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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 10:54

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Des plaintes, des lamentations, montant de Rio qui, pas de chance, écope des jeux olympiques. Au moins, la suffisance boudeuse de Delanoë et consorts auront évité à Paris, ville non-candidate cette fois, le massacre urbanistique social et politique qu’implique toute moderne olympiade.  Souhaitons bonne chance, et bon voyage, aux habitants des favelas lesquels, par la grâce des Jeux, se verront déplacés de quelques centaines de kilomètres, histoire de faire place nette. Et que le meilleur gagne, ah ah.

     A France Telecom aussi, on a le culte des vainqueurs. Chaque nouveau suicidé fait office de mauvais perdant,  à la limite de tricheur. Aussi, nous saurons nous souvenir longtemps de la sortie de Didier Lombard, Pdg à la petite semelle, lequel envoyait l’autre jour valser, d’un coup de tatane énervé, la mémoire des morts pour Orange — y a-t-il décès plus absurde ?, et estimait qu’il était temps de « mettre un point d’arrêt à cette mode du suicide. » Immédiatement fut soulevée, par les syndicats mais pas que, la question de la démission de ce porc. Le gros Bertrand, de l’Ump, brave truie solidaire, s’empressait alors de répondre que « la démission de Didier Lombard était hors-sujet. » Et, comme la gente porcine qui dirige ce pays n’est plus à une cochonceté près, remuait du groin, poussait l’avantage: « A France Telecom, les syndicats aussi sont désemparés, n’ont rien vu venir. Est-ce qu’ils devraient démissionner ? » Tss tss… Pas sympathique, cette sortie, à l’égard de tes amis Cgteux ou Cfdtraîtres, cogestionnaires de la baraque à vendre de l’Orange en vrac. Puis Xavier Bertrand d’achever : « qui peut dire qui est responsable d’un suicide ? Si vous en êtes capables, alors vous êtes très forts. » Sans être réellement très forts, il est tout de même permis de penser que 24 suicides, 24 morts ayant pris soin de signaler le lien direct entre leur geste et les conditions dans lesquelles on les a contraint à exercer leur profession, cela fini par suffire. Non ? Il faut croire que non car, quelques jours plus tard, Christine Lagarde républicaine, ci-devant ministre des finances de la nationale porcherie, tenait à faire entendre qu’elle renouvelait sa « pleine et entière confiance à Didier Lombard. » Sic. Ainsi le promoteur du célèbre Time to move, formule aberrante s’il en est mais devenue, sous son règne, la devise des cadres du groupe, se voyait conforté dans son envie de pas mover, lui. Il bouge pas, il est bien, Lombard. Tellement à l’aise qu’il pilotera le nouveau plan de gestion du personnel, lequel se résume en : distribution gratuite de Lexomil pour tous, et n’oubliez pas s’il-vous-plaît de verrouiller les fenêtres.

     Et tandis que les employés de ce qui fut naguère un, comment disait-on déjà ? Un « service public », tandis, donc, que ces pauvres bougres s’essaient au saut de l’ange façon NYC 2001, ils font quoi, hein, les socialistes ? Ils se consultent. Ils s’interrogent. Pour tout dire, ils se cherchent. « Luttons contre notre morosité, notre découragement. C’est le moment de rebondir ! », lance un Benoît Hamon qu’on imagine shooté à l’euphorisant bas de gamme. Rebondir, certes, mais sur qui ? Organisons un vote !, s’exclame alors l’agonisant parti socialiste français. Ci-fait. Il y fut à peu près question de rien, de tout, de rénovation, comme on dit, parlant d’une bâtisse en ruine, de parité homme/femme parce que ça en jette toujours, et de non-cumul des mandats. « Une façon de régler le cumul des mandats, c’est de les perdre tous », conclut François Hollande, en authentique rabat-joie. Selon les mauvaises langues, et malgré les chiffres claironnés par une Martine Aubry plus Zedong que jamais, un maigre petit tiers des militants Ps se seraient sortis les doigts du cul pour se bouger jusqu’aux bureaux de vote. Ils n’y croient plus, ou bien ?

     Peut-être lesdits militants étaient-ils trop affairés à apposer, cette semaine, leur paraphe au bas d’une des pétitions de soutien au cinéaste Polanski ? L’homme, par lequel on a appris que même en paradis helvétique il existe quelque chose comme des prisons, a en effet ému son monde. Selon le principe bien connu d’autoprotection des élites, tout ce que la porcherie compte, à droite comme à gauche, de représentants de la bienpensance, s’est effarouchée à la vue de l’artiste menotté. Frédéric Mitterrand, ministre (à ce qu’on dit) : « j’apporte mon soutien à Roman Polanski, en tant qu’épris de justice, et de beauté. » Magnifique. On la refait, Frédo ? « Tous les Français doivent être derrière Roman Polanski ! », s’écria alors le ministre, sans même s’imaginer que, tous, l’air de rien ça fait beaucoup de monde.  Il en alla ainsi durant toute la semaine, beuglements de vierges écartelées et larmes de crocos: libérez Polanski ! Il va sans dire que le garçon, malmené à la suite d’une affaire de mœurs vieille de plus de trente ans, n’a rien à faire en tôle. Il va sans dire que personne n’a rien à faire en tôle. Libérez Polanski ? Pendant que vous y êtes, libérez tous les autres. Cap ou pas cap, les petits Suisses ? Dans le concert des soutiens cinématomafieux déroulé sur les ondes, qu’il nous soit cependant permis de distinguer l’actrice Elsa Zylberstein, palme d’or du plus gros verrat, qui crut bon de préciser « en plus, il l’a même pas violée, la fille. »

