révolution? Petit prétentieux, va, qu’on lui donne de la brioche…

     Vous me direz : à chercher quel socialo ne serait pas en train, en ce moment, de perdre ses boulons et ses clous, on perdrait un temps de taré. Loin de moi l’idée selon laquelle l’ivresse du pouvoir leur serait monté à la tête, non non, c’est juste qu’ils ont tous, très nettement, basculé dans la 28e dimension. Un exemple ? Samia Ghali. Sénatrice Ps de Marseille, cette dame a réclamé l’intervention de l’armée pour lutter contre la délinquance dans la cité phocéenne. En rajoutant une couche, elle a ensuite proposé une aide financière pour les citoyens équipant leur habitation d’un système de vidéosurveillance. Filmez votre chien ou vos chiottes, et recevez un chèque du Trésor Public. Elle pas plus belle, la vie, en direct de la Canebière ?

     Moins belle qu’en Belgique il faut croire, royaume où compte bien s’exiler le sieur Bernard Arnault, ci-devant première fortune de France. Rien à voir, bien évidemment, avec les avantages fiscaux liés à la belgitude. Non, si B.A. rêve de s’installer quelque part dans un coin reculé des Flandres, c’est pour le climat. Et les dunes. N’empêche, j’en voudrais longtemps à Arnault, non du fait de son manque de « patriotisme économique » (concept abscons, comme ça s’écrit), mais pour m’avoir fait apprécier, une fois n’est pas coutume, la Une de Libération. Ce « casse-toi, riche con », aurait été digne de figurer à la première page de Siné Mensuel, voir du Monde Libertaire. Mais c’est Libé qui a eu l’idée. Merde alors ! Et ça marche, la preuve : Arnault, le « Belge de circonstance » comme l’appelle Mélenchon, a porté plainte contre Libé. Numéro collector, donc…

     « Alors qu’est-ce que vous dites aux gens, est-ce que vous… Vous savez, les gens se demandent… » Ainsi parlait Dirty Harry, le lamentable Eastwood, lors de la convention républicaine aux States. Ridicule jusqu’à la lie, le gaga se voulait gagman, s’adressant à une chaise vide sur laquelle, dans son esprit cuit, se trouverait assis Obama. « Alors j’ai pensé que, peut-être, comme excuse… vous êtes fou, vous êtes… » Puis, rien. 5000 délégués gênés, et une retransmission en direct live à la télé, bravo Clint, joli soutien !

     De l’autre côté du cerveau, sur la face intelligence, nous croisons Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature, auteure autrichienne détestée dans son pays de naissance du fait de sa propension à soulever les tapis de l’Histoire et à secouer la poussière nazie. Ecoutons ce qu’elle dit des Pussy Riot. « Si ces Pussy Riot devaient être réellement enfermées, alors c’est la Russie toute entière qui s’enferme. Alors, la piste de danse, où qu’elle se trouve, est fermée. Alors, commence une autre danse. » Funèbre.


                                                                                                  Frédo Ladrisse.         

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 18:25

 

pussy-riot-convicted.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? C’est fou comme les étés se suivent et se ressemblent… Me baladant tranquille dans un Saint-Imier noir d’anars (là-dessus, nous reviendrons), j’avisais la Une de Libé : « Roms, le devoir de la France », annonçait-elle en gras. Suivait un blablabla signé Duflot, sans conséquence. Plus intéressant fut, à quelques jours de distance, l’interview de Valls sur France Info, qui lui permit de défendre en ce domaine une politique présentée comme n’ayant « rien à voir avec celle menée par Nicolas Sarkozy ». Ah donc ? Cet été, les bulldozers ont pourtant mené la danse, à Paris, Lyon, Lille et ailleurs, le démantèlement des campements suivi d’expulsions de masse a continué, sur un beau rythme. Et le « problème Rom » d’occuper une large place dans les medias, de gauche comme de droite. Dans Le Parisien c’est « une note qui confirme l’explosion de la délinquance roumaine », agrémentée des éternels témoignages de « riverains excédés » aux abords du campement de Sucy, dans le registre « ils font leurs besoins devant mon établissement, je suis au bord du dépôt de bilan… » Bin ouvre-leurs tes chiottes, ducon! Non non, rien n’a changé, tout, tout a continué, et le tube de cet été-ci fut le même que celui de l’été passé, et de celui d’avant. A cette nuance près qu’en matière de sécurité, Amiens a remplacé Grenoble.

      Là encore, Valls s’est illustré. Dans la défense des forces de l’ordre, cela va de soi, la défense de ces bisounours de flics attaqués, selon lui, « à la chevrotine, au mortier, au cocktail Molotov » Ouais, même que les gamins bombardaient les commissariats aux commandes de leurs Mirage F1. Que deux jeunes se prennent respectivement huit et dix mois de sursis pour avoir allumé un simple feu de poubelle, ne saurait émouvoir le chancre, pardon, chantre de la « fermeté ». Une fermeté bien entendue pensée à sens unique, et qui permet aux hommes en bleu de charger à la lacrymo un cortège funèbre avec femmes enfants et vieillards, tel que ça s’est produit à Amiens. Deux nuits d’émeutes s’ensuivirent. Etonnant, non ?

