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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 11:26

Tirant tête hors du trou, qu'entends-je ? L'Ump, qui tire à vue sur le mouvement des enseignants-chercheurs, Pécresse  en tête comme il se doit. Pour la ministre, « il faut absolument que les cours reprennent, les motifs politiques ne doivent pas l'emporter sur les motifs universitaires. » Tu parles, Charles, comme si les deux ne s'imbriquaient pas, intimement ! Encore la Pécresse fait-elle preuve de retenue comparé à l'inénarrable Lefèbvre, pitbull de service, lequel aboie « c'est scandaleux, ça suffit ! » Et ajoute, à l'intention de celles et ceux qui n'auraient pas compris : « les irresponsables qui jouent avec l'avenir de la jeunesse devront rendre des comptes. » Nous en sommes bien d'accord. Dans le box des accusés, Pécresse, Darcos, Sarkozy et j'en passe. Plus loin, le même Lefèbvre appelle les enseignants-chercheurs « à se comporter comme les internes des hôpitaux qui, eux, ne prennent pas leurs patients en otage. » On savait l'université malade, de là à en faire un hosto...


     Autre mouvement dit de grogne, cette semaine, celui des matons. J'espère que vous aurez, comme moi, apprécié à leur juste valeur les images qui montraient flics et gardiens de prison se foutre sur la gueule avec cœur. Vraiment, du beau spectacle, qui malheureusement ne dura pas. Le Sarkozystan ne plaisante pas avec la taule, comme on sait, ainsi les garde-chiourmes ont eu vite fait d'obtenir satisfaction. Luc Chatel l'avait dit d'emblée à leurs représentants : pour les négociations « la porte est ouverte. » Depuis, les portes des Bastille sont donc à nouveau verrouillées avec célérité. Et Chatel de préciser : « le budget de la justice est un des rares budgets qui est en progression. » On s'en serait un peu douté.


     Pendant qu'ici où là poussent les cages à hommes, le parti socialiste, comme d'habitude, regarde ailleurs. Fait les yeux doux à ses artistes chéris, soutiens qu'on pensait naturels mais qui, pour certains, ont rompu il y a quelques jours. A propos de la loi Hadopi, ceux-là ont écrit à Aubry : « en vous opposant à cette loi vous avez perdu notre soutien.  Mais il nous semble aussi que vous avez également perdu votre âme. » Mazette ! Qui signe ce brûlot ? Arditi, Gréco, Le Forestier, Murat, Piccoli. Des crève-la-faim quoi, des qui ont raison de s'inquiéter de ce qu'on télécharge leur production (faut la payer n'est-ce pas, la villa aux Seychelles.) Sur le flicage des communications électroniques, la surveillance permanente des internautes qu'organise Hadopi, pas un mot. Les libertés individuelles ne semblent pas concerner ces gens qui se disent toujours de gauche, non, ce qui retient leur intérêt - c'est le mot - n'est autre que les droits d'auteurs sonnants et trébuchants au fond de leurs escarcelles. De gauche, Arditi ? « L'antisarkozysme pavlovien me fait chier », rétorque-t-il avec élégance. C'est la grande mode, en ce moment, s'opposer à Sarko c'est être pavlovien, de même que critiquer le Marché serait le summum de la ringardise, se référer à la lutte des classes un anachronisme criant, etc etc.... Quant à Le Forestier, il n'hésite pas à comparer les internautes qui téléchargent à des pétainistes : « les Allemands sont là et on les laisse faire. » Décidemment ça se confirme : la droite néoconservatrice a bel et bien gagné la bataille idéologique, au point que certains vieux babas antimilitaristes lui servent désormais la soupe. Le Forestier, attend : je vais benner tes disques et je reviens. 


     Ah la la, Maxime, mais qu'est-ce que tu nous fais ? C'est l'âge ou quoi ? Une fois de plus il est montré que la vieillesse est un naufrage, et si c'était à confirmer Silvio Berlusconi en serait une nouvelle preuve. Veronica, sa femme, se tire, demande le divorce, n'en peut plus : « je ne peux pas rester aux côtés d'un homme qui fréquente des jeunes filles mineures. » Eh oui. On pensait Berlu homme à femmes, c'est un homme à fillettes. Réponse de l'intéressé : « Veronica devrait me faire des excuses publiques, et je ne suis même pas sûr que cela suffirait. » Un peu imbu, le bonhomme, non ? « C'est la troisième fois qu'elle me fait une plaisanterie de ce genre », rit-il, mais jaune, car cette fois-là semble la bonne. On retiendra que, pour Berlu, une demande de divorce n'est qu'une mauvaise plaisanterie. Un peu phallo, le bonhomme, non ? 


     Tiens, puisqu'on parle de plaisanterie, revenons rapidement sur celle qui a coûté une garde-à-vue de 24 heures à un pauvre garçon. A l'origine, un Sms, envoyé par un collègue de boulot : « pour faire dérailler un train, t'as une solution ? » Le garçon a même pas répondu, mais s'est retrouvé au ballon. Comme quoi on se méfie jamais assez de l'humour de ses collègues. Parce qu'inutile de préciser que les flics, eux, en sont dépourvus. En sortant du commissariat, le gardé à vue a déclaré « prier pour qu'aucun train ne déraille dans les semaines qui viennent. » On le comprend ! Quoi qu'il en soit, est encore une fois démontré que le flicage généralisé se porte bien, merci, ainsi que la gendarmesque paranoïa dite « de la cellule invisible ».


     Bien visible, lui, N.S. fêtait cette semaine ses deux années à l'Elysée. Victime d'une modestie qu'on sait de notoriété publique, le Président n'assista pas aux agapes organisées, pour l'occasion, par l'Ump. Agapes durant lesquelles Christine Lagarde, des finances, chanta « joyeux anniversaire, Monsieur le Président »... On a les Marilyn qu'on peut. Eric Besson se contenta pour sa part d'un « bon anniversaire, mes vœux les plus sincères », ce dernier mot sonnant étrange, dans la bouche du félon. Fillon se fit, lui, homérique : « les murs de l'Elysée n'ont en rien étouffé la flamme de Nicolas Sarkozy. » Sonnez trompettes, résonnez clairons. Mais la lèche d'or revint sans nul conteste à Lefèbvre, encore lui : « aujourd'hui, il est dans nos cœurs à tous. » Eh oh !, parle pour toi !

 Villepin, de son côté, comme puni collé au coin, fut moins prolixe en compliment. Selon lui N.S. devrait « sortir de sa bulle, se mêler un peu plus aux Français. » Il est vrai qu'en matière de proximité, c'est un connaisseur qui parle.


    Pendant qu'à l'Ump on s'auto congratule, on se tape sur le ventre en s'en racontant de bien bonnes, la dernière enquête de l'INSEE révèle qu'en 2007 il y avait, en France, 7,9 millions de pauvres (selon les critères de l'Institut, pauvre signifie vivre avec moins de 880 euros par mois.) Ça, c'était avant la crise. Combien sont-ils maintenant ? De son côté, le multimilliardaire russe Abramovitch (11 milliards d'euros au compteur) avoue avoir perdu son yacht lors d'une partie de poker. Depuis le temps qu'on vous dit que les riches, eux aussi, ont leurs petits soucis...


                                                                                            Frédo Ladrisse.


