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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 19:41
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 19:43

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Le prince en son palais, ironise : « je ne peux tout de même pas nommer que des gens de gauche! » Aussi, au mépris évident du droit le plus élémentaire, le courtisan François Pérol va donc présider la seconde banque française. Sarko, après avoir beugué grave en essayant de nous faire croire que la fumeuse commission de déontologie n’avait rien contre cette nouvelle magouille, Sarko donc, a trouvé en son président, Fouquet le bien nommé, un soutien tout aussi précieux que curieusement formulé: « Nicolas Sarkozy n’a pas tout compris à ma lettre. » D’ailleurs, « je vois que personne n’y a rien compris. » Quoi Fouquet, t’écris en Moldave ? « Là-dessus, le Président de la République fait ce lapsus, que je comprend très bien. » Ça lèche, ça lèche, les élyséennes talonnettes n’ont jamais tant brillées. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des sarkozystan, d’autant que, selon Fouquet, encore lui, « il n’y a absolument jamais eu aucun avis défavorable de la commission. » Et pour cause : elle n’a tout simplement pas été consultée.

 

     Au bal des faux-culs, Fouquet est donc bien placé. Pourtant la concurrence est rude. Sur le net cette semaine on a pu lire de larges extraits des rapports Kouchner, destinés à Omar Bongo. Au chevet du système de santé gabonais, le brave docteur conseille d’ «en finir une bonne fois pour toute avec le dogme de la gratuité des soins », étant bien entendu qu’« il ne nous parait plus possible qu’un nombre important de citoyens s’en remettent à la générosité du Président  [O. Bongo] pour se faire soigner. » Ça lèche, ça lèche… Rappelons au passage que Bongo, indéboulonnable figure de la françafrique historique, dirige le Gabon depuis 1967. Que sa fortune est immense. Que ses opposants croupissent en tôle, que la population crève la dalle. Autant dire que le mot de « générosité », à son endroit, s’impose. « J’ai toujours été du côté des victimes ! », râle Kouchner à l’Assemblée. Collabo patenté des dictateurs africains, affairiste véreux, planche pourrie de l’humanitaire de salon, le french doc’ se révèle par ailleurs atteint de mythomanie aggravée. Tout ça donne fortement envie de tirer sur l’ambulance.

 

     Pendant ce temps, en Guadeloupe, ça tangue entre fin de grève et retour aux barrages. A l’heure où nous mettons sous presse, comme disent les bouffons, la sortie de crise reste incertaine, comme disent les guignols. La faute aux représentants du Medef, lesquels ont refusé de signer l’accord minimal, et mettent la pression. « Nous sommes au maximum de ce que nous pouvons faire, compte tenu de la réalité », affirme leur chefaillon, Angèle. Ah, la réalité… Vue par le patronat, elle vous a toujours des allures de soupe à la grimace. Angèle en profite au passage pour dénoncer « un certain racisme anti blanc. » A croire que, pour l’hôpital, l’occasion est trop belle de se foutre de la charité. Il se plaint par ailleurs d’une « tentative d’agression physique » sur sa personne, dont se serait rendu coupable Elie Domota, le leader du Lkp. Bin voyons ! A l’intention de celles et ceux qui voudraient se faire une idée de la retenue dont savent faire preuve les membres du Medef Guadeloupe, on relèvera ce commentaire, à l’adresse de Ségolène Royal, de passage à Pointe-à-Pitre : « si elle a rien à dire, qu’elle se casse ! »

 

     Royal ne s’est d’ailleurs pas fait prier, s’est « cassée » en vacances avec son amoureux, ce que la France entière ne saurait ignorer, grâce au fameux journal d’investigation Paris Match. Revoilà la dame en Une, et qui feint de s’en offusquer : « chaque fois que je fais un pas, je suis pourchassée, harcelée. » Un soupçon de sincérité lui aurait permis d’ajouter « et en plus, j’adore ça ». Mais non. Elle chouine, en mode geignarde. « Ça ne serait pas dommage (sic!) si on me laissait un peu tranquille. » Tout ça sonne aussi faux que le yukulélé de ma voisine, qu’elle sait pas accorder.

 

     Ça chouine aussi à l’Est, depuis que le rapport Balladur (je le croyais mort, moi, le grand Ballamouchi) a proposé, entre autre, la fusion administrative de l’Alsace et de la Lorraine. J.P. Masseret, président du conseil général de la quiche, fulmine, éructe, vitupère. Selon lui ce rapport serait un « enfumage général », « scandaleusement bête. » Le gars, comme tant d’autres élus, flippe de perdre son job. Faut dire que la place est bonne. Mais, ne rechignant jamais à apporter sa pierre à l’édifice de la Réforme, l’autruche livre la solution au douloureux dilemme: on réunit les deux et on refile le tout aux boches. Alsace, Lorraine, on s’en tamponne, de toute façon là-bas y’a que des cigognes et des skinheads.

 

                                                                                              Frédo Ladrisse.