     Dans le même registre : le flic auteur du tir de flashball qui a fait perdre un œil à un manifestant à Montreuil cet été vient d’être mis en examen. Quel rapport, me direz-vous ? C’est pourtant évident : lui non plus, ne l’a pas violé. Ce membre de la Bac moins dix, malgré sa mise en examen, est ressorti libre des locaux de la justice porcine. Pire, il continue d’exercer son métier de tue-qui-bouge-trop. Le juge lui a cependant interdit de porter une arme, ce qui en soi constitue une atteinte au droit de flinguer, base du boulot dans la flicaille. Comme dirait Berlusconi, saloperie de merde de juge rouge !

     Montreuil, Eric Woerth s’en fout.  Sait même pas où c’est. Woerth, ministre du budget du Sakozystan éternel, Woerth, hiératique balamouchi au nom sonnant comme rot sonore, n’en est pas moins poète à ses heures détendues. Son maître glisse-t-il dans un micro que « les paradis fiscaux, c’est terminé » ? Aussitôt, l’Eric s’empresse : « c’est vrai. Mais on ne passe pas comme ça du jour à la nuit, il y a toujours un peu d’aube. » Surtout, beaucoup de crépuscule. Plus loin, Baudelaire s’enferre : « je pense que les banques françaises sont en train de prendre une voie extraordinairement vertueuse. »  Les paradis artificiels aussi, c’est terminé ? Mais tandis que Woerth, lui aussi, pousse la chansonnette d’automne sur l’air de « libérez Polanski », une pub vient se glisser dans mon flux internautilique. On me propose, si j’ai bien compris, de télécharger un programme, « le traqueur », ça s’appelle. Sur fond de cible braquée sur une ville genre Googlearth, le Traqueur me propose, à partir de mon mobile, de «localiser mes amis, où qu’ils soient. » Brrr… Mes amis, je ne leur en veux pas à ce point ! C’est ensuite Sarkoléon qui crachote dans le poste un de ses bien démagos discours dont il a le secret, réclame « un contrôle renforcé des détenus dangereux ayant purgé leur peine. » Des hommes libres, quoi, mais qu’on  devrait pouvoir encore et encore traquer. Ça tombe bien, si on peut dire : depuis peu, aux Etats Unis, une firme propose une manière de Gps qui, couplé au fichier des flics, vous permet de savoir si d’anciens délinquants sexuels habitent le quartier. « Ils savent où vous habitez. Maintenant, c’est à vous de savoir si vous pouvez laisser vos enfants aller jouer dans le square. » Ce slogan vantant le mouchard, on le croirait écrit par Sarkozy lui-même.

 

                                                                                                                                                         Frédo Ladrisse.

 

               
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 11:25

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Reparler de Clearstream, où donc ? Partout, là et ailleurs, à droite, à gauche, saison 2 d’un mauvais feuilleton  qu’on nous tartinera tout le mois à longueur de papier-cul journal. Règlements de comptes à Ok crotales, et presse de water closet. On se rappelle, sur le coup, ce vieil anar d’Henri  Jeanson, son bon mot envoyé à un journaleux, un jour de caca nerveux : « monsieur, je vous ai lu ce matin d’un derrière distrait. » Distraire nos fesses, donc, à nous faire chiasser du Clearstream sans même la promesse d’une douceur type Lotus triple épaisseur.


     L’autruche, là, serre l’anus, évite ces gogues, ne parlera pas plus que ça de Clearstream car, tandis que d’aucuns se torchent aux listings magouillés, d’autres se font rafler par les flics placés sous les ordres du digne héritier de Doriot, j’ai nommé le ministre Besson. Ça rase un campement à Calais comme naguère ça mettait à bas un ghetto, mais ça s’offusquera d’être comparé au pire. Ça embarque des centaines de migrants, ça vous les parque, ça vous les trie, ça vous les expédie à l’autre bout du pays et ça se vexera encore d’être mis dans le même sac que l’engeance collaborationniste. Plus tard, ça dit : « il y aura des retours forcés pour les personnes qui n’ont pas optés pour le retour volontaire. » Une lapalissade parfaitement assumée. Comme dirait son pote Hortefeux : les bougnoules ont le choix. C’est Besson, c’est ministre et c’est sûr de lui, mais c’est tellement bête comme ses genoux que ça ajoute tout de go : « je ne suis pas spécialiste de l’Afghanistan, mais d’après ce qu’on me dit il y a des zones qui sont sûres, où il n’y a pas de problème et où vous pouvez reconduire des personnes chez elles. » Chez elles, pff… Naguère, certains fonctionnaires allemands, pas spécialistes de la Pologne, écoutaient eux aussi ce qu’on leur disait et, d’après ce qu’on leur disait, les juifs qu’on envoyait dans les camps de travail étaient très bien traités. Comparaison exagérée? Je l’espère: on verra. On verra quand ce sera trop tard. Voir à retardement est une spécialité, une fâcheuse habitude trop souvent constatée chez ceux que l’ambition, l’arrogance et le goût du pouvoir, ont placés dans la position de décider qui doit, ou non, être confronté au risque d’une mort prématurée. Personne, pas même le ministre — non spécialiste déclaré —, ne doute que ces retours, qu’ils soient volontaires ou forcés, ne s’achèvent en la production de quelques nouveaux cadavres. Seulement : Besson s’en fout. Tout affairé à la poursuite d’une carrière grêlée de renoncements et couardises, il ne saurait trouver le temps de s’arrêter sur le sort auquel il condamne ces gens, d’ailleurs son Blackberry sonne, pardon, excusez-le, allooo ? Certains prétendent, mauvaises langues, que ces derniers temps le ministre avait à cœur de donner des gages de bonne volonté à ses petits camarades pétainosarkozystes. C’est fait. Sur le dos des migrants de Calais, c’est prouvé, Besson est un dur. Est un pur. Il est fait de ce cuir dans lequel on taille les schlagues.