La question de l'autruche que tu liras nulle part ailleurs, et même que si tu y réponds, tu gagnes une plume ou presque :


Vendredi 15 mai, l'autruche est de sortie ! Elle se rend :


Au congrès international des jeunes filles au pair

Au Lido, histoire de secouer son truc en plumes

-  Au concert d'Allain Leprest, à Aubervilliers (93), réservations au 01 42 43 42 23

 


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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 16:45

Tirant tête hors du trou, qu'entends-je ? «Soit ça va s'étendre, soit ça va s'éteindre », prédisent les spécialistes ès langue de bois. Pour une fois, ils ne parlent pas de la crise, mais de la dernière grippe à la mode (même si, à l'évidence, il ne serait pas exagéré de rapprocher les deux phénomènes puisque, dans les deux cas, c'est de porcs dont on parle.) Sarko, qui sait tout, voit tout et veut tout, ne nous a pas évité son avis de garçon boucher. Selon lui, « on va vraisemblablement passer au niveau 5. » Ah. Déclaration faite en soirée un jour où nous l'étions, au niveau 5, depuis le matin. Il y aurait, toujours selon Sarko, « des soucis du côté de New York, où il y a beaucoup de cas. » A ce jour :   huit cas avérés. C'est grave, docteur ? D'être à la tête de l'Etat et à ce point mal informé, oui. Grave, surtout, de nourrir la peur à moindre frais, tant la pandémie annoncée arrange son petit monde, tel un idéal paravent derrière lequel il planque ses sales intentions. Gageons que de pandémie, il n'y aura pas plus que de beurre en brosse cet été. Mais au moins, pendant ce temps, on aura pas parlé du reste.


     Du reste, tiens, parlons-en. Du 1er mai tiens, parlons-en. 1er mai tout chafouin, tout mélancolique et tristouille, bien loin des trois millions de promeneurs prévus. Pourtant Aubry avait promis : « le 1er mai sera utile, parce que sonore. » Au final, il fut silencieux et pour rien. Même si, selon elle, « beaucoup de Français n'arrivent pas à finir [sic] leur fin de mois » -ils n'ont qu'à la boucler ?, il semblerait que beaucoup de Français, en ce vendredi ensoleillé, aient opté pour la balade en forêt plutôt que sur les boulevards. Dommage, car à Paris, le Ps avait ressorti ses gros ballons tout blancs, ceux qui amusent tant les gosses et fascinent les électeurs (tous de grands enfants). Leur présence dans le cortège serait, selon Benoît Hamon, « la suite logique du retour du Ps au cœur du mouvement social. »  Mais pour qu'il y retourne, encore eusse-t-il fallut qu'il l'occupât un jour, ce cœur. Pour Hamon, peu importe : « on reste la locomotive de la gauche. Il va falloir compter sur les socialistes dans la rue. » Compter ? D'accord, comptons. Environ 3000 « militants » socialos, pour 160 000 manifestants. Belle présence, en effet. Et puis, cette saynète, drolatique, qui dit tout du Ps d'aujourd'hui : aux jeunes socialos qui entonnaient l'Internationale, un responsable (il en faut, hein !) fit part de son agacement : « une fois, ok, mais pas en boucle. Dites leur de mettre des trucs plus modernes. » Troquons donc l'Internationale contre Vincent Dellerm, Anaïs et consorts...


     Une idée, tiens, qui ne serait pas pour déplaire à Jack Lang, l'ami des artistes... Lang, qui défend la loi Hadopi, le flicage généralisé d'internet, qui se « bat pour la défense des créateurs, en particulier contre le pillage. » Pillage ? Qui est pillé ? Universal, Virgin, les grosses majors. Vincent Dellerm, Anaïs et consorts, tous multimillionnaires. N'empêche que, sur ce point, Lang se sent « en disharmonie avec [ses] amis socialistes. » Un couac supplémentaire, en somme, qui le rapproche un peu plus de la symphonie sarkozyenne.   


      Un autre qui nous joue un air qui commence à souler, c'est Mélenchon le révolté. L'ancien ministre de Jospin se mue en guévariste : « la droite a mis les bottes, et les socio-démocrates les pantoufles. » Et Besancenot, il est en tong ? De l'autre côté de l'échiquier, comme disent les pisse-froids, Bockel, ex socialo néo sarkozyste de base, pointe justement la menace : « le risque pour l'Europe aujourd'hui ce n'est plus le plombier polonais, mais le facteur Besancenot. » Dans ce cas, l'Europe, elle peut continuer à dormir sur ses deux oreilles de sourde.


     Dormir, oui, surtout que personne n'en a rien à battre, de l'Europe. Catherine Trautmann, Ps : « les européennes ne sont pas faites pour recycler les politiques en recherche d'emploi. » Justement, c'est à ça qu'elles servent. A ça, et à permettre au gros Le Pen d'être une dernière fois élu, de toucher un mandat qui le protège des juges. « La France n'est plus la France », s'est-il lamenté le premier mai, devant à peine 1200 personnes. Le vieux ne déplace plus les foules, même quand il cavale derrière Sarkozy, essayant de reprendre la main au sujet de l'immigration : « nous ne sommes plus les maîtres chez nous, dans nos banlieues, dans nos villes, et même dans nos campagnes. » T'inquiète, le sang impur n'en a pas terminé d'abreuver nos sillons, Eric Besson s'en charge.


     Le ministre des expulsions et de la chasse aux enfants a, cette semaine encore, piqué une grosse colère. La faute au Gisti (Groupe d'Information et de Soutien des immigrés), lequel, sur son site, tient à jour une liste des condamnations de Français dans le cadre du délit de solidarité, délit dont Besson l'entêté persiste à dire qu'il n'est qu'un mythe. « Je serai à la place du Gisti, j'hésiterai entre me liquéfier complètement ou prendre deux ans de vacances », a persiflé le garçon. Et de dénoncer des « arguments grotesques, une crédibilité proche de zéro. » Quand on voit le boulot fourni par le Gisti depuis des lustres, on sait de quel côté se trouve le grotesque.


     Grotesque et même pas drôle, le candidat Lalanne (dont vous aurez remarqué que l'autruche suit de près la campagne européenne, faut croire qu'elle a que ça à foutre), Lalanne, piteux trouvère, a pété un câble en direct. Face a un journaliste qui avait eu l'audace de critiquer son dernier bouquin, il commença par : « je ne t'autorise pas à me juger, pour qui tu te prends ? » Comme l'autre insistait : « tu n'es qu'un inspecteur des travaux finis, ah ah, tais-toi ! ». En conclusion : « Je t'emmerde ! Tais-toi ! TAIS-TOI ! » Pas de doute, l'Europe est une grande idée.


                                                                                                                                                                                                                              Frédo Ladrisse.  


La question de l'autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

En échange de leurs bons et loyaux services, les fonctionnaires de police impliqués en Guadeloupe, à Strasbourg ou à Bastia recevront, de la part de l'Etat :

 

- un panier garni contenant un saucisson et une boite de choucroute au rhum?

-  un flashball modèle familial spécial « conflit de voisinage » ?

- une prime de 300 euros ?
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 18:58

Tirant tête hors du trou, qu'entends-je ? Derrière le rideau de fumée d'une actualité qui serait, nous dit-on essentiellement constituée par la bordée d'excuses débiles proférées par Royal - que viendraient compléter deux phrases, parfaitement incompréhensibles, prononcées un soir de beuverie par Rachida Dati -, derrière ce rideau pittoresque se dessine la silhouette d'une guerre sociale en marche. Fillon, droit dans ses bottes et ses habits d'Adolphe Thiers du troisième millénaire, promet de poursuivre les auteurs du saccage de Compiègne (et une sous-préfecture de moins, une !) Quant aux séquestrations : « ces prises d'otage ne sont pas acceptables. » Saut de langage, vous l'aurez remarqué, qui voit de simples retenues de personnes requalifiées en prise d'otage. Terroristes, les salariés ? Pas encore, mais c'est pour bientôt. Déjà les singes cagoulés du GIGN  rongent leur frein, rêvent d'un assaut mené sur le dernier étage de la société Tartempion, et la libération de Raymond Trouduc, patron. Quoi qu'il en soit, les Conti auront donc affaire à la justice de crasse. Pas qu'eux, puisque les séquestrés de chez Caterpilar ont déposé plainte, à leur tour. Ils seront certainement suivis par quelque Pdg et Drh de chez Molex, lesquels ont réellement vécu l'enfer, qu'on en juge plutôt : « c'est très humiliant de devoir demander la permission d'aller aux toilettes », chiale Kerriou le patron. Pov' chou, t'es pas encore propre, à ton âge ? Et sa co-séquestrée Coline Colboc, de soupirer : « une séquestration, ça nous braque, alors que les gens pourraient partir dignement [sic !], en paix avec l'entreprise. » Allez en paix, chômeurs, hommes et femmes aux vies brisées, l'entreprise vous pardonne, allez...