     Dans un autre registre mais toujours très Vallsien, on avait annoncé au début des vacances et en grande pompe la fin des mises en rétention de mineurs étrangers. Quelques semaines plus tard, un bébé mourait dans un centre, dans les bras de sa mère, faute de soins. Ah oui mais c’était à Mayotte, qu’on nous expliquait doctement, or, l’île n’est pas concernée par la nouvelle mesure. Et pourquoi ? Parce que c’est comme ça. Parce que c’est à Mayotte, proche voisine des Comores, que le ministère des expulsions atteint ses meilleurs scores. Faut bien faire du chiffre hein… Il faut qu’un nourrisson décède en rétention pour qu’on apprenne quelle « exception » frappe l’île. Affligeant.

     Vous me direz : si en France c’est pas terrible, reste que c’est pas mieux ailleurs. Je reconnais là votre sens inné de la géopolitique de combat. Mais il n’est pas faux d’affirmer que parfois, ailleurs, c’est même pire. Voyez, tiens, en Russie, ces pauvres Pussy Riot. Trois membres de ce groupe (désormais mondialement célèbre du fait de sa « prière punk anti-poutine », entonnée dans une cathédrale orthodoxe), viennent de se voir, pour cette raison, condamnés à deux ans de prison, ou, plus exactement, de camp de travail. Motif de la condamnation : « vandalisme motivé par la haine religieuse ». Et lorsqu’on leur a conseillé de poser un recours en grâce auprès de Poutine lui-même, la réponse des jeunes femmes fut nette : « qu’ils aillent au diable avec leur grâce. » N’empêche qu’elles vont en baver, pour une pure provo d’à peine quelques minutes, et que sa race Poutine n’est pas homme à plier devant les suppliques d’un Sting ou d’une Madonna. Le large mouvement de soutien international dont pour l’heure bénéficie les Pussy finira bien par s’épuiser, semble penser le Kremlin, et elles retomberont dans l’oubli de leur sibérienne prison. Le pire étant qu’on ne saurait lui donner à priori tort.

     Un autre pays, tant qu’on y est, où c’est pas terrible non plus ? L’ Afrique du sud, alors. Là-bas, on tire à bout portant sur les mineurs en grève, désarmés. Bilan de la tuerie du 16 août : 34 morts. Maintenant que les funérailles sont passées, le groupe minier Lonmin se dit « plutôt optimiste quant à une reprise rapide du travail. » Optimistes crapules !

     Fort heureusement, il y a la Suisse, Saint-Imier, petit bourg du Jura qui vit débouler courant août près de 3000 participants aux Rencontres Internationales de l’Anarchisme. L’autruche y était, s’est régalée, gavée de débats, de discussions à n’en plus finir, d’échanges fructueux ou non, de concerts torrides ou non (spécial dédicace aux Rural Petzouilles, rock agricole), de lectures, de vaches à grelot et de bière. Un beau moment vraiment, ça parlait japonais, allemand, italien, espagnol, ouzbek, moldave,… Surtout, et contrairement à ce qui se produit lorsque ce genre d’événements se déroulent en France, nous fûmes accueilli par la population locale avec gentillesse et calme, puisqu’en ces terres libertaires l’anarchie n’effraie pas le chaland, fait, comme qui dirait, partie du paysage. Du coup zéro flics, zéro casse et zéro problèmes. Merci aux Imériens-mériennes !


                                                                                                  Frédo Ladrisse.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 18:40

1661028_highres-00000403146004-copie.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Thierry Peugeot serait comme en dépression post-industrialo traumatique, tancé par Hollande lui-même et Montebourg-moi-le-mou, le voilà, l’automobileur, qui se rebelle : « il y a des limites à la critique », chiale le représentant d’une des premières fortunes de France. « Il y a des mots que je n’ai pas aimé, comme mensonge, dissimulation », continue-t-il, sanglotant. Puis, ce fils de chien de sa race de Peugeot d’héritier consanguin, de couiner : « nous avons des valeurs d’humanisme et de respect. »  Respect de l’actionnaire, oui !