     Loin de Calais, du côté de Pittsburgh youessaïe, vingt zozos réunis en une macabre farandole réfléchissent à comment sauver le capitalisme, cet engin de mort. Il faut d’abord calmer la colère qui monte, donner des gages aux peuples qui, sans cela, pourraient bien foutre à bas ce qui les étouffe  et les tue. « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est terminé », lâche par exemple un Sarkozy dont le moins qu’on puisse dire est qu’il sait jusqu’à où nous prendre pour des ânes. Ah, aussi, y’a la crise, ce fantastique outil à produire de la peur et de l’apathie, la crise qui nous tient à la niche, à la manière d’une mauvaise laisse. Aussi Pittsburgh insiste, non, la crise n’est pas derrière nous. Selon Christine Lagarde, elle « ne finira pas tant qu’on n’aura pas traité le mal à la racine. » Nous en sommes bien d’accord. Nous le serions moins, à coups sûrs, dès lors qu’il s’agirait de mettre un nom sur ce mal. Et sur la façon de le traiter. Mais Lagarde ne s’attarde pas sur le sujet, ayant d’autres chats à fouetter, puisque c’est elle qui pilote la réforme de La Poste, autre nom de sa privatisation. A la question de savoir pourquoi le gouvernement a refusé d’organiser un référendum à ce sujet, la dame sort l’argument qui tue : « on ne va pas faire des référendums à longueur de temps ! » Est-il nécessaire de rappeler que le  dernier date de 2005 ? Certes, mais faudrait pas abuser, envoyer l’électeur aux urnes pour un détail comme La Poste : « il y a des limites à la bonne volonté des Français », ose alors la ministre, sans même se rendre compte à quel point elle est dans le vrai. Ces limites, en effet, risque bien d’être atteintes quand sera effectif le lien entre la grande braderie des services publics et les cours de la bourse, repartis à la hausse. Car elle remonte, oui ! Mercredi dernier elle franchit son meilleur seuil depuis un an. Cependant, attention : comme l’explique J.C. Dourret, analyste financier, « on est jamais à l’abri d’une correction. » C’est pour quand, la fessée ?


    En attendant le panpan cucul promis aux garnements du CACAC40, penchons-nous sur le sort d’autres canailles, qui nous sont autrement plus chères. Braves petits, dont on nous dit qu’ils ont tellement entendus parlé de la fouille des cartables — sujet sur lequel Darcos ne savait pas tenir sa langue — qu’ils sont désormais parfaitement au courant de leurs droits, en conséquence refusent, systématiquement, d’ouvrir leurs sacs. D’où l’abandon de la mesure, par le ministre Chatel : «Nous avons beaucoup discuté et nous avons considéré qu’à ce stade il n’y avait pas nécessité de légiférer.» Tu Parles, Charles. C’était tout simplement devenu inapplicable. On apprend également, à l’occasion de la journée du refus de l’échec scolaire — une journée par an, hein, le reste du temps on le tolère , qu’un élève sur trois a « mal au ventre tous les matins en se rendant au collège », que plus d’un tiers affirme s’y ennuyer, quand 22% d’entre eux déclarent « ne pas comprendre les cours et les consignes. » La moitié des élèves dit ne jamais lever le doigt, « de peur de se tromper. » Pas de doutes, on nage en pleine réussite. Si au moins les vieux cons que nous sommes savaient se mettre, un brin, à leur place… Pour ma part, je suis persuadé que pas un adulte ne supporterait ni n’accepterait de passer ses journées assis, à pas moufter, à attendre l’heure de la récré sans rien capter de ce que dit le prof, et ceci durant des années. Mais pour les parents, l’essentiel est ailleurs. Dans les notes, les contrôles, les bulletins scolaires. L’élève est sommé de réussir, quoi qu’il lui en coûte par ailleurs. Fort heureusement, certains d’entre eux, hauts comme trois pommes, ont déjà décelé le piège : pas très loin d’un collège, l’autre jour j’ai lu ça, tracé au marqueur, sur un banc : « si tu as les clefs de la réussite, alors fais-nous un double. »

 

                                                                                         Frédo Ladrisse.