     De paix, il ne saurait être question. Nous savons qui a déclenché cette guerre sociale, et, comme dit le slogan qui fleurit ces jours-ci  sous les fenêtres des licencieurs, nous ne paieront pas pour LEUR crise. Paroles de Conti : « Fillon a dit que les voyous seraient punis. Il n'y a pas de voyous chez nous. » Un autre : « maintenant, à chaque fois qu'on nous prend pour des cons : opération coup de poing ! » Un autre encore : « la prison, on y va avec nos familles, si ils veulent. » Tout est dit, et rien n'est perdu, puisqu'en face, ils ont peur. Coline, la Drh au prénom de poisson pané : « l'équipe de management a peur. Nous allons sécuriser le site. » Traduction : le rottweilleriser, à grand renfort de vigiles, et puis déménager, se planquer dans les chiottes managériales d'où, il faut l'espérer, d'aucuns viendront les déloger. Déjà, sous la plume de l'excellentissime Jean-Pierre Levaray, un ouvrier un vrai et un copain, un vrai, on apprend que les organismes de formation pour cadres, toujours à la pointe du progrès, proposent des séminaires de gestion des séquestrations : « préparer des barres chocolatées dans le tiroir de son bureau, toujours garder son portable, avoir du lexomil à portée de main... » Et le trouillomètre à zéro planté droit dans les fesses ?


     N'empêche, pour le pouvoir en place, s'impose la nécessité de rapidement sévir, avant que l'épidémie de séquestrationnite ne s'étende jusqu'à Vesoul et même au-delà, c'est dire ! Souci : sévir oui, mais discrètement, taper de son petit poing sur la table mais avec discernement, car même si ça ne s'ébruite guère, ce type d'action trouve grâce auprès de l'opinion publique. L'opinion publique, elle comprend. Mieux, elle soutient, elle encourage. C'est que, dans l'opinion publique, nombreux sont celles et ceux séquestrés des heures durant, chaque jour, et ceci sur de longues années. On appelle ça le salariat.


     Sévir, donc, plutôt que subir. Les chefs d'entreprise, au lieu d'essayer de sauver des usines qu'ils avaient de toute façon prévu de fermer d'ici peu, vont maintenant s'échiner à punir les gueux qui ont osé s'en prendre à eux. Tout ces petits prétentieux d'ouvriers seront renvoyés à la niche à coup de trique s'il le faut, et, une fois réduit à l'inactivité, auront tout loisir de méditer l'exemple d'Axel Miller, dirigeant de la banque Dexia, banque sauvée in extremis par l'intervention de l'Etat. Axel Miller qui, ce mois-ci, part en retraite avec un chèque de 825 000 euros. Mieux, son successeur, Mariani (un plus que proche de Sarkozy), sitôt installé dans le fauteuil s'est octroyé une hausse de salaire de près de 30 %, soit une rémunération annuelle de 1 million d'euros.  Tout va donc pour le mieux au pays des voleurs et on dit merci qui ? Bin merci la crise, tiens, merci, surtout, les pauvres, qui, par le biais de l'impôt, désormais financent les banques et autres maquerelles du même tonneau.


     Face à de telles dérives, le pouvoir doit faire bonne figure, donner le change et laisser accroire que c'est ina-cce-ptable ! Fillon, encore lui : « on a demandé à madame Parisot de mettre en place un comité d'éthique », ah ah, elle est bien bonne. Surtout, « il faut que les membres de cette commission soient inattaquables », hi hi hi.  Autant demander au croque-mort de sauver le moribond.


     Et pendant ce temps, à Calais, on pourchasse, on arrête 200 migrants, histoire de faire place nette avant la visite de Besson, le ministre des expulsions : « la loi de la jungle ne régnera pas, ni ici à Calais ni ailleurs en France », persifle Kaa-le-serpent. Et pendant ce temps le juge Burgaud, qui envoya en tôle 13 personnes innocentes, plutôt que la suspension prévue, ce qui n'était pas cher payé, se voit infliger une « réprimande, avec inscription au dossier. » Parions que cette nuit, il dormira moins bien. Pendant ce temps la Ratp, après avoir fait modifier l'affiche de l'exposition sur laquelle on voyait, horreur !, Jacques Tati fumer la pipe, refuse l'affiche du film « Coco avant Chanel », car Audrey Tautou tient, entre ses doigts,  une cigarette ! Leur reste  à interdire les bouches, puisqu'embrasser nuit gravement. Heureusement que la Régie Autonome des Talibans Parisiens sait nous protéger de tels dangers.


     Pendant ce temps, et comme pour sauver la semaine, les rigolos du collectif Sauvons les Riches s'incrustent dans une soirée huppée et remettent à Jean Sarkozy le diplôme de fils à papa, mention Jacques Séguela. Commentaire du lauréat : « il y a des riches, il y a des pauvres, c'est vrai. Mais il ne faut pas les opposer. » Chassez le naturel, il revient au golio.


                                                                                                                                                                                                                      Frédo Ladrisse.  


La question de l'autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :


Dans une récente interview, la maman de Carla Bruni a parlé de son gendre, Nicolas Sarkozy, oui d'accord, mais en quels termes ?

 

C'est vraiment un pov' con

C'est un véritable don du ciel

-  Nicolas ? Nicolas comment ? C'est qu'elle en a connu, des Nicolas, ma Carlitta
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 17:05

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Sales bruits de caniveau venus d’outre-Atlantique, Endemol Usa, boîte de prod’ téloche, a osé. On aurait dû s’en douter, ça devait arriver, mais voilà, dans son infinie naïveté l’autruche est encore étonnée d’apprendre qu’ils l’ont fait. Quoi ? Une nouvelle émission de téléréalité, dont le principe est le suivant : prenez une entreprise en difficulté, sélectionnez une poignée de salariés, à laquelle vous confiez les dossiers de leurs collègues. Imposez-leur de rédiger chaque semaine une liste de ceux qui devront être licenciés, filmez le tout, et diffusez. Le nom de l’émission : Someone gotta go. En Français : quelqu’un doit partir. A ce point d’insanité, on remballe les mouchoirs et on sort les flingues. Point.

 

     Quelqu’un doit donc partir. C’est également le point-de-vue de Sarko, qui mitonne son remaniement pré-élections européennes, tel le magicien raté répétant un tour de cartes éculé de long temps. Lassé de voir ses ministres se répandre en lamentations et/ou crise d’orgueil, il a exigé d’eux « du sang-froid, du calme, de la maîtrise. » Ils n’ont qu’à prendre modèle sur lui. C’est d’ailleurs ce que fait Nadine Morano, secrétaire d’Etat Ump, qui se dit « candidate à rien, mais volontaire pour tout. » Petite coquine, va… Pour sa part, Karoutchi, chargé des relations (tendues) avec le parlement, semble plus proche de la porte que de la promotion. Tenu pour responsable de la bérézina que constitua le rejet de la loi Hadopi, il serait, selon un de ses potes, « carbonisé. » Et Karoutchi l’avoue lui-même : « je ne suis pas heureux. » Pauvre petit tas de cendres froides…  Pour Copé cependant, il ne faut pas exagérer les dégâts causés par ce vote dû à l’absentéisme chronique des députés. A l’égard de ces derniers, « la sanction financière ne doit rester qu’une mesure extrême. » Manquerait plus qu’on arrête de les payer au prétexte qu’ils ont arrêté de bosser ! D’une manière ou d’une autre, l’ambiance à l’assemblée, chambre d’enregistrement s’il en est, est parfaitement résumée par l’obscur Jean-Jacques Urvoas, élu Ps de son état : « les députés seront là le jour où ils auront le sentiment qu’ils servent à quelque chose. » Autant dire que c’est pas pour demain.