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs, et que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

On a appris que le flic qui a sorti son arme en pleine rue et s’est fait dessoudé bêtement à La Courneuve était :

  • Le fils de Sarkozy
  • Le père de la fille de Rachida Dati
  • Bourré


 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 18:39

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Sarko, qui enchaîne les téléshows comme un éléphant de cirque cumule les tours de piste, ce qui a pour principal effet de le voir se vautrer gravement dans les sondages. Et la dégringorigolade ne peut que s’accentuer, puisque après les banques, les patrons, l’Europe, Gaza, l’Irak et autre Bétancourt, Sarkoléon promet maintenant de s’occuper de nous  (que Saint-Bakounine nous préserve de l’élyséenne tornade aussi zélée que destructrice !) « Mon devoir est de soutenir les classes moyennes », prévient  l’histrion zébulé blindé de métamphétamine. Rmistes, travailleurs pauvres, Sdf,… peuvent dormir du sommeil du brave, il va leur foutre une paix royale. D’autant que, selon lui, « il faut continuer, partout, à revaloriser le travail, qui est la clef de tout. » Souci : du boulot, y’en a plus, la clef, mais quelle clef ? On a paumé le trousseau ! Peu importe, pour Son Altesse : « au milieu des difficultés, je vous propose le seul chemin qui vaille, celui de l’effort. »  Une déclaration qui vous a un petit accent churchillien tout à fait ridicule, non ? Donc, rien de nouveau sous le soleil du sarkozystan, c’est : au taf, bande de faignasses ! Et de jeter sur la table deux petits milliards et demi, princière aumône faites aux « ménages », à peu près seuls concernés, étant bien entendu que pour les néo pétainistes le célibat est le pire des crimes. Deux milliards et demi. Qu’il est judicieux de comparer aux huit milliards de cadeau en direction des entreprises (suppression de la taxe professionnelle), et aux vingt milliards, au bas mot, qu’ont pour l’instant palpées les banques. Mais, en réponse à ça, Santini, l’Ump au cigare sextoy, marmonne « c’est amusant, ce calcul, où on mélange les choux et les carottes. » Carotte toi-même !


      Malgré cette pluie de biffetons, la mère Parisot est toujours pas contente. Elle est sortie du « sommet social » (vaste blague) avec la bave aux lèvres, et c’est sur un ton excédé qu’elle a balancé dans le micro «j’ai REPETE, EXPLIQUE, que sauver des emplois aujourd’hui c’est d’ABORD préserver les entreprises. » Mais ces cons d’ouvriers, ça veut rien piger, pfff… Elle en remet néanmoins une louche : « les entreprises françaises n’ont pas à rougir des salaires qu’elles versent. » Il est vrai que le dernier qui a vu « rougir » une entreprise doit plus être très jeune aujourd’hui.

Thibault, de la Cégète a, lui, dans son intervention, privilégié l’aspect informatif : « y’a eu de la tension, y’a eu du sport. » Ah. Bin dis donc. Quant à Brice Hortefeux, désormais ministre des affaires sociales, il métaphorisait comme on expulse, à tour de bras : « les syndicats, on aurait décroché la lune qu’ils nous auraient demandé ce qu’on fait avec le soleil. » Ton soleil est pâle, Brice, tout ça sent l’éclipse, Brice.


      Pendant ce temps, la Guadeloupe poursuit la grève, et on ne sait toujours pas qui a tué le syndicaliste. Certains, au LKP, doutent de la version officielle, réclament une enquête indépendante. En vain. Sans verser dans la parano, il est tout de même permis d’imaginer que, dans l’hypothèse où le gars aurait été flingué par, au hasard, un gendarme mobile, le mystérieux « tireur » posté à un barrage et qu’on retrouvera jamais tombe plutôt bien, non ? Supputations gratuites? A voir… Jégo, lui aussi, doute, mais de lui-même. « Est-ce qu’il faut garder un secrétariat à l’outre-mer ? » Vu l’efficacité du machin en question, on devrait pouvoir s’en passer. De son côté, Parisot (encore elle !), se la joue Père blanc : « je veux dire aux Antillais que la métropole les aime ! » C’est beau, on dirait du veau… Mais la Guadeloupe c’est pas le pays des Bisounours, aussi tu ferais mieux de remballer ton « amour », Laurence, et de sortir le chéquier. De l’autre côté du manche, Besancenot se paie un aller-retour à Point-à-Pitre, pèlerinage obligé. Il vient « apporter du soutien à ceux qui ont morflé, un petit peu. » Morflé ? Oh, à peine … Bref, avec cette mentalité, mon facteur chez les békés ne risque guère de faire un carton au box-office local.


     Un qui cartonne par contre, mais dans le registre bling bling, c’est Jacques Séguéla. Ce tenancier de bordel, socialiste sous Mitterrand, sarkozyste sous Sarkozy, s’étonnait il y a peu qu’on reproche à l’idole des vieux de porter une Rollex. « Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rollex… Mais enfin !, si à 50 ans on a pas de Rollex, on a raté sa vie ! » Le pire étant qu’évidemment, horresco referens !, le bonhomme parle sérieusement. Décidemment il y a des balles dans le genou qui se perdent.

     Frédo Ladrisse.

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :


Qui a dit : « Ah bon, les prix ont baissé ? Ceux des écrans plasma alors, mais on en mange pas tous les jours. » 


  •        Hélène Séguara ?

  •     Michel-Edouard Leclerc ?

  •        Mon pote Mike, lead vocal dans un groupe de hardcore glamour, qui,   pendant les concerts, mange des poneys vivants sur scène ?