     Humanisme, qu’ils disent. Ecoutons la leçon de Manuel Valls-à-mille-temps, ci-devant et par derrière ministre de l’intérieur : « la concentration dans certains campements roms nous obligent à prendre des décisions de démantèlement », dit l’humaniste au petit pied bot. « Je ne dis pas que ça règle le problème », avoue-t-il, j’m’enfoutiste en diable. Déjà, l’expulsion du campement de l’Arbois, dans la région d’Aix-en-Provence, prouve assez la volonté de Valls de perpétuer la politique de son prédécesseur, le néfaste Guéant. D’autres expulsions sont d’hors et déjà programmées, auront lieu, hasard, cet été : à croire qu’une coutume est en train de s’instaurer, en France. Valls, encore lui : « nous sommes face, par exemple en Seine Saint-Denis, à une situation de confrontation entre les populations des quartiers populaires et les populations dites roms. » Où a-t-il vu jouer ça, lui? C’est, proprement, très dégueulasse ce genre de propos ne reposant sur rien, par ailleurs largement démentis par les faits. En Seine Saint-Denis, territoire où la pauvreté scelle de belles solidarités, multitudes d’associations, parfois locales ou de quartier, œuvrent chaque jour à l’entente entre communautés, et « les populations dites roms », n’en déplaise à Valls de Vienne, sont bien entendues les bienvenues !

     Que pense Valls des prisons et autres lieux d’incarcérations ?  Mon petit doigt pervers me dit qu’il doit, à ce sujet comme d’autres, partager les avis d’Hortefeux-de-camp, youkaïdi. N’empêche : la semaine passée eut lieu, derrière les hauts murs, le 43e suicide d’un détenu, rien que pour l’année 2012. Soit un suicide tous les trois jours, soit un taux 10 fois supérieur à celui constaté en milieu libre. C’était notre rubrique : la Pénitentiaire est heureuse de vous accueillir pour vos vacances.

     Vous me direz : pourquoi déprimer alors que c’est les J.O., l’autruche ! La fête, la fraternité, et les médailles en Nutella. C’est aussi 40 000 connards en uniforme mobilisés pour la sécurité, à Londres, dont 17 000 militaires. C’est une ville en état de siège, batteries aériennes trônant sur les toits des immeubles, chasseurs de la R.A.F. en alerte permanente, hélicoptères omniprésents, la City sous contrôle total et de larges artères londoniennes, rebaptisées « voies olympiques », interdites aux badauds. C’est aussi la famille Mittal, fossoyeurs de l’aciérie, de Florange à Glasgow, qui portent la flamme olympique en plein quartier huppé de Londres, ultime pied de nez à une classe ouvrière dévastée par ces milliardaires dont le C.I.O., par ailleurs, ne saurait se passer. C’est la main mise totalitaire des sponsors officiels, de Mac Donald (interdiction totale de consommer d’autres produits que leurs frites à vomir), Heineken (même chose), ou encore la carte Visa. En conclusion : un vrai cauchemar. Et je me souviens de ma joie lorsque Paris s’est fait grillé par Londres, malgré la promesse faite de « suspendre le droit de grève » durant toute la durée des jeux, et malgré la volonté d’un Delanoë de « transformer profondément la capitale ». Finalement, la peste est à Londres. Ce n’est pas tellement mieux.

     Entre autres avantages, l’idéal olympique permet aux Etats et aux autres industries du contrôle de tester, tous les quatre ans, leurs nouveaux matériels. Ainsi, selon un rapport officieux de l’armée américaine, l’occasion est trop belle d’essayer une nouvelle génération de drones, de ceux qui, « d’ici 5 à 10 ans, voleront au-dessus de nos têtes ». Ils devraient être environ 30 000… Souci de taille, cependant : des chercheurs universitaires, équipé d’un matériel de base ayant coûté moins de mille dollars, sont parvenus à prendre le contrôle d’un de ces drones. Conclusion : « chacun d’eux pourrait se transformer en missile utilisé contre nous. » Les mêmes chercheurs assurent qu’au vu des développements de l’informatique embarquée, et selon le principe qui veut que « tout ce qui est connecté peut être hacké », il ne sera bientôt plus nécessaire d’entrer dans le cockpit pour détourner un avion de ligne. Bon voyage dans le futur…

     Mais d’aucuns n’ont pas besoin d’attendre les olympiades pour biznesser à mort, c’est le cas de le dire, et vendre leurs technologies de contrôle des populations. Ainsi Qosmos. Cette société bien française, contrairement à ce que semble indiquer son nom, n’a pas la tête dans les nuages mais les pieds bien sur terre : cela fait des années qu’elle vend à Bachar-el-Hassad du matos de surveillance électronique, sans se soucier de ses utilisations ultérieures. Que l’usage de leurs gadgets ait conduit à l’arrestation, puis à la torture et, éventuellement à la mort de centaines d’opposants ne semble guère troubler les maîtres de Qosmos. Merde alors, faut bien vivre !

     C’est, à coups sûrs, ce que se disent également les patrons des entreprises publiques, dont les salaires viennent d’être plafonnés à 450 000 euros annuels. Soit 37 500 euros mensuels. Soit 9375 euros par semaine. Soit 1900 euros par jour. Comment tu t’en sors, avec ça ?


                                                                                                     Frédo Ladrisse.

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