 

     Et le Ps justement, il sert à quoi déjà? Envoyez vos réponses rue de Solférino, accompagnées d’une enveloppe timbrée svp. Savent plus, les socialos, qui ils sont, où ils sont, pire, selon Moscovici, « aujourd’hui, la question de ce que fait le Ps est posée. » Bin nada, répondit l’écho.

 

     Et pendant que l’opposition ne s’oppose plus guère qu’à elle-même, Sarkozy a beau jeu de multiplier les saillies. Continuant tranquillement de museler les médias français, il ne se méfie pas assez de la presse étrangère, laquelle fait le boulot à la place de nos pisse-copies, aux ordres. C’est en parcourant cette presse-là qu’on apprendra qu’il s’est foutu de la gueule de Zapatero, « pas très intelligent », qu’il traite Merckel avec condescendance  mais épargne Berlusconi puisque, dixit Sarkoléon, « l’important dans la démocratie, c’est d’être réélu », et que « Berlusconi, il l’a été trois fois. » Après avoir relevé le caractère autocratique de cette vision toute personnelle de la démocratie, les méchants médias italiens soulignent l’erreur crasse de l’élyséen nain de jardin. En effet, la Berlu n’a pas été réélu trois fois, mais deux. Ils sont pas gentils, hein, ils cherchent la petite bête. En même temps, c’est normal, eux n’appartiennent ni à Bouygues, ni à François Pinault.

 

     Plus tard, c’est excédé par le succès de Barack Obama auprès des foules françaises, foules dont Sarkoléon, lors de ses déplacements, doit se protéger à grand renfort de barrages gendarmobilesques, qu’il plaisante face aux journaleux, à propos du retour en France dudit Barack, le 6 juin. « Je vais lui demander de marcher sur la Manche, et il va le faire vous verrez. » Hi hi. Rien de pire que l’humour d’un hyper anxieux complexé.

 

     Plus tard encore, nouvelle plantade, le complexé s’en prend aux maths et, devant un parterre de lycéens largués par le présidentiel discours, lance qu’il « ne comprend pas pourquoi il faudrait faire S pour préparer médecine. » Ça tombe bien, dans la mesure où personne n’y est obligé. Un détenteur du bac L peut par exemple parfaitement intégrer la première année de médecine. Aie aie, Sarko : un bêtisier en construction.

 

     Finalement, nous en sommes d’accord, quelqu’un doit partir, oui. A défaut de son seigneur et maître, on aimerait bien que ce soit Kouchner. Si on l’entend plus beaucoup, comme mis sous le boisseau l’homme des affaires étranges, on a pourtant appris qu’il louait à Paris un bien joli appartement dont le loyer, curieusement, n’a pas été communiqué. Fut juste révélé le nom de son propriétaire : le Vatican. « Je ne vois pas où est le problème », a susurré Kouchner. On allait justement le dire.

(Si quelqu’un devait partir, j’aurai préféré, moi, que ce ne soit pas Christophe, le copain qu’on enterre aujourd’hui. Qu’il aille au diable, de préférence, faire la fête avec Boris Vian et Nestor Makhno. Et que Dieu, dans sa mansuétude, lui évite l’ennui morbide de son paradis à la con peuplé d’angelots stupides, amen.)

                                                                                            Frédo Ladrisse.                

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

Vrai ou faux ?

 

-          Le décret concernant l’interdiction du port de la cagoule en manifestation a été transmis par le ministère de l’intérieur à Matignon, pour examen.

-          Francis Lalanne est tête de liste aux élections européennes.

-          A ce jour, Julien Coupat n’a toujours pas été libéré.

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 14:41

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Les cris d’orfraie du patronat et de ses représentants, qui, lentement, sont en train de se faire à l’idée qu’ils constituent autant de séquestrés en puissance. « Préoccupés par l’évolution du débat sur les séquestrations », les cadors du Medef la ramènent moins tout à coup, comme sous l’effet d’une suée pourrissant leurs aisselles affamées de déodorant. Aussi Sarko prévient : « je ne laisserai pas faire. » Tadaaa… Gare à vous, vils manants, le sergent Garcia veille! Et, comme à chaque fois qu’est remise en question l’autorité des dominants, il sait pouvoir compter sur le Parti Socialiste, sur Martine Aubry par exemple, pour qui « rien ne justifie jamais qu’on porte atteinte à la liberté des personnes. » C’est dit, c’est signé, c’est très con. Comme si il n’y avait pas atteinte, à voir se multiplier les plans de licenciement, comme si la liberté n’était pas remise en question du seul fait d’être privé d’emploi. Comme si rien ne justifiait que la peur, de temps à autre, change de camp. Autre soutien : les médias. Ils se sont emparés du dossier, et depuis, bien entendu, ils instruisent à charge. Colombani le bien pensant : « les séquestrations, c’est mauvais pour tout le monde. C’est mauvais pour les syndicats qui, dans le contexte actuel, font tout pour canaliser. » Ah oui, les syndicats… On les avait presque oubliés, les canalisateurs.

 

     Et Besancenot, il en pense quoi, lui, des séquestrations ? S’est fait bien discret, sur le sujet. Sans doute est-il trop occupé à condamner « les voyous » qui ont cramé l’hôtel à Strasbourg (et un Ibis de moins, un !), à condamner aussi, soyons honnêtes, les flics, qui là-bas « ont tout fait pour que ça parte en Schweppes. » C’est le nouveau  sponsor du Nouveau Parti, ça ? Npa, à l’écorce de quinquina ?… Et d’orange amère, oui, aussi.


   Amère est pareillement la ministre de l’intérieur, devant le fou rire général qu’a suscité son souhait de voir aboutir une loi visant l’interdiction du port de la cagoule en manif’. Est-ce les caméramans Crs qui enragent de ne pas tous pouvoir nous filmer, coller nos gueules dans leurs fichiers? Toujours est-il que, selon MAM, « ceux qui manifestent pour leurs idées, jamais ne se cachent sous des cagoules. » Ça dépend quand même des idées,  voyez les porte-flingues du Gign et consorts: ils en portent pas, des cagoules ?

 

     Autre belle tranche de rigolade, le rejet de la loi Hadopi par une poignée de députés, 36 en tout, comme les chandelles. A la faveur d’un nouveau record d’absentéisme députatif (j’invente des mots si je veux !), grâce à ce que Sarkozy a décrit comme étant, de la part de ses troupes, « un amateurisme lamentable », l’opposition a fait un coup. « On a sauté de joie et on s’est embrassé», s’emporte Patrick Bloche, du Ps. De bien sympathiques effusions, qui n’empêcheront pas ladite loi d’être présentée à nouveau et d’être, cette fois-ci, votée. Comme le résume Jean-Louis Debré, « la politique, c’est un métier du spectacle. » Tu l’as dit bouffon.