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 17:12

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Le sombre Henri Guaino, conseiller spécial de Sarko, se lamentant au sujet de son pote Hortefeux. Ses malheurs proviendraient de ce qu’internet est trop libre, pas assez sous contrôle, la preuve, on peut y diffuser des images non visées par le Ministère de l’Information et de l’Identité Franco-française, un comble ! Ça ne saurait durer : « on a commencé à réguler internet avec la loi hadopi, on va continuer. » Nous voilà prévenu, la toile n’échappera pas au contrôle de ces messieurs, et devra cesser de narguer les grands balamouchis du Sarkozystan éternel. Une mise au pas s’impose, puisqu’ « il ne peut y avoir des zones de non-droit, des zones de non-morale », tonne Guaino, tout rougeaud. Arrêtons-nous un court instant sur cette déclaration qui, nous n’en doutons pas, fera jurisprudence. Elle inaugure une nouvelle ère, ouvre un nouveau chapitre de l’épopée lepénosarkopétainiste, puisqu’aussi bien le droit, c’est-à-dire la justice, se retrouve là, en une phrase, confondu, voir fondu, dans le galimatias d’une morale justement tenue à distance par la justice traditionnelle, et dont l’homme de loi véritable toujours se méfiera comme du pire choléra.


    Mais la stratégie est connue, qui convoque la morale à seule fin de faire taire, enfin !, ces galopins de l’internet ayant l’audace de desserrer le carcan d’une information calibrée selon les désirs de nos princes. Aussi, seuls quelques naïfs s’étonneront de trouver, chez les plus ardents partisans de la mise au pas internautique, quelques antiques journaleux et autres plumitifs aux ergots émoussés. C’est qu’ils sentent, ces baveux, qu’on menace leur monopole, et donc la rente qui va avec. Lèche-talonnettes patentés, ils s’apeurent à voir branler leur podium d’opérette et leur position, enviée, au prétexte que des gamins, armés de leurs seuls portables, filment la vérité ensuite, la diffusent, bref, font ce que eux ne font plus : produire de l’information. Dans la catégorie de ceux dont le trouillomètre s’affole, Alain Duhamel n’est pas loin d’obtenir la chiasse d’or. Est-il nécessaire de rappeler que ce chauve indéboulonnable bien qu’à la moumoute décalée, était déjà chroniqueur au Monde en 1963 ? Le bonhomme prouve à lui seul que le formol distillé sous les ors de la République, présente quelques vertus en terme de conservation. Que dit-il, Duhamel, au sujet des soucis de ce pauvre Hortefeux ? « Une fois de plus, la toile a imposé son règne. » S’ensuit une série de digressions censées démontrer, pour faire court, qu’internet=nazisme. « C’est de l’information sauvage, du journalisme barbare, de la traque totale ! », s’étrangle-t-il, en agonie. Est-il à ce point schizophrène, le  Alain Duhamel, pour traiter de barbares les quidams de base qui fournissent quotidiennement de la matière aux médias pour lesquels travaille un certain Duhamel, Alain ? Car enfin, on ne sache pas que Libération crache sur les contributions de lecteurs, pêchées sur son site et ensuite publiées—d’autant que ça lui coûte queue dalle —, ni que les chaînes de téloche rechignent à diffuser des images captées via les téléphones portables, pour peu qu’elles croustillent. Dealer surpris en plein bizness, djeuns  qui caillassent les keufs, voiture en flammes, ça c’est bon a diffuser, ça, plus question, là, de traque totale. Mais, dans le cas qui nous occupe, les malotrus ont eu le culot de s’en prendre au monde politique, chasse gardée de l’Alain et de ses congénères. Dans ce cas de figure, et dans celui-ci uniquement, il n’est que grand temps, selon lui, de dénoncer le « despotisme de la transparence. » Rien de moins. Quelques lignes plus bas, notre internetophobe met un intéressant bémol à son délirium antiweb : « bien sûr, lorsqu’il s’agit de sites professionnels, animés par des journalistes de métier, les risques diminuent, les inconvénients se relativisent. » Notez  qu’ils ne disparaissent pas, mais enfin… tant qu’ils restent entre eux, entre gens de presse bien pensée, tout risque de transgression des règles apprises dès le berceau des écoles de journalisme, lui semble à peu près évité. Plus bas encore — c’est bien le mot —, cet homme qui jouait, enfant, avec la grand tante d’Annne-Aymone Giscard d’Estaing, ce septuagénaire ampoulé grignoté par la haine de tout ce qui peut avoir le goût d’un commencement de liberté, donne son avis d’homme du passé sur l’avenir de ce qu’il appelle journalisme barbare, de ce que j’appellerais moi une information libérée : « la vidéo des amateurs démontre qu’une prouesse technique peut tourner au désastre éthique, et mental. » Désastre mental, écrit-il. Si si. En quoi le fait de filmer un ministre de l’intérieur en train de commettre une blague raciste ressortirait du désastre mental ? Cela, Duhamel ne le dit pas. Il est possible, et même probable que, à l’instar de Guaino, c’est de désastre moral dont voulait parler le monsieur. Mais avec l’âge, c’est terrible: on fini par confondre les mots... Peu importe, au final. L’essentiel, pour Duhamel, est de stigmatiser les amateurs, véritables dangers, au regard desquels les journalistes de métier seraient comme des garde-fous, nous préservant de ce désastre éthique et mental, qui menace. Dès lors, les amis, un mot d’ordre s’impose: continuez d’écrire, de filmer, diffusez, diffusez… Si ça peut aider Duhamel à faire complètement sous lui, c’est toujours ça de gagné.

                                                                                                      Frédo Ladrisse.              