 

 


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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 11:46

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? « Je veux préserver ma race », affirme tranquillement le béké Huygues-Despointes. Il a en effet remarqué que, dans les familles métissées, « les enfants naissent de couleur différentes, il n’y a pas d’harmonie. » Ce personnage, descendant des colons blancs, est de la caste de ceux qui tiennent les leviers de l’économie aux Antilles. Et tiennent l’Etat par les couilles : jusqu’à tout récemment le préfet Ange Mancini, qui dirige les négociations, était logé devinez par qui ? Par la famille Despointes, celle du gros con raciste.Où l’on voit qu’aux Antilles le malaise n’est pas que « sociétal », comme l’affirme pourtant Jégo (incapable, par la suite, d’expliciter ce terme.) Jégo, ah, Jégo… Ses allers, ses retours, toute une agitation soulignant la panique qui gagne le pouvoir. Il se barre en catimini au milieu des négociations? “Il n’y a pas de quoi s’affoler”, commente le bouffon. Et puis, il « considère comme un honneur » l’émoi provoqué par son départ. De l’honneur, Jégo semble surtout connaître le doigt du même nom. Mais pourquoi serait-il resté en Guadeloupe, puisque tout y est réglé, ou presque : « reste une seule question, celle des salaires. » Du très secondaire, quoi, de l’anecdotique. Jego sera autrement plus utile à Paris, où il va recevoir les représentants des békés. Sale race ! 


      Reste que le conflit fait tache d’huile, après la Martinique, la Réunion s’y met, et ça fouette sous les bras des ministres concernés comme de leurs affidés. Ainsi, François Goulard, député Ump, sue grassement des aisselles : « que se passera-t-il devant une agitation sociale persistante, que personne ne souhaite ? » Personne ? Hum hum… Règle ton sonotone, garçon ! On notera cependant que la frousse est, devant cette « agitation », la chose la mieux partagée entre la droite et la gauche. « Je crains une propagation des évènements qui agitent les Antilles », bredouille Martine Aubry. Agitation, agités,… Récurrence d’un vocabulaire qui ne doit rien au hasard, tant le parti de l’ordre et du tous-à-la-niche porte aussi bien le rose que le bleu. Et la Martine d’ajouter : « il faut tout faire pour que cela n’arrive pas. » Puisqu’on  vous dit qu’ils fouettent…


     Le maître du château, qu’en pense-t-il ? Il vient d’annoncer en grande pompe la « création d’un conseil interministériel de l’outre-mer », nouveau machin, ça ne coûte rien. C’est pour quand ? « Dans les tout prochains mois. » En voilà un qui sait ne pas confondre vitesse et précipitation, tant il semble être urgent pour lui de ne point se hâter. Il n’en lâche pas moins, au détour d’un discours, qu’il « souhaite une meilleure répartition des richesses » (aux Antilles, hein, ne rêvez pas, Rmistes de métropole !), formule qu’il lui coûte de prononcer, mais qui n’engage à rien, puisque souhaiter n’est pas vouloir.


     D’une manière ou d’une autre, Sarko n’est pas près de pardonner aux Antillais de lui avoir gâté son plan com’, lors de sa visite flash en Irak. Ça partait d’un bon sentiment, celui qu’anime les portefeuilles : « Il y a tout à reconstruire en Irak, absolument tout ! » Aussi embarqua-t-il dans ses bagages Kouchner, businessman bien connu pour savoir placer ses billes dans tous les après-guerres du globe. Mais rien n’y fit, l’attention se portait alors sur la Guadeloupe, et les Français sont des ingrats, qui ne s’intéressent guère aux superbénéfices que ne manqueront pas de faire, dans ce pays dévasté, les Bouygues, les Lagardère, et autres amis du président.


     Lequel président, selon madame son épouse, s’adonnerait depuis peu à la musique classique. Je plaisante : Sarkozy est devant une partition comme une poule devant un mégot. Cependant, la Carla Bruni, à qui l’on demandait si elle avait personnellement une once d’ambition politique, largua cette métaphore : « ce n’est pas parce qu’on a épousé un violoniste qu’on peut jouer dans l’orchestre. » Magnifique, quelle poétesse ! On relèvera au passage qu’elle ne voit en son « amoureux » qu’un vulgaire gratteur de cordes, et non le chef à la baguette. L’a dû piquer une grosse colère, en lisant ça, le n’amoureux.


     Tandis que le présidentiel couple jouait du pipeau en duo, Eric Besson, lui, relisait le petit manuel du parfait expulseur, signé Philippe Pétain. « Si vous dénoncez vos bourreaux, vous aurez des papiers. » Clandestins, plus d’hésitation : dénoncez vos patrons, dénoncez les préfets, dénoncez les flics du métro, par la même occasion dénoncez Eric Besson. Dans votre liste, vous veillerez à glisser le nom de Frédéric Lefèbvre, porte-parole du gouvernement, qui affirma la semaine dernière que « la dénonciation est un devoir républicain. » Encore un qu’on est bien content de n’avoir pas eu comme voisin en 1943.                                                                        

 

                                                                                      Frédo Ladrisse.

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs, et que si tu y réponds, tu gagnes une plume, ou presque :

 

Lequel de ces deux détenus sera libéré cette semaine, sur grâce présidentielle :


  • le préfet Marchiani ?
  • Julien Coupat ?



 




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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 11:20

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Cris d’effroi, râles, bruits de bouche, quelle semaine les amis ! Entre la désormais célèbre affaire Kouchner (depuis le temps que l’autruche dit ici tout le mal qu’elle pense de lui, la voilà pour le coup, satisfaite et repue), le télésketche sarkozien dans le plus pur style « le marchand de sable est passé », les délires de la Royal et les insultes de Parisot à l’égard des grévistes, on éternue plus là, on éructe. Allez les clowns, en piste !