      On peut cependant se demander pourquoi un tel acharnement à surfliquer la Toile, alors que Carla Bruni elle-même, graine de star à la noix de coco (à lire entre les lignes), avoue avoir « grand plaisir à être téléportée [sic de chez sic !!], grand plaisir à être piratée, c’est qu’on intéresse les gens. » Télé je sais pas trop, mais chargée elle l’est, la mule, et c’est rien moins que du virtuel.

 

   Restons dans le registre des ongulés de base, et tendons le micro à Eric Besson, ministre de l’Identité gnagnagna. « C’est un grand, un beau ministère républicain », confie l’homme, tout heureux de la nouvelle déco. Il est vrai que tamponner des arrêts de reconduite à la frontière sur l’écritoire de Marcel Déat, ça doit faire quelque chose. « Où voyez-vous une traque ? », s’emporte plus tard le garçon. « Il n’y a jamais personne qui soit interpellé à la sortie des écoles. » Le mensonge éhonté comme ligne de défense, comme pilier incontournable du sarkozysme de lèche-talons. Et Besson d’en remettre une couche, à propos des individus venant en aide aux sans-papiers : « le délit de solidarité n’existe pas en France. C’est un mythe. » Un mythe qui figure en toute lettre dans l’article L622-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Eh non, sieur Besson, le code d’entrée n’a pas changé.

 

     Sinon, Francis Lalanne, le futur eurodéputé, qu’est-ce qu’il devient dans tout ce cirque ? Comme promis il y a quelques temps le voilà qui part en vrille, et donc donne à l’autruche du grain. Son programme ? « Faites ce que je fais. » Bin ça risque de pas être simple… « Je veux dépolluer la République. » Houlà, que d’ambition Francis ! Ça en fait du boulot, tu vas faire comment, vu qu’en même temps tu cours les fêtes à la saucisse, guitare en bandoulière ? « On peut rester artiste tout en étant élu. » Oui c’est vrai. Comme dirait Debré, le spectacle continue.

 

                                                                                       Frédo Ladrisse.

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs, et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

Pour Christian Vanneste, député Ump, qu’est-ce qui constituerait une « erreur de parcours du développement de la personnalité » ?

 

  • le fait d’adhérer, à 17 ans, au Mouvement des Jeunes Libéraux.
  •  s'abonner, à 18, à Valeurs actuelles.

  •  l’homosexualité.

 

(Ok elle est facile celle-là, mais bon, c’est les vacances…)

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 12:52


Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ?
La semaine avait bien commencé, quand, lundi, les ministres Darcos et Besson se voyaient empêchés de prononcer leurs discours inaugurant la médiathèque de la cité de l’immigration, à Paris. Sous les slogans, les quolibets des manifestants venus en masse (étudiants et sans papiers au coude à coude), ils ont dû « renoncer et se sont esquivés dans un espace plus privatif », selon le journaliste du Parisien. En novlangue, espace privatif, c’est comme ça qu’on appelle les chiottes où on se planque. Oui, bel et bon début de semaine, mais déjà ça se gâtait avec Sarkoléon  qui, mettant à profit le 1er avril, s’invitait sur Europe 1 Radio Nationale d’Etat. Le caniche Elkabbach lui servait la soupe à grande louche, à la veille du G20, à quelques jours aussi du sommet de l’Otan. « Je suis un ami des Etats Unis, mais un ami debout », ânonnait Sarkozy. Salivant à l’idée d’enfin rencontrer Obama, « on va faire du bon travail ensemble », annonça-t-il, en une énième tentative pour se hisser au niveau de son Barack d’amour. Puis, questionné avec des pincettes d’argent au sujet de la crise, « c’est quand même pas de ma faute si, pass’qu’y’a moins de croissance, y’a moins de consommation ! » Non c’est de la mienne, tiens ! Pourtant, il finit par avouer : « je me sens responsable de tout. » Et coupable de rien.

     Au reste, même Olivier Blanchard, conseiller économique en chef auprès du FMI (ça en jette, hein ?), reste dubitatif face aux maigres signes de reprise : « y’a des hirondelles, mais c’est pas le printemps. » Tout fout le camp, ma pov’dame…   Mais écoutons plutôt Eric Brunet, journaliste ultralibéral s’il en est, pour qui « la situation internationale n’a jamais été aussi catastrophique. » Même que la seconde guerre mondiale, à côté de La Crise, c’était du pipi de chat. Puis, s’adressant à son contradicteur, membre obscur de l’obscure direction du Ps : « vous, les traders, vous voudriez les guillotiner, vous ! » Oui, et dans la charrette grimperaient également quelques journalistes. Pour finir, Brunet eut cette fulgurance : « arrêtons de faire prendre aux Français des lessives pour des lanternes ! » Véridique.  Mais qui c’est qui a piqué le cadeau Bonux ?

 

     Plus tard dans la semaine Sarko s’en alla donc à Londres, serrer la pogne à Obama. « On a un sacré travail à faire, pass’que y’a un paquet de problèmes à régler, hein ! » Quand je l’entends parler, des fois, c’est mon garagiste que j’entends. Cependant, selon Lefèbvre, porte-parole de l’Ump, « la méthode de Nicolas Sarkozy, vous la connaissez. Eh bien, il se trouve que le monde entier est en train de l’appliquer. » Rien que ça, le monde entier. Swaziland y compris.

     Q
u’en pense Philippe Val, de la méthode Sarkozy ? Il n’a pas à s’en plaindre, puisque pressenti par l’Elysée pour diriger France Inter, à partir de mai. On se souvient qu’il avait pris la défense de Jean, le fifils, allant jusqu’à virer Siné de Charlie hebdo. Eh bien, papa Sarko s’en est souvenu, comme quoi la lèche, ça rapporte gros. Comme par ailleurs Val-taille se trouve être l’ami personnel de la Carla Bruni, c’est tout naturellement qu’on va l’installer aux manettes. « Ça m’intéresse, mais ce n’est pas d’actualité », a minaudé le Valet de pied. T’inquiète, ça le sera dans moins d’un mois.

      La méthode Sarkozy, effectivement on la connait : faire nommer les copains 
prétendument de gauche, afin de déstabiliser une opposition moribonde. Au reste, les socialistes s’en cognent, qui se mirent dans l’onde, à la façon de Ségolène : « il se trouve que je suis entendue, que les gens croient ce que je dis, que je fais exploser l’audimat. » Waow, miroir, mon beau miroir… « Je suis une personnalité politique incontournable, c’est comme ça. » Il me semble pourtant qu’en mai 2007, tu fus proprement contournée, mémère… 

     Que n’a-t-elle eu, mémère, l’idée lumineuse de Dati, candidate aux européennes ! S’adressant aux jeunes par le biais des micros de Fun radio, elle a lancé « votez pour moi en échange de la Wii ! » Ça, c’est du programme, Rachida!

 

     Et pendant que ces fumistes démagotristes en diable enchaînent les tours de piste, copines et copains, à Strasbourg, se font charger par les bœufs, se font gazer, arrêter, frapper, humilier, insulter, inculper, embastiller,... « On est en train de gagner la guerre », fanfaronnait, samedi matin, un gendarme mobile. C’était donc ça, Strasbourg : une guerre. Saloperie de fin de semaine.

 

                                                                                              Frédo Ladrisse.

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

Un mail de l’animateur téloche Jean-Luc Delarue vient d’être rendu public. Il y donne des consignes à ses collaborateurs, pour  les émissions à venir. Quel est son contenu ?