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 22:58

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Alors comme ça, paraîtrait que le Brice Hortefeux-follet serait raciste ? Etonnant, vous m’en direz tant! Au cœur des pleureuses qui redécouvrent l’eau chaude lepéniste dans laquelle baignent ces gens-là, on conseillera de relire certaines déclarations du sinistre de l’Intérieur, pas d’hier, les déclarations, et pas piquée des hannetons. Au reste, un raciste place Beauvau, ça colle bien dans le paysage et ça ne dérange pas grand monde. « Je n’ai pas de temps à perdre avec ça », tranche Sarko. C’est vrai que s’il devait s’arrêter sur chaque dérapage islamo-arabo-africanophobe émanant du gouvernement, il s’en sortirait pas. Fadela Amara trouve, elle, que Brice Hortefeux « a de l’humour. » Si elle apprécie cet « humour », on lui conseille alors de se terminer le samedi soir dans les casernements. De son côté, Christine Lagarde — à laquelle, comme d’habitude, on avait rien demandé —, juge « incongru qu’on puisse penser qu’il y ait du racisme dans son cœur. » Dans son quoi ? Et l’intéressé de s’inviter à la rupture du jeûne du ramadan, histoire de bien montrer qu’il a rien contre les Arabes. Le ministère précise que c’était prévu depuis longtemps, et que ça n’a rien à voir avec l’affaire de la vidéo. Tu parles, Charles. Prend-nous pour des zouaves.

 

     Laissons-là les racistes, et allons faire un tour du côté des homophobes. Le député Vanneste était invité ce matin dans une émission de France Inter. Vanneste, souvenez-vous, pense que l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité, qu’elle constitue un danger pour l’humanité, ce genre de choses avec lesquelles Sarkozy n’a pas de temps à perdre. Isabelle Giordano, présentatrice de l’émission, annonçait ainsi l’homophobe : « vous intervenez en tant que député, mais aussi en tant que philosophe », rappelant fort judicieusement que le bonhomme fut un temps prof de philo. Ainsi valsent les étiquettes, au cœur du Sarkozystan : il suffit d’avoir enseigné une poignée d’années en lycée pour passer pour un philosophe. Lequel philosophe était reçu dans l’émission pour traiter du sujet de la désobéissance civile. Evidemment, il est contre. Evidemment, il travaille à ce que les sanctions envers les désobéissants soient aggravées, « surtout dans le cas des faucheurs d’Ogm. » Pourquoi eux, demandez-vous ? Un quelconque lobby ogm-ique se cacherait-il derrière une telle volonté de punir ? Mais écoutons le philosophe, puisqu’il   a une vision autrement plus large du problème. Ainsi, afin de dénoncer la désobéissance, cette sortie : « des gens qui envahissent une clinique afin d’empêcher un avortement, eh bien, ça va peut-être pas vous plaire, mais c’est aussi de la désobéissance civique. Ces gens, parce qu’ils pensent que le droit à la vie est sacré, s’opposent au droit commun. Voilà, ce n’est qu’un exemple. » Certainement choisi au hasard… Conclusion : sur une radio de service public se retrouve invité un homophobe notoire, sans que soit fait mention de ses frasques, de ses ennuis avec la justice, surtout, on le laisse étaler sa propagande pro-vie sans s’en émouvoir plus que ça. Rendons hommage à Paul Ariès, également présent dans le studio, qui a rappelé en quoi l’exemple des anti-avortement n’avait strictement rien à voir avec le cas des faucheurs volontaires. Paul Ariès qui, en fin d’émission, a été qualifié par Vanneste de « profondément antidémocrate. » Qu’elle est belle, la démocratie, vu par les lepénopétainosarkozystes !  Pour ne pas tout à fait sombrer dans la déprime, on retiendra le résultat du sondage internet, réalisé durant l’émission. A la question « seriez-vous prêts à désobéir pour un acte civique ? » le oui l’a emporté à 93,4 %. Bin y’a plus qu’à, alors… On vous attend, les gens ! Pas devant vos écrans, dans la rue !

 

     Désobéir ou pas ? Pour le petit soldat Copé, président du groupe Ump, la question ne se pose pas, bien sûr. Il admet cependant qu’ «en France, les gens supportent mal qu’on leur impose des choses sans en avoir discuté. » C’est embêtant, n’est-ce pas ? Fort heureusement — pour l’Ump —, en France, on discute, ensuite on impose. Voir le cas des retraites, les salaires bloqués, les privatisations, la hausse du forfait hospitalier, les… N’en jetez plus, ma benne est pleine. Mais qu’on ne s’y trompe pas : notre avenir, à défaut d’être entre de bonnes mains, est confié à la poigne de grands professionnels : « je pense que la politique est un métier, c’est comme artisan, pharmacien… » Magicien, pirate, proxénète ?  Non, pas pirate ! Eux c’est nos potes. Quoi qu’il en soit Copé en a « assez qu’on s’essuie les pieds à longueur de journée sur les hommes politiques. » Désolé, mes godasses sont propres, et je n’ai pas envie de les dégueulasser.  