 

     Kouchner, donc. Sous le masque en papier mâché du french doc’ perce enfin le sourire carnassier de l’homme d’affaire véreux, salarié de l’aimable Bongo, dictateur de son état. Le ministre des affaires étranges se défend comme il peut : « a aucun moment je n’ai fait de mélange des genres. » Si c’était le cas, ça se saurait. Bin justement, maintenant ça se sait. Sa défense cependant, se fit en deux temps. D’abord nier tout en bloc, « ces mensonges vont disparaître », puis, devant le peu de réussite de cette stratégie, avouer, à mots couverts, mais tout en mouillant les copains : « si vous vous mettez en quête de tous les ministres qui ont fait des affaires conseils, vous avez du boulot ! » Tous voyous ? Des noms, des noms ! Est-ce la peur de se faire balancer qui pousse ses potes de droite à chanter ses louanges ? Toujours est-il que, pour Fillon, Kouchner est « un honnête homme », et que même Sarko s’y met : « Je ne suis pas homme à lâcher un homme (sic), parce qu’il y a un livre, UN livre… » Un livre, autant dire, rien, un livre, vous savez, ce petit objet ridicule pas high tech pour deux sous, et qui prend la poussière sur les élyséennes étagères de l’Inculte.

 

     Lequel inculte faisait donc son show, l’autre soir à la téloche (la télé, ça c’est du sérieux, c’est pas comme un livre !) Et ça commençait fort : « on m’a fait beaucoup de reproches dans ma vie politique, mais jamais de mentir. » Oh, le menteur ! Doit pas souvent lire l’autruche, lui…  Laquelle autruche a donc perdu 95 minutes à l’écouter bien studieusement. Or, il n’avait vraiment, mais vraiment rien à dire. Concédons lui ceci que l’essentiel de son effort cérébral mensuel, il l’avait fourni à quelques jours de là, en produisant cette chose étrange : « c’est en suivant son cours, qui le conduit à la mer, que le fleuve est fidèle à sa source, non pas en remontant à sa source. » Il a passé le week-end avec Raffarin, ou quoi ?

 

     C’est à se demander si, dans les arcanes du pouvoir, ne tourneraient pas en ce moment quelques produits illicites : dans le registre delirium tremens, Ségo se pose là elle aussi, qui vient de sortir un livre (un livre, vous savez, ce petit objet,… etc.). On y apprend, par exemple, que les électeurs se sont trompés : « j’aurai dû être élue, à environ 54 % ». Rien que ça. Mais alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Ses ennuis seraient venus d’un manque de phynances, ce qu’on peine à croire. « Moi je combattais avec une fourchette, et eux avec un bazooka. » La fourchette : voilà pourquoi elle s’est plantée, hi hi ! Plus loin dans le bouquin on apprend que, selon Ségo, « personne ne peut vivre sans spiritualité. » Ce qui ravira les athées et autres mécréants. Mais le summum du délire mystique est atteint lors d’un passage haut en couleur, et de bonne tenue politique. Coupant la parole à la journaliste réalisant ces entretiens, Ségo pointe son doigt vers la fenêtre : « oh ! Regardez ! Une pie ! » Son interlocutrice s’inquiète : « vous avez peur des pies ? » « Non », répond la sainte-nitouche, « mais elles attaquent les écureuils »Et me voilà contraint cette fois encore de préciser : non, je n’invente rien, d’ailleurs tout est dans le bouquin. Son titre ? « Femme debout ». Lève-toi faignasse, t’as vu l’heure ?

 

     La femme « de boue » de la semaine, comme souvent c’est Parisot. Revenant sur la journée d’action du 29 janvier, elle déverse son fiel : « je suis consternée quand je vois une photo des manifestations à la Une du Wall street journal. » Ça ferait mauvais genre, en somme, et ça déprimerait les traders qui, du coup, se mettraient à faire n’importe quoi. Un peu gros ? Bin elle en rajoute : « il y a dans la journée du 29 janvier quelque chose de pervers. » 2 millions et demi de vicelards, et moi et moi et moi…

 

                                                                                                Frédo Ladrisse.

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs, et que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

Pourquoi les méchantes pies attaquent les écureuils, et pas Laurence Parisot ?     

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 18:48

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Plus de deux millions de manifestants dans les rues le jeudi 29, et Éric Woerth, ministre du budget, en donneur de leçon : « en temps de crise, ce n’est pas la meilleure manière de répondre aux problèmes de la France. » On devrait donc ne faire grève que lorsque tout va bien. Sûr qu’on défilerait moins ! Mais « il y a d’autres moyens pour se faire entendre, on ferait mieux de se serrer les coudes. » On se les serre, dans les cortèges, plus que jamais Monsieur le Sinistre. Dix minutes plus tard, il en remet une couche : « Il faut se serrer les coudes ! ». A ce niveau ce n’est plus de la rengaine, c’est du psittacisme de combat. De son côté Daniel Sanchez, de la CGT, fait dans la métaphore bucolique : « le gouvernement peut toujours essayer de se cacher dans la forêt. » Promenons-nous dans les bois ? Ah oui, mais gare, le loup y est…

 

     Le loup, c’était son anniversaire, cette semaine. Les rigolos de Canal+ ont tenté de convaincre certaines personnalités, acteurs, chanteurs…, de le lui souhaiter face à la caméra. Tandis que Gilbert Montagné en fayot qui s’assume entonnait « bon anniversaire, Nicolas », Béatrice Dalle optait pour un style plus direct : « Sarkozy nique ta mère ! » Et dire qu’elle ne dort pas en prison, ou du moins pas encore ! Rama Yade, à qui on demandait pareillement de fêter son mentor, se contenta d’indiquer « je préférerais répondre à une autre question. »Terminé le grand amour, j’en connais une qui est plus proche de la porte que de l’augmentation.