 

       - « Si tu reviens, j’annule tout. »
  - « Faut y aller fort, de l’infidélité de proximité, de l’inceste, de la mère  pédophile ! »

            - « Visons la qualité, invitons des poètes, des philosophes, des créateurs ! »

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 23:55

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Venu du nord, du Sud, de partout, un vent de colère souffle sur les crânes des toucheurs de bonus et autres gratteurs de primes. Un vent ? Soyons sérieux, à peine un alizé, qui doit leur rafraîchir la nuque. N’empêche, un décret sera pris, si si, concernant une poignée de patrons - à condition toutefois qu’il soit appliqué, ce dont on se permettra de douter. Peu importe d’ailleurs, l’objectif est seulement de nous endormir, nous les pouilleux. Et puis, comme dit Mariton, député Ump, on va pas faire une loi non plus, « des lois sur les rémunérations, y’en a déjà tout plein. » Sic. De son côté Gaino, conseiller très spécial de l’Elysée, joue les Lapalisse aux petits pieds : « quand y’a pas besoin de loi, c’est pas la peine d’en faire une. » Faut lui parler simple au peuple, hein. Parisot, quant à elle, campe sous le chêne patronal et y rend une justice austère sans se priver de sucer les glands de la discorde. Elle a tout récemment tancé vertement Nicolas, son fidèle vassal : « rien ne sert d’aller de rodomontades en rodomontades, il me semble important, aujourd’hui, de savoir raison garder. » Et, pour que ce soit bien clair, celle qui, il y a peu, déclarait n’avoir « ni les moyens, ni même le désir d’agir » sur les parachutes dorés, livre son audacieuse théorie : « je pense que l’autorégulation sera plus efficace que la loi. » Reste plus qu’à attendre que les patrons décident d’eux-mêmes une baisse de leurs rémunérations. Commentaire de Robert, du bistrot : bin on est pas rendus.

 

      Pas rendus, non, et mal partis, d’autant que tout est de notre faute : « dans une crise aussi grave, chacun d’entre nous a une responsabilité morale », a rappelé Sarko. Comme des millions d’autres, j’ai beau chercher, moi, je vois pas bien en quoi je serai responsable de La Crise. Ah si !… Les grèves, bien entendu. Aussi Sarko, à Saint-Quentin, tenta-t-il une nouvelle fois de nous faire culpabiliser, en évoquant longuement « ceux qui n’ont pas les moyens de faire grève », les braves gens, les gueux aux échines pliées, et donna à entendre cet algorithme étrange : « ceux qui souffrent le plus ne sont pas ceux qui contestent le plus. » D’où qu’il tient ça, lui ? Des fiches lectures qu’on lui pond à partir du Fig’ Mag’ ? Quoi qu’il en soit, si Sarkozy s’était un peu promené dans les manifs ces derniers temps, il ferait moins le fanfaron. Il « a la banane » ? D’autres ont une pêche d’enfer, les enseignants-chercheurs, les étudiants, par exemple. Darcos peut toujours prétendre « nous ne reculons pas : nous expliquons mieux », plus personne n’est dupe. « Je ne voudrais pas donner l’impression que tout est en vrac », lâche le ministre. Pourtant… Au final, cette phrase, qui claque comme un aveu : « en gros, je fais confiance aux enseignants. » C’est ça, en gros.


      En gros, celles et ceux qui rêvent de voir Sarko s’étouffer avec sa banane, ne se recrutent plus seulement dans les rangs de l’Education Nationale, ni même du secteur public. Quelque chose enfle, qui vous a un parfum de Guadeloupe tout à fait délicieux. Encore faudrait-il savoir contourner (euphémisme) les grosses centrales syndicales qui « canalisent », comme dit Chérèque. Qui refusent mordicus de passer la vitesse supérieure de la grève générale. Qui, sans les condamner de manière officielle, n’apportent au mieux qu’un mol soutien aux séquestrations de patrons licencieurs, lesquelles fleurissent un  peu partout. A Pithiviers, les gars retenaient le directeur technique. Au bout d’une nuit, libération. Comme dit le délégué FO, « il faut savoir reprendre les négociations. » Pffff… UNE SEULE SOLUTION, LA SEQUESTRATION !


      Voilà un slogan autruchien qui aurait certainement le don de faire sortir de ses gonds Elizabeth Levy, chroniqueuse officielle de la Radio Nationale d’Etat, j’ai nommé Europe 1, et qui éructait l’autre jour, crachant dans le micro : « alors le patron c’est le bouc émissaire ! Alors maintenant les patrons seraient les nouveaux ennemis du peuple ?? » Non, justement, c’est pas nouveau.


      Pas plus nouveau est le vieux rêve de la droite conservatrice de voir se réaliser une contre-révolution (autrement appelée rupture), laquelle effacerait  non seulement mai 68, mais surtout laverait l’affront de 1789. « La crise nous offre l’occasion de renouveler notre corpus idéologique », indique Sarko-la-banane.  Quand on voit de quoi est constitué le corpus sarkozyste, on se frotte les yeux pour être sûr qu’on a bien entendu. Comme -> ici, et c’est à voir de toute urgence, si ce n’est déjà fait.


      Tiens, ça faisait au moins deux jours qu’il avait pas fait parler de lui, Dieudonné le révisionniste. Alors, pour réparer ça, il se présente aux européennes. « Il faut se battre contre le système béké. On l’appelle comme ça en Guadeloupe, en France c’est le système sioniste. » Au-delà de l’amalgame puant, on notera que Dieudo, d’un trait de plume, éjecte la Guadeloupe hors de France. En face, si on peut dire, commentaire de Raphaël Haddad, président de l’Union des Etudiants Juifs de France : « Dieudonné est l’étoile montante de l’extrême-droite. » C’est d’un goût… Malgré ces tristes sires, on risque pourtant de se marrer, lors des élections à venir, puisque, dernière minute, Francis Lalanne sera candidat ! Tête de liste d’une obscure Alliance Ecologique Indépendante, Cuissardeman devrait assurer à l’autruche pas mal de matière ces prochaines semaines, en terme de conneries dites, ou faites. Qu’il en soit, d’avance, remercié !

 

                                                                                               Frédo Ladrisse.

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

Rédacteur en chef de La Croix, Michel Kubler a, cette semaine, annoncé une bonne nouvelle concernant le continent africain. Laquelle ?

  • Désormais, lors de la communion, la capote remplacera l’hostie.
  •  En rédemption des foutaises dites au sujet du sida, Benoît XVI sera privé de Flanby.
  •  C’est sans doute la dernière fois que le pape se rend en Afrique.
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 12:46

 

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Dès avant le 19 mars, la clique des stock-optionnés et autres affameurs donnait de la voix, grognait, braillait telle une Parisot en chaleur: « s’il s’agit de dire que nous sommes mécontents, nous pouvons tous dire cela. La question c’est : est-ce vraiment utile de le dire ainsi ? » Ah, faudrait le dire avec des fleurs ? Surtout, faudrait « s’interroger sur le coût d’une telle journée en terme de démagogie, d’illusions crées. » Personnellement, des illusions, je ne m’en fais plus guère concernant les gentilles ballades entre République et Nation. Quelqu’un y croirait donc encore ? N’empêche, comme le résume pour une fois assez bien Thibault de la Cégète, « le Medef marche vraiment à côté de ses pompes. » Et l’opposition me direz-vous, où qu’elle est l’opposition ? Pour Aubry, « le Ps est un parti de gouvernement, il ne souhaite pas que les problèmes se règlent dans la rue. » Fermez le ban, et tous à la niche.