 

     De même, je n’irai pas essuyer mes Converse sur la face de Berlusconi, même si l’envie ne manque pas. La Berlu, qui n’en finit plus de s’affronter à ce qui reste de medias transalpins non-soumis à son bon vouloir, s’est permis de lancer devant un parterre de jeunes : « ne lisez pas les journaux. » Fadela Amara va-t-elle trouver que lui aussi a de l’humour ? Qu’elle sache alors que ça n’en était pas, que Berlu était très sérieux, tout comme il l’est quand il affirme « je suis le meilleur chef de gouvernement italien depuis 150 ans. » Ni plus, ni moins. A Rome, où je me trouvais cet été, les berlusconeries lassent. Trouvant que la plaisanterie n’a que trop duré et n’est plus drôle, certains se tournent vers Paris pour s’en raconter de bien bonnes. C‘est qu’ils la connaissent, eux, la carrière de la Carla. Ma logeuse me confiait ainsi que « Carla Bruni à l’Elysée, c’est comme si Berlusconi épousait la Cicciolina. » Flatteuse comparaison, mais pour laquelle de ses dames ?

 

                                                                                  Frédo Ladrisse.  

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 20:47

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Il parait qu’Aubry a triché. Volé la victoire à Ségo. « On ne prend plus de gants, on bourre les urnes », aurait balancé l’un de ses potes de la fédération du Nord, lors de l’élection de la première secrétaire. En un mot comme en cent : l’autruche s’en bat les plumes, s’en tamponne le coquillard. Partout, en toute contrée, dès qu’il y a une urne ça magouille. De Perpignan à Libreville en passant par Kaboul, Téhéran, Washington DC, les mêmes pratiques ont court. Il y a cependant des magouilles bien plus désastreuses pour les peuples que celle ayant conduit à ce que blanc bonnet s’installe rue de Solferino, en lieu et place de bonnet blanc.

 

    Gabon, vous avez dit Gabon ? Eh oui, c’est reparti, Bongo père puis fils, entreprise de démolition d’un pays dont le sous-sol regorge de richesses, mais où la population crève. Elle se rebelle ? On la mate. Kouchner : « je regrette bien entendu ce qui s’est passé à Port-Gentil lieu principal des émeutes—  , mais voilà, c’est entre Gabonais, entre fractions et concurrents. » Aussi est-ce, très certainement, le fruit d’un malheureux hasard si les foules s’en sont prises aux symboles de la présence française, au premier rang desquels Total. Et le contingent de troufions qui stationnent au Gabon, 1000 en tout, bien de chez nous, qu’est-ce qu’il y fout ? Il s’est perdu ? Allez, tout est dit comme entre les lignes, dans le message que Sarkozy a envoyé à son copain Bongo : « je suis heureux de vous adresser mes félicitations et mes vœux de succès », commence-t-il, tout sirupeux. Plus loin, il « souhaite qu’avec votre concours, nos relations demeurent privilégiées, dans l’intérêt de nos deux pays. » On ne saurait être plus clair quand, sous les formules de circonstances, on voudrait faire entendre le son de la menace, à peine dissimulée. Depuis, tout est rentré dans l’ordre. Les affaires vont pouvoir reprendre.

 

     Puisque nous en sommes aux messages, aux officiels télégrammes, l’autruche ne résiste pas à l’envie de citer celui délivré par l’imbitable ministre de la culture, Mitterrand Frédéric, saluant la mémoire de Simon Jacques Eugène Berryer, autrement appelé Sim. « Elle était chouette sa gueule, et avec Sim, c’est l’un des comiques français les plus sympathiques qui nous a quittés. » Ne désespérons pas Billancourt : il nous en reste d’excellents, dont nous parlons ici chaque jour.

 

                                                                                                                                                             Frédo Ladrisse.
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 22:36

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Ça chiale dans les commissariats, à ce qu’il semblerait, ça use le mouchoir à carreaux à sécher ses larmes et se moucher. Crise de larmes chez les perdreaux, la faute à qui ? A Melissa, la méchante Melissa, bouh ! Présentatrice, sur M6, du magazine Zone interdite, elle recevait l’autre jour Brice Hortefeux-de-joie, au sujet du dialogue, ou plutôt de l’absence de dialogue, entre jeunes et policiers. Melissa, Theuriau de son nom, aurait apparemment un peu bousculé le ministre. Dans les jours qui suivirent, Alliance, syndicat de condés, réagissait vigoureusement, par la voix de son secrétaire général. Selon lui, la journaliste « a tenu des propos inadmissibles mettant en cause l’ensemble de nos collègues », snif. « Sans doute aveuglée par une haine non dissimulée de la police » — double snif dans le registre Mais pourquoi vous nous aimez pas ?! —, Theuriau aurait eu ce soir-là un « comportement extrêmement agressif », l’ayant amené à « salir l’ensemble des policiers, en énonçant sans discontinuer des accusations mensongères. » Puis, dans un courrier adressé à la direction de M6, Alliance demande à cette dernière de « prendre les mesures nécessaires vis-à-vis de M. Theuriau. » Autrement dit, ils veulent sa tête. A l’heure où sont écrites ces lignes, il semblerait que la chaîne hésite entre sacrifier sa journaliste sur l’autel du Respect dû à la Police Nationale, ou résister courageusement aux pressions des pandores, quitte à se fâcher avec eux — ce qui, bien entendu, en ces temps de mainmise des sarkolepénistes sur l’ensemble du monde médiatique, ne serait pas sans conséquence. Et, tandis que la direction hésite —un peu de cran, non mais !... Envoyez la maison poulaga se faire voir chez les Aztèques! —, la poulaille de base lâche sa hargne sur facebook. Sur ce réseau, d’après les vaches, la soi-disant haine de Theuriau envers la Police Française lui serait inspirée par son mari, un certain Jamel Debbouze. Un Arabe, quoi. Qui a grandi à Trappes, quoi. Qui ferait des spectacles, à ce qu’on dit, durant lesquels il se permettrait de moquer par endroit les flics, nos amis les bêtes. Finalement, tout s’explique ? Tu parles ! Si on avait besoin d’être marié à Jamel pour pas aimer les keufs, ça en ferait du monde dans son lit.