 

     Mais deux « représentants des minorités », comme ils disent, virés à quelques jours de distance, cela aurait fait désordre. Sarko s’est donc contenté, pour l’instant, de remercier Dati. Un drame, nous informe Voici, qui rapporte qu’elle aurait même pleuré devant le président. Un signe de faiblesse qui, entre nous soit dit, n’a dû lui inspirer que mépris. « Si je comprend bien, je n’ai pas le choix », aurait soupiré Rachida entre deux reniflements. Face au loup, on a rarement le choix, elle aura fini par le comprendre. Elle aura mis le temps.

 

     Quoi, qu’entends-je ? Il y en aurait parmi vous que la grossièreté de B. Dalle incommoderait des deux oreilles ? Écoutez donc Bachelot, Ministre de la République, s’exprimer avec retenue à propos de Martine Aubry : « je lui souhaite de tout cœur de se casser la gueule. » Comme c’est joliment dit…

 

     Et tandis que tout ce beau monde s’insulte et se méprise, la Guadeloupe caracole vers sa troisième semaine de grève générale. Il faut que les stations service ferment pour qu’on commence un peu à s’y intéresser. Il me semble pourtant qu’en la matière, la Guadeloupe montre la voie, non ? Mais dans les cortèges jeudi, pas une banderole, pas une pancarte de soutien aux travailleurs guadeloupéens. Belle solidarité !

 
     Dans les cortèges, jeudi, il y avait, par contre, des socialistes. C’est ce qu’on dit. Possible, mais alors ils étaient sacrément discrets. Royal, elle, n’y était pas, elle est en vacances au Brésil, pardon... Elle assiste au forum social mondial de Belém, « parce que je veux être là où ça se passe. » La pauvresse s’est encore gourée d’adresse. Ça lui aura tout de même permis de danser la lambada avec Dominique de Villepin, lui aussi en villégiature au Club Med local.

 

     On rigole on rigole, en attendant Julien Coupat n’est toujours pas sorti de prison. La manifestation de soutien, samedi à Paris, malgré les beaux efforts entrepris par les forces de l’ordre, n’a pas dégénéré. Dommage pour Alliot-Marie, qui tenait tout près le communiqué dénonçant les violences de la mouvance anarcho- je sais plus trop quoi. Une prochaine fois, MAM ? On retiendra, pour finir, ces deux mots entendus dans la bouche d’un gendarme mobile, auquel une dame demandait l’objet de la manifestation et donc, de sa présence, à lui : « aucune idée. » Toute la pensée flicaillienne s’en trouve, pour le coup, résumée.  

 

 

                                                                                                    Frédo Ladrisse.

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et que si tu y réponds, tu gagnes une plume, ou presque :

 

Dans la rubrique « j’apprends en m’amusant » : au Sarkozystan, le psittacisme est fort répandu. Mais qu’est-ce que le psittacisme ?

J’attends vos réponses, dico interdit, vous avez quinze secondes… 

                                                             

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 12:11


Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? En début de semaine, pas grand’chose, oreilles bouchées et paupières closes pour éviter d’être pollué par la grand’messe obamanienne. Mais je me suis rattrapé, et, une fois passée la médiatique tempête, lu avec attention le discours d’investiture. D’aucuns l’ont trouvé décevant. Ces « d’aucuns »-là devraient cesser de croire que l’Amérique et le père Noël, c’est pareil.Extraits.  « Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. » Ça part bien, on dirait du Bush… « Nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant. » Le changement, hein, mais surtout la continuité. Enfin, une annonce, qui laisse songeur : « nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos voitures et tourner nos usines. » Curieuse mégalomanie, qui s’achève en un bien maussade projet : rouler, bosser, re-rouler, rebosser.

 

     Ces délires de « domptage » n’empêchent visiblement pas notre petit personnel politique local de se réclamer d’Obama, mieux, de s’arroger une part non négligeable de sa victoire. Ainsi Ségolène Royal affirma-t-elle sans plaisanter « oui, j’ai inspiré Obama, et ses équipes nous ont copiés. » Devant la déferlante de sarcasmes que provoqua cette déclaration, elle tenta de se rattraper, précisant qu’il s’agissait « d’un trait d’humour mal compris. » On a déjà relevé, dans ce blog, la spécificité de l’humour royalien. Il ne fait rire qu’elle, et encore, pas toujours. Cependant, dans le registre clown triste, Ségo a de la concurrence. En décembre 2008, durant l’élection d’Obama, Estrosi, Ump, avait analysé le résultat comme suit : « l’impulsion que Nicolas Sarkozy a donnée aura sans doute pesé sur le comportement des Américains. »  Oui, c’est évident... Parait même que son discours de la Ferté-Bernard sur l’avenir de la charcuterie a fortement impressionné, là-bas. Quoi qu’il en soit, on attend avec impatience que Gérard Schivardi s’exprime quant au rôle majeur qu’il n’a pas manqué de jouer dans l’élection américaine.

 

     Vous me direz oui, mais Bush dans tout ça, alors, il devient quoi ? Bande de petits curieux… Bush, aux dernières nouvelles, il est retourné traire ses veaux. «Rien ne vaut le Texas au coucher du soleil. » Voilà, c’était aussi simple que ça. Pour avoir la paix en Irak, suffisait de lui refiler le Texas, qu’il aille y faire joujou. 