 

     Ça, c’était avant le 19. Ce jour-là, on a donc été trois millions à traîner nos tongs sous le soleil, on a pas tout perdu : on a bronzé un peu. Le soir même, Fillon-le-fielleux venait nous expliquer, à nous pauvres ignorants, qu’une manif nationale ne saurait résoudre une crise mondiale. «Aujourd’hui, la consommation s’effondre au Japon. » De là viendraient tous nos sushis ? Mais on a pas grand’chose à craindre, puisque «les Français, je les écoute et je les protège. » Et c’est sa potesse Parisot qui parle de démagogie ? Par ailleurs, Fillon ne put s’empêcher de nous resservir l’antienne villepinienne du « j’entends ceux qui manifestent, j’entends aussi ceux qui ne manifestent pas. » A l’époque premier ministre, Galouzeau avait sorti ça, quelques semaines avant d’enterrer le Cpe. C’est de bonne augure…Quoi qu’il en soit, dans les jours qui suivirent le 19 mars dernier, Sarko fit donner l’arrière-garde, et là, se fut un festival. Gaino : « on ne peut pas faire un sommet social tous les jours ! », d’autant que « je ne pense pas qu’il y ait rupture de confiance. » Dans le même registre, Hortefeux « ne pense pas qu’il y ait une demande de changement. » Décidemment, ces gens ne pensent pas. Même Raffarin s’est fendu d’une raffarinerie, ça faisait longtemps, ça nous manquait. Il faudrait, selon lui, « traiter cette pulsion sociale avec une très grande sagesse. » Alors, les grévistes, ça pulse ? 

 

     Autre sujet chaud bouillant évidemment lié au premier, le bouclier fiscal, le supprimer ou pas ? Pour Woerth, le ministre dont le nom sonne tel un rot de mulet, « on ne va pas changer d’avis tous les quatre matins. » Et comme il n’y a que les imbéciles qui…, « le bouclier fiscal est juste. Il sera maintenu. » Re-fermez le re-ban. Parisot écoutait, doctement planquée sous la table, aussi Eric Beuark précisa « on n’est pas des voleurs lorsqu’on gagne de l’argent en France », d’ailleurs « avec Christine Lagarde, nous avons plafonné les niches. » Ce qui, pour des toutous médéfiens, est bien le minimum. De son côté Sarko, qu’on avait pas trop entendu au sujet de la grève, ne se priva pas pour défendre haut et fort ses copains les riches. En visite dans une usine, il lâcha au sujet du même bouclier « j’ai pas été élu, moi, pour augmenter les impôts. Si y’en a que ça démange d’augmenter les impôts, vous aurez l’embarras du choix aux prochaines élections ! » On a déjà relevé, ici, la gouaille préfabriquée du Sarko-des-usines. Lequel, décidemment, est persuadé que pour faire peuple il faut faire vulgaire. Il a pas besoin de se forcer.

 

     Laissons cette bande de gougnafiers grogner autour de leur « bouclier », fouillons d’autres bennes à ordures, du côté du Vatican, tiens. Une fois que Benoît 16-64 eut lâché que le préservatif ne faisait qu’aggraver l’épidémie de sida, furent convoqué sur les plateaux tout  ce que la curie romaine compte comme raclures de haut vol. Ainsi l’abbé de La Morandais, médiatique corbeau coassant en radio, éclaira la pensée papale. Ce que voulait dire le Très Saint Pire c’est que « si y’avait pas de préservatifs, il y aurait moins de vagabondage sexuel. » Donc moins de sida. CQFD. Encore La Morandais minora-t-il la glose du boss. On rappellera que Jean-Paul II prônait, lui, la fidélité. Benoît va carrément plus loin, et en pince pour l’abstinence. Que proposera le prochain pape, la castration de masse ?

On connaît des méthode plus douces (quoi que…), dont celle consistant à imposer, dans chaque chambre, le portrait officiel de la Boutin-tamarre. Un coup d’œil à sa tronche et hop !, le minaret de chair ramollit jusqu’à la flasquitude. Efficace et pas cher.

 

     Pendant que les ratichons cherchaient le meilleur moyen de nous couper les couilles, sainte-Bernadette Chirac recevait, des mains de Sarkozy, une grosse médaille en chocolat. « Vous avez su vous faire un prénom, c’était pas évident, avec Jacques.» Jacques qui ? « En terme de personnalité, quand même, il  prenait de la place. » Quand même… Mais pourquoi cette phrase au passé, il est mort, Chirac ? Ah pardon, j’ignorais.

 

                                                                                                 Frédo Ladrisse.

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

Négligeant (volontairement ?) de prendre langue avec Sarkozy, Barack Obama vient par contre d’écrire à…


                 -  
Christine Boutin ?
    
      - Bernard Thibault ?
      - Jacques Chirac ?

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:50

 

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Total : 14 milliards de bénéfices (le plus gros jamais réalisé par une entreprise française), 550 suppressions de postes. Commentaire de Fillon : Total est « une des plus belles entreprises françaises. » Pas de doute, c’est l’exemple à suivre. Dans le même mouvement, et songeant à la grève du 19 mars, Fillon prévient d’emblée qu’il n’y aura, en matière de salaires, « aucune enveloppe supplémentaire. » L’Etat n’aurait plus les moyens de payer les timbres. Sauf en cas de gros mandats à envoyer aux banques, évidemment. « Il y a une gestion de la crise dans la durée qui doit être prise en compte par tout le monde », susurre Fillon le fielleux. Faut croire que certains, dont Total, ne sont pas « tout le monde ».

 

     Une autre, que travaille la grève qui vient, c’est bien sûr la mère Parisot. Reprenant son vieux numéro : avant la grève la jouer doucereuse, après la grève se répandre en baveuses lamentations, pour l’heure elle se fait solidaire : « je comprends l’angoisse des salariés, elle est partagée par tous les chefs d’entreprise ». Tous ? Même celui de Total ? Quoi qu’il en soit la Parisot se remet mal de l’épisode guadeloupéen, et d’avoir vu là-bas ses troupes mordre la poussière. Suintant de trouille à l’idée que ce mouvement puisse servir d’exemple, elle poursuit sa croisade anti-LKP, lequel « sème un véritable climat de terreur. » Chez les patrons ? Rien de plus normal… Ensuite, elle caresse son Chérèque dans le sens du poil de barbe : « le LKP ne ressemble en rien aux syndicats de métropole, autrement constructifs et responsables. » Ça, dans la bouche de la Parisot, on peut pas vraiment dire que ça soit un compliment. « Responsables », dans ce contexte, signifie « collaboration », et Parisot s’en félicite : « avec les syndicats, on se parle, on s’envoie des SMS. »  A 2M1 cherek, biz… TG tibo… Désormais, les négociations se font par textos interposés. On comprend mieux pourquoi à chaque fois ça foire. Tous ds lar U, K-marades !

 

     Et au PS, qu’est-ce qui se passe mal ? On rejoue Clochemerle en Limousin, le parachuté là-bas pour les européennes s’étant mangé, lors du vote des militants, 80 %  contre lui. Une broutille. Pour Claude Bartolone, « une petite révolte. » Pour Peillon, « des bisbilles internes. » Quant à Aubry, elle rappelle que « l’essentiel, ce n’est pas la petite cuisine », et donc maintien « son » candidat. C’était notre rubrique la démocratie interne en pratique !

Marine Le Pen aussi est dans les starting block. Après nous avoir révélé qu’elle « n’a pas de complexe d’Œdipe vis-à-vis de [son] père » (ce qui nous en fait une belle, de jambe), elle  lance, à propos des élections : « je pense qu’il peut y avoir des surprises », même si elle avoue que « les gens ont peut-être eu tendance à nous oublier. » T’inquiètes Marine, on vous oublie pas, non non non, on fera pas cette erreur-là. 