 

     Mais au fait, Melissa Theuriau, qu’est-ce qu’elle a dit de si terrible ? « Le dialogue jeunes-police est rompu », qu’elle a dit, constatant « un refus des jeunes de considérer les forces de l’ordre, et un refus de la police de se soumettre à un règlement », et des policiers qui « bafouent leur code de déontologie. »  Quelle haine, vraiment ! Quelles accusations mensongères ! « Dans beaucoup d’affaires récentes impliquant des policiers, ces fonctionnaires sont toujours en fonction », qu’elle s’est permis d’ajouter. Hortefeux-de-bengale, légèrement surpris que pour une fois la téloche ne vienne pas lui briquer son étoile de shérif, précise alors que les flics dont il est question ont été placés en garde à vue. « Et relâchés dans la journée », précise Theuriau, laquelle, visiblement, avait préparé l’interview, travaillé le dossier, bref, fait son travail. Et c’est visiblement ce qui lui est reproché.


    Pour accessoire qu’elle puisse paraître — une journaliste perd son boulot pour cause de trop grande gueule ? Bof, on va pas la plaindre non plus, et puis rien que de très classique : Frédéric Bonnaud sur Europe, Frédéric Pommier sur Inter, viennent d’être ainsi placardisés sans que ça émeuve grand monde —, l’affaire Melissa Theuriau n’en souligne pas moins le malaise récurrent qui gangrène notre belle police et qui tient en une phrase : nous, les flics, les gens nous aime pas, et le pire, c’est qu’on arrive pas à savoir pourquoi. Vraiment ? Cherchez bien…

 


                                                                                            Frédo ladrisse.

  Haute dose d'agressivité !! extrait de l'émission :


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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 22:46

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Ils vont bien nos guignols, ils se portent à merveille, de Frédéric Mitterrand qui, devant les jeunes Ump, précise qu’il se « sent bien en toutes circonstances » —pour preuve, « la semaine prochaine, je serai à la fête de l’Humanité » : comme si c’était, ça, signe de bonne santé !—, à François Bayrou, lequel affirme : « je suis dans la zen attitude. » Selon le  journaleux, ça s’expliquerait par le fait que le béarniais a profité de son été pour lire l’encyclique de Benoît XVI, ce dont, vous me l’accorderez, on se contrefout éperdument. Pourtant, à la Grande-Motte (il s’agit de la ville qui accueillait, ce week- end, l’université du Modem, il ne s’agit pas encore du surnom donné à Bayrou), à la Grande-Motte donc, les visages tendus le disputaient aux sourires crispés. Passe encore que Marielle de Sarnez, number two du parti, s’affiche avec le Ps, mais qu’elle partage l’affiche avec Robert Hue en a fait tousser quelques uns. Bennahmias, du Modem, l’avoue : « certains militants ont paniqué à cause de Robert Hue. » Où il se confirme que le centriste est cette petite chose molle, fragile, susceptible d’être effrayée à la seule vue d’un nain de jardin, lequel n’est même plus, aujourd’hui, membre du parti communiste. Au Modem, visiblement, on a la panique facile.

 

     Ségolène, elle, ne panique pas. Elle est plutôt du genre à chanter des cantiques, une flûte de champ’  à la main, pendant que coule le Titanic. Opposée à la taxe carbone, Ségo fait dans le lyrique teinté d’égotisme bêlant : « qui pouvait parler, si ce n’est moi ? », ose la Picto-Charentaise. Puis, baignée de lumière divine : « je suis dans la vérité des choses. » En vérité en vérité, je vous le dis je vous le dis, dame Royal ferait mieux d’arrêter de fumer son missel, elle commence à nous fatiguer. « Je sais que les Français pensent comme je pense », martèle l’Elue, toute à ses Voix. Et, lorsque les barons du sarkozystan se gaussent d’elle, « rien ne m’inquiète », susurre-t-elle, en un sourire quasi mystique.  De voix, il est à nouveau question un peu plus loin, dans son délire : « ma voix peut protéger de la destruction des acquis sociaux », amen. Sainte Ségo pratique-t-elle aussi l’imposition des mains ? J’avoue que ça m’arrangerait, y’a mon prurit qui revient. En conclusion du prêche, la dame explique doctement que si l’université d’été du parti socialiste n’a pas tourné au pugilat, c’est bien entendu grâce à elle, à cette bonté sans fond qui la caractérise, et à sa modestie, immense : « j’aurai pu faire tous les 20 heures, tous les médias, la veille, pour écraser la Rochelle. » C’est ballot. Elle nous a privés d’une bonne poilade.