 

     Mais la paix, comme on sait, n’est pas pour demain, ni en Irak ni ailleurs. Maintenant que les bombardiers se sont (temporairement)  tus au-dessus de Gaza, quelques utopistes droitdelhommistes (comme on dit à PyongYang et dans les jardins de l’Elysée) se sont mis en tête d’inculper certains militaires de crimes de guerre. Les fous. « Israël est en paix avec lui-même », a rétorqué Tsipi Livni, ministre des affaires étrangères. Avec lui-même, oui, peut-être. Puis Ehud Barak, ministre de la défense, en a remis une couche : « l’armée israélienne est une armée morale et éthique. » Et à ceux qui verraient, dans le rapprochement des termes « armée » et « éthique » comme une contradiction, on répondra que maintenant ça suffit, l’antisémitisme ! Néanmoins, le ministre a prévenu qu’une pléthore d’avocats payée par l’Etat se tenait prête à assurer la défense des soldats. Ce qui, pour une armée « morale », qui n’aurait rien à se reprocher, semble pour le moins prématuré.

 

     Mais le grand sujet d’inquiétude, cette semaine en France, la véritable actualité, ce n’était ni Tsahal et ses exactions, ni même Bush et ses dindons. C’était Sumo, et Bernadette. Grâce à la presse de haut niveau qui règne sur nos kiosques, on sait tous quelle « journée terrible » a vécu dame Chirac, quand Sumo, leur clébard, a mordu le Président.  C’est ingrat, un bichon maltais. On savait que Chirac se morfondait, et passait le plus clair de son temps à balader son clebs. Belle reconnaissance! Mais Sumo en a peut-être eu marre de passer ses journées à la buvette de l’Assemblée… Bernadette, cependant, ne manque pas de répondant face à l’adversité. J’en veux pour preuve cet aveu, bouleversant de sincérité : « je me rend en Corrèze en train, et je reviens de Corrèze en train. C’est long, mais j’en suis très fière. » On le serait à moins.

 

            Frédo Ladrisse     

 

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et que si tu y réponds t’as gagné une plume, ou presque :  

 

Selon un récent sondage, 69% des Français seraient pour la grève de jeudi. Sachant que le train de 8h 21 roule à 62 km/h, quelle sera, selon vous, la part de ces 69% présente dans la rue ce jeudi ? J’attends vos estimations, accompagnées de vos algorithmes !

           

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 09:52


Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? J’entends G.W. Bush, l’homme dont on n’oubliera pas qu’en français son nom signifie George Buisson, je l’entends prononcer son discours d’adieu, dans l’indifférence générale. « Je n’ai pas vendu mon âme au diable pour être populaire », s’enorgueillit Buisson, un tantinet chafouin. Puis : « quand je rentrerai chez moi, que je regarderai dans la glace, je serai fier de ce que je verrai. » On le serait à moins, le monde va tellement mieux depuis toi. Reste à savoir comment se traduit Obama en Français. Oh bah moi… Le couronnement est pour demain, les ennuis pour le jour d’après. Mais tout ce que les banlieues de par chez nous abritent d’individus issus de la traite des Noirs ne manquera pas d’être fier, un jour.


     Fier un jour, fier toujours : telle semble être la devise du François Fillon de base. Le ridicule ne tuant plus (autrement Matignon serait vide depuis longtemps), il s’autorise, sans barguigner, à dénoncer je ne sais quelle surmédiatisation dont il serait victime, et avec lui sa seigneurie Sarkozy de Nagy-Bocsa. « Nous ne sommes pas des vedettes. Nous ne sommes pas des stars. » Jusque-là, on est bien d’accord. N’est pas Didier Wampas qui veut. Mais le margoulin ajoute : « nous sommes des Français comme les autres. » Et là, j’ai comme un doute.


     Certes le Français « comme les autres » a fait comme son Maréchal, de la dénonciation de l’action syndicale un quasi sport national. Mais irait-il, comme Sarko, jusqu’à se rendre à Vesoul (Vesoul!) pour vilipender « une organisation syndicale irresponsable, qui bafoue l’intérêt des usagers en fermant la deuxième gare de France » ? Uno, quand on est un peu cultivé, on ne dit pas « deuxième », mais « seconde ». Secundo depuis quand appelle-t-on « usagers » ceux qu’on nous a appris depuis vingt ans à traiter comme des clients  ? Tertio, ce n’est pas Sud Rail qui a décidé de fermer Saint-Lazare, mais bien la direction de la Sncf. Tout le monde le sait sauf Sarko. N’empêche, ça va mieux en le répétant.


     Le même jour, on remaniait. Petit jeu déprimant et dont tout le monde se fiche, qui a vu cependant le recordman des expulsions transféré illico au ministère des affaires sociales. Ça promet. D’autant qu’on lui colla aux fesses Fadela Amara, qui « est une compatriote; comme ce n‘est pas forcément évident, je le précise », balança Hortefeux devant une grappe de journaleux. C’est d’une élégance rare… Mais si on a plus le droit d’être raciste en France, autant se remettre à voter Front National, hein Brice ?


     Le même jour, Christine Boutin (enfin débarrassée de celle qui lui montait sur le bout des espadrilles) tenait à préciser : « si j‘ai sablé le champagne avec mes collaborateurs, ce n’était pas pour dire que Fadela s‘en allait. » Bin non, évidemment. Plus ces gens-là répètent ce qu’ils ne veulent pas dire, et plus on entend bien ce qu’ils taisent.