 

     Une autre, qui n’oublie ni ne pardonne, c’est Nadine Morano,  députée Ump. La semaine dernière elle nous était rendue quasiment sympathique par le fait de s’être bastonnée contre la Boutin de choc, sur la question du droit à l’homoparentalité. Aujourd’hui, patatras, elle se révèle telle qu’en elle-même : en pleine discussion sur la loi HADOPI (vous savez, le panpan fèfèsse législatif promis aux pirateurs du net), elle porte plainte contre Youtube et Dailymotion, lesquels ont reçu l’injonction de livrer les adresses des internautes ayant postés quelques insultes à son endroit. Une première, qui risque d’avoir pour conclusion la condamnation, bien réelle, desdits internautes. Pour ne pas recevoir au petit matin la visite de keufs pas cyber du tout, on évitera donc d’insulter cette sale c…., cette enfl… de Morano, qui se la joue petit k.po du net et b..gle telle une gr..se v.che dès qu’on la traite de méchante femme. Par ailleurs, on attend avec gourmandise qu’un petit plaisantin crée le site permettant d’insulter anonymement la dame. Ça ne saurait tarder.

 

     Police, milice, justice… La vie serait bien triste sans les sorties clownesques d’un Juppé (au hasard). Son souci à lui est très simple : comment continuer d’exister quand on est plus personne ? Une des solutions consiste à faire comme les Anciens, et pondre un livre (du moins le signer). Le titre du dernier opuscule commis par l’amer Alain ?« Je ne mangerai plus de cerises en hiver. » Ah, pourquoi ? C’est devenu trop cher ?

 

                                                                                        Frédo Ladrisse.

 

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds, tu gagnes une plume, ou presque :

 

Récemment Ségolène Royal donnait SA solution aux soucis divers et variés que connaissent les Antilles françaises. Il s’agirait de :

 

  • baisser de 80% le prix du litre de rhum
  • imposer son portrait dans toutes les écoles d’outre-mer
  • nommer un ministre par DOM

 

Alors alors ??  Pas facile, hein…

    

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 18:10

 

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? La Boutin, la réelle, pas son avatar en forme de visiteuse de prison, non, LA Boutin, l’hystéromophobe de service, est de retour sur nos écrans : elle revient, et elle n’est pas contente…Craignant que le futur « statut du beau parent » ne soit une reconnaissance déguisée de l’homoparentalité, elle prévient que « ça,  je ne l’accepterai pas ! ». Eh oh ! On t’a demandé ton avis, cruche ? Comme le souligne à juste titre Nadine Morano (pourtant pure Ump et secrétaire d’Etat à la famille en sus), la « posture passéiste et idéologique » de la grenouille de béni-bénitier ne se justifie en rien : « Mme Boutin a en charge le logement. » Et toc. Mais la pasionaria de notre seigneur Jésus cuit, qui l’eut cru ?, insiste et ne désarme pas: « l’enfant, pour se structurer, a besoin d’une maman et d’un papa. » La famille vue par Boutin-touin, ça vous a des airs de pub pour l’ami Ricoré-l’ami-du-petit-déjeûner, à vous faire vomir votre chicorée du matin. De toute façon, selon elle, « ce n’est pas le moment de soulever ce genre de débat. » Ah, pourquoi ? Parce « qu’en ce moment, le corps social est très fragilisé, compte tenu de la crise. » Nous y voilà ! « En ce moment, le corps social, il est plutôt en train de chercher du boulot. » Alors on va pas en plus le saouler avec des histoires de pédés qui veulent adopter un gosse, hein! La crise, qu’on vous dit. Les homos devront donc attendre que le CAC 40 remonte pour que le sujet soit, peut-être, quand « ce sera le moment », sérieusement abordé.

       Cerise sur l’étron : devinez qui s’invite dans ce débat rance à souhait ? L’imbitable Vanneste, bien sûr ! Député bien connu pour ses sorties homophobes, le titre d’un post récent sur son blog parle de lui même : « Ni beaux… ni parents ! » Non mais t’as vu ta gueule, Vanneste ?! Et l’horripilant de dénoncer, dans son cybertorchon, le « très médiatique lobbie de la cause homosexuelle. » Décidemment, ils sont partout.

 

     Partout, ils le sont, les grévistes, les manifestants, les grognards. Sarkoléon a beau beugler qu’envers et contre tout « les réformes se poursuivront », la garde meurt, et se rend. Même le légendaire optimisme de Bachelot ne résiste pas à la vague, on sent qu’elle n’y croit plus : « les jeunes médecins, si ils sortent dans la rue, c’est comme le dentifrice dans le tube : on ne les fera jamais re-rentrer. » Quelle artiste! Il y a du Prévert chez Roselyne. N’empêche, elle a pas tort (surtout pour le dentifrice.) Partout, les luttes ne cessent de se multiplier, avec leur cortège de revendications. Au point que, lorsque la ministre de l’Intérieur déclare que le type qui envoie par courrier des balles de 9 mm à quelques hommes politiques doit «vraisemblablement être une personne dérangée », on se dit que les suspects se comptent par centaine de milliers, tant sont légions, en ce moment, les individus « dérangées » par la sarkonnerie ambiante. 

 

     En Guadeloupe, combien de « dérangés » ? Après avoir donné l’exemple, l’île renoue bon an mal an avec une routine faite d’humiliation, de vie chère, d’exploitation. Et sans que, sur le fond, rien ne soit réellement réglé. Le « dialogue social », comme disent ceux qui y croient encore, se résume aux invectives. Pendant que Elie Domota, leader du Lkp, prévient à juste titre ne pas vouloir laisser «  une bande de békés rétablir l’esclavage », Frédéric Levèbvre, porte-parole de l’Ump, dénonce « les opérations d’intimidation menées par les tontons macoutes du Lkp. » En guise de comparaison, on aurait pas su trouver pire. Dans le même mouvement, un entrepreneur béké dont on s’est empressé d’oublier jusqu’au nom témoigne, pour sa part, avoir « la conviction que ce mouvement subversif avait pour but de prendre le pouvoir. » Rien de moins. Et de conclure : « l’avenir est bien gris, sous les cocotiers. » Le ti punch est amer, depuis que l’esclave est debout ? En attendant, comme, ce mardi, la Réunion prend la relève, on se prend à imaginer une grève générale tournante, 2 mois la Guadeloupe, 2 mois la Martinique, 2 mois la Réunion et ensuite, on refait le tour !  Plus jouissif serait de la voir, cette grève, s’étaler vers Vesoul, Châlon-sur-Marne, ou Gap-la-rebelle ! Paris ? Faut pas rêver.

 

     Eux ont rêvé, les barackophiles, et le réveil est douloureux. Concernant les pratiques de l’armée, de la CIA etc (au premier rang desquelles l’utilisation de la torture), le candidat Obama avait promis une « commission vérité ». Commission que le président Obama s’est empressé d’enterrer. « Cela m’intéresse davantage de regarder vers l’avant, plutôt que de regarder en arrière. » Facile… Alors, les obamaniaques, on dit plus rien ? C’est pas drôle hein, de s’être fait eu. C’est pas faute de vous avoir prévenu : le père Noël, même noir, n’existe pas.

 

     Pour finir sur une note plus fun (quoi que…), une petite leçon de novlangue : depuis peu, la SNCF travaille à ce que ses agents s’habituent à ne plus dire « gare », en parlant de la gare. « Gare », c’est ringard, d’ailleurs dans « ringard » il y a « gare », ce qui est bien la preuve que... Désormais il leur faudra donc ne plus dire « gare », mais « pôle d’échange. »  Tellement plus groovy... Bon, pour me remettre d’autant de niaiserie, je vais me jeter un demi au buffet du pôle d’échange, moi.

 

                                                                                              Frédo Ladrisse

 

La question de l’autruche que tu liras nulle part ailleurs et que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

En 1995, Christine Boutin décrocha le titre de :

  • Miss Montargis-nord
  • Personnalité politique ayant les cheveux les plus gras
  • Consultant du conseil pontifical pour la famille, auprès du Vatican
(Dernière minute : « La Mésange » me souffle dans le blog qu’aucun des trois ne s’exclue, bien au contraire !)
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Published by Quand l'autruche eternue... - dans politique
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