 


                                                                                              Frédo Ladrisse.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 22:28

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Lors d’un périple dedans les gogues (en cet endroit je range les lectures importantes), je retombe sur le Figaro de mercredi dernier et sa Une aguichante, qui a dû faire saliver plus d’un garde-chiourme, dans les bahuts : « le retour en force des partisans de l’école traditionnelle », y est annoncé en gras, c’est le moins qu’on puisse dire. Bigre, les tenants de la blouse, de la Marseillaise entonnée dès le petit matin gris et des claques dans la gueule, auraient donc lancé leur ultime offensive ? A vrai dire, et à lire, sur le trône, le papier en pages intérieures, la victoire annoncée contre les « égalitaristes pédagogistes démagogues »  et autres gauchistes inconscients qui auraient pourri le système scolaire depuis un certain mois de Mai, cette victoire, est encore loin d’être certaine. Mais qui sont-ils, ces rois du coup de règle sur les doigts et des heures de colle en veux-tu en voilà ? D’obscurs néocons’, regrettant le « bon temps du petit Nicolas » (du nom de la bédé de Sempé, dont la version cinoche sort en salle sous peu), appuyés par de jeunes foutraques pour qui 1968, c’est, en France, l’année de la révolution bolchévique. Pour autant, ne sous-estimons pas leur capacité de nuisance. D’une part, ils sont écoutés, d’autre part ils peuvent être très, très fielleux. La preuve, Alain Finkielkraut se revendique de la petite bande.


     Et le Nicolas, l’autre, comment elle s’est passée, sa rentrée ? Jeudi, le Sarkoshow faisait une halte en Normandie, chez un équipementier automobile. On y a beaucoup parlé de chômage, mais on y a rien proposé. Pas une seule mesure, rien. Peau de bique. Au moins le déplacement fut-il l’occasion pour not’président de présenter sa vision, métaphysique, de la Grandeur : « un grand pays, c’est un pays qui fabrique des avions, des bateaux, des automobiles. » Liste non-exhaustive, serait-on tenté d’ajouter, car ce grand pays-là fabrique aussi des armes, des sous-marins, des bombes, des centrales nucléaires, des maisons d’arrêt, des... Libre à vous de compléter.


     Las ! C’est à l’étranger qu’on se marre, en ce début de week-end. Certes, Bongo fils, candidat de la France, a été curieusement élu — un de ses adversaires rappelant judicieusement que les résultats de l’élection ont été annoncé à Paris AVANT que de l’être au Gabon —, certes, cela fait un peu tripatouillage des urnes, mais enfin l’essentiel est sauf, et Total peut dormir sur ses deux oreilles de chacal. Non, pour rigoler un chouia, faut oublier un temps l’Afrique et se tourner vers le Japon. Là-bas, la femme du futur premier ministre est une drôlesse, un peu barjot. Figurez-vous, selon ses dires, qu’elle s’est déjà rendue sur la planète Vénus (suite à un enlèvement en soucoupe volante), et qu’elle a rencontré Tom Cruise dans une vie antérieure. Manquerait plus, la pauvre, qu’elle croise C. Bruni dans celle-ci.

 

                                                                                                                      Frédo Ladrisse.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:31

Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? La Bachelot met ses sabots roses aux enchères, sur le net... Une affaire, pensez : ses « Crocs », portés une fois en conseil des ministres – autrement dit, une pièce rare -, pour seulement 500 euros. Encore ne s’agit-il que de la dernière enchère, nul doute que cela va grimper. Pour une paire de cochoncetés en plastique, d’une mocheté intolérable et dont le prix à l’achat est de 20 euros environs, avouez que ça fait cher la sueur d’orteils, fussent-ils de ministre.


      Eric Besson, lui, sue aussi. On imagine, surtout la nuit. Œuvrer à enlever des enfants et à les expulser en profitant, pour ce faire, des vacances d’été, ça doit tout de même faire cauchemarder. Interrogé sur la pratique consistant à placer les mômes en centre de rétention, « non, je ne vais pas y mettre fin », a répondu Besson. La rétention d’enfants étant, à son sens, «assez rare » (242 placements, tout de même, en 2007), le ministre a rappelé que les parents sont « libres de choisir d’amener leurs enfants en centre de rétention, ou de les confier à l’extérieur. » Etant bien entendu que l’extérieur en question, c’est le plus souvent la police, et au mieux c’est la Ddass. Vous pensez qu’on touche là à l’extrême de la mauvaise foi, du cynisme le plus assumé ? Sachez alors que, pour Besson, foutre les mômes en tôle c’est aussi « respecter le maintien de l’unité familiale. » Laquelle unité, en ces temps de sarkopétainisme, est une chose sacrée. Pour ce qui concerne les expulsions, le ministre a tenu à rappeler que l’objectif, pour 2009, était de 27 000 reconduites à la frontière. « On respectera à peu près cet objectif », a confirmé Besson. Ah bon, parce que ça pourrait être plus ?

 

                                                                                                         Frédo Ladrisse.
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 22:40

Tirant tête hors du trou, qu'entends-je? Hortefeux-de-forêt, qui nous sert le refrain comme quoi paraîtrait que police et jeunesse de France ne s'apprécieraient que très moyennement. Ah, première nouvelle! Et le ministre, en roi Arthur, de se fendre d'une table ronde, pour y dire quoi? Que jeunes et policiers « doivent effectuer un bout de chemin l'un vers l'autre. » Mouais... Et à la fin flics et gamins dansent ensemble le Big Bisou ? N'empêche, certains professionnels du léchage de brodequins, invités par