     Le même jour, à gauche, on avait toujours pas de pétrole, on avait toujours pas d’idées, mais on creusait sévère. Quoi donc ? Mais la tombe de Julien Dray ! « Je m’expliquerai bientôt sur mes dépenses faramineuses », confiait Juju-la-flambe. On en salive d’avance. Pendant ce temps, Martine Aubry s’endormait derrière son bureau, son coude glissait et elle s’enfonçait la pointe d’un Bic dans l’œil (je vous jure que je n’invente rien). Heureusement Jean-Marie Messier (le retour) sortait, le même jour, un bouquin, où qu’y dit tout comment qu’on aurait dû faire pour éviter la crise mondiale. Le mafioso se la pétait, ce matin-là, sur France Inter. Appel d’un auditeur : « vous faites dans la pornographie maintenant, dès le matin ? » Et le journaliste de s’étrangler, de s’insurger, de s’ébaubir : « Monsieur, monsieur… quelle est votre définition de la pornographie ? » C’est pourtant bien simple: Messier est une pute et France Inter est son souteneur.


     Le même jour on apprenait que, dans la nuit, la bande de Gaza avait été victime de quarante raids aériens. Quarante. En une nuit. Auparavant, le bourreau avait pris soin de bombarder plusieurs hôpitaux, ainsi que de détruire des entrepôts de l’Onu, lesquels contenaient des dizaines de tonnes d’aide humanitaire. Sûrement que sous les paquets de pansements se planquaient les cousins du fils du voisin de l’oncle d’un dangereux militant du Hamas. Guerre au terrorisme, on a dit.


                                                                                                                           Frédo Ladrisse


Attention nouvelle session !, la question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et que si tu y réponds t’as gagné une plume, ou presque :


Que ne fera pas Obama, qu’on croyait qu’il ferait ?


J’attends vos réponses, les aminches.

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:12

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Les cris des enfants de Gaza, victime de la campagne de bombardement que l’on sait. Mais « Israël ne doit pas courir au suicide simplement au nom des bons sentiments », explique Serge Bernheim, nouveau grand rabbin de France. Au nom de la résistance à ces « bons sentiments » les militaires se permettent tout, et les chars entrent en branle. Tsahal distribue des tracts en arabe, où il est écrit : « pour votre sécurité et celle de votre famille, il vous est demandé de ne pas vous approcher des terroristes. » Elle est bien bonne. Ils font comment les gens ? Ils partent en vacances au Brésil en attendant que ça se calme ?


     Dans cette guerre compliquée, où tout jugement tranché s’avère nécessairement incomplet, une personnalité se détache, qui sait, elle, ce qu’il faut penser. En effet, pour Rama Yade, « le Hamas est responsable de ce qui se passe à Gaza. » Et d’ajouter, d’un coup de menton : « même si Israël n’est pas tout à fait innocent. » C’est ce qu’on appelle savoir prendre des précautions. Tout autant précautionneux, Obama garde, pour l’instant, le silence. Il ne veut rien dire de cette guerre parce que « ce ne serait pas prudent pour le peuple américain. » Voilà une mandature placée sous les auspices du courage et de l’audace ! M’est avis que les barackophiles vont se réveiller sous peu avec une sacrée gueule de bois…


     Sous d’autres cieux, certaines se découvrent une solidarité féminine inédite. Ainsi Ségolène Royal prend fait et cause pour la Dati, qu’on embêterait trop à propos de cette histoire de père inconnu (il est vrai que tout ça sent fort le caniveau) : « qu’on laisse donc tranquille Rachida Dati ! », s’est écriée la dame. « Cet acharnement contre elle est indécent et injuste. » Elle serait pas un peu jalouse, la Ségolène, elle trouverait pas qu’en ce moment on parle pas suffisamment d’elle ? D’ailleurs, son soudain intérêt pour la garde des sceaux ne l’empêche pas de rajouter sa petite cuillère de cancan à l’étron collectif : « si j’osais plaisanter, je conseillerais au père de l’enfant de prendre un congé paternité. » Hi hi, mais qu’elle est drôle… Dati, elle, n’hésite pas : « la priorité, c’est ma fille. » Pour une jeune maman, voilà qui est original. Six suicides en une semaine, dans les prisons françaises, ça nous ferait pas non plus une autre « priorité », ça ?


     Pour Monsieur, fils du Roi, la priorité est clairement définie. La priorité absolue de Jean Sarkozy ne saurait être que Jean Sarkozy lui-même. Il se murmure qu’on le pressent au sein de la direction de l’Ump, la maison de campagne à papa ? Petit Jean dément, la baraque n’est pas assez grande pour lui. « Je m’applique aujourd’hui à construire mon parcours autour de la légitimité électorale. » En se présentant à Neuilly, c’est un peu facile, non ? On ne saurait donc trop lui conseiller, en terme de « construction », d’être, la prochaine fois, candidat à Clichy-sous-Bois. Sacré challenge ! Cependant, cette légitimité ne peut être remise en cause, puisque, comme il le dit lui-même, « je suis président du groupe Ump au conseil général parce que mes collègues m’ont élu. » Ah d’accord, si il parle de ce genre d’élection entre potes, d’accord…


     Quant à papa Sarko, le voilà encore sur la route, paraît même qu’il va s’arrêter à Vesoul ! Courant de tribunes en micros, le moins que l’on puisse dire est qu’il est déchaîné, érige l’autosatisfaction au rang de pathologie grave. « Je comprends très bien toutes les demandes qui s’adressent à moi », osa-t-il devant les personnels hospitaliers. « Ma façon de les écouter et de les entendre, c’est de venir à votre rencontre, et de ne pas rester à l’Elysée pour m’incliner devant tous les chapeaux à plume habituels. » Eh bin. On en apprend de bonnes, sur les moeurs élyséennes… C’est Carla qui impose le chapeau à plume au courtisan de base ?

Sarko néanmoins profitera de sa tournée des bars de province pour annôner sur tous les tons sa nouvelle ritournelle : « l’année 2009, ce n’est pas l’année des annonces, mais l’année des résultats. » Brrr… Ça fait froid dans le dos, hein ?


     Quitte à frissonner de dégoût, prenons donc des nouvelles de Dieudonné. Il est vivant. Je l’ai vu. Dans la manif de soutien à la Palestine, à Paris, samedi dernier. Il s’est emparé d’un micro et a été immédiatement encensé, que dis-je, ovationné par des centaines d’ados, auquel il contribue à empuantir les idées et à polluer le cerveau. Ce type est un opportuniste, par ailleurs facho de première catégorie. Dès lors ne nous étonnons pas de le croiser à chaque fois que, dans une manif, on hurle « mort aux juifs. » Moi par contre, désormais, j’irai balader mon autruche dans d’autres faubourgs, où ça sent moins.


                                                                                                   Frédo Ladrisse


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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 11:41

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? En 2008, pas de fric, en 2009, rien de neuf, on pourrait résumer ainsi les vœux de Sarkozy à ses chers compatriotes. Il y fut, bien évidemment, beaucoup question de la crise. « De cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer. » Ah, et comment ? « En travaillant plus. » On l’aurait parié. Notez que la seconde partie de la présidentielle formule, « pour gagner plus », a disparu cette année. Sans doute un regrettable oubli. Quant à Lefèbvre, porte-parole de l’Ump, il nous la joue à la gauloise : « aujourd’hui, avec la crise, le ciel nous est tombé sur la tête. » Par Toutatis ! Peut-être aurait-il fallu ligoter la Carla avant qu’elle ne se mette à chanter ? Allez, vive la République, vive la France, et passons à autre chose.

 

     Passons à Gaza, tiens, soumise au feu de l’aviation israélienne, ainsi qu’à une opération terrestre. Tandis que la communauté internationale, comme on dit, s’entête à renvoyer dos-à-dos armée d’occupation et population civile, Tzipi Livni, ministre israélienne des affaires étrangères, assure que « la situation humanitaire à Gaza est comme elle doit être. » Etrange déclaration, où peut s’entendre le vœu de punir par la famine, l’absence de produits de première nécessité, de soins, de prise en charge des blessés,… une population qui eut le tort de « mal voter ». Et on bombarde, comme jamais. Gidéon Levy, éditorialiste au quotidien Haaretz, affirme : « nos excellents pilotes sont maintenant devenus des voyous. Comme dans les vols d’entraînement, ils bombardent sans états d’âme. » Il serait bien sûr plus qu’ardu de trouver, quelque part sur la planète, un militaire doué d’états d’âme. Ça ne fait pas partie du boulot, même, ça le contrarie. Mais la barbarie dont font preuve les pilotes israéliens est, dans ce sens, exemplaire.

 

     Heureusement Sarko veille, qui va se rendre au Proche-Orient et vous régler ce pataquès en deux coups de cuillère à pot. « Trouver les chemins de la paix », comme il dit. En deux jours superSarko va donc réussir là où quatre générations de diplomates ont échoué. Le pauvre, qui ne se remet pas de ne plus être le superprésident de la supereurope, saute sur l’occasion pour se sentir exister. C’est qu’on s’ennuie, en France, c’est tout petit, la France. Tzipi Livni, toujours elle, reçue très officiellement à l’Elysée, « remercie le président Sarkozy pour sa compréhension. » Comme dans le même temps celui-ci refuse de dialoguer avec le Hamas, jugé infréquentable, on peut en conclure que les « chemins de la paix » c’est pas demain la veille qu’il risque de les emprunter.

 

     Je ne sais pas si le Hamas est fréquentable ou non, je sais juste qu’il gagna, il y a quelques années, des élections jugées exemplaires, sur le plan de l’organisation. Faillite de la démocratie représentative, une fois de plus… D’autres, par contre, qui me semblent plus qu’infréquentables, ce sont les organisateurs des manifs de samedi dernier, en soutien à Gaza. A Lyon, quelques porteurs de drapeaux noirs en furent tout bonnement éjectés manu militari par le service d’ordre : « pas de militants révolutionnaires dans le cortège », telle était la consigne. Et puis : « le seul drapeau autorisé est le drapeau palestinien. » On en est pas sorti, du nationalisme primaire (pléonasme).

 

     Dans le registre de l’infréquentable, on trouve également, cette semaine, l’incorrigible Dieudonné. Le bonhomme, qui n’a plus d’humoriste que le titre, n’a rien trouvé de mieux pour faire parler de lui que d’inviter sur la scène du Zénith, à Paris, Faurisson le révisionniste. « Votre présence ici et notre poignée de main sont déjà un scandale en soi », s’est-il félicité.

Ensuite fut remis au vieux facho un vague prix de l’insolence, des mains d’un technicien déguisé en… déporté. Ce n’est plus de l’insolence, c’est au-delà, c’est du mauvais goût. Dieudo s’est justifié comme suit : « c’est la plus grosse connerie que j’ai faite, mais la vie est courte. » Curieux alibi. Pour les enfants d’Izieux la vie fut courte, aussi. Quelques jours plus tard, il tentait une nouvelle sortie : « je voulais faire plus fort que Le Pen. » Pour le coup, c’est réussi : Le Pen, présent dans la salle, a trouvé le spectacle « très intéressant », mais précise : « c’était étonnant, peut-être un peu choquant ». Choquer Le Pen, il fallait le faire. Finalement Dieudonné est un enfant qui joue de l’antisémitisme comme d’un hochet. Affligeant.

 

                                                                                              Frédo Ladrisse.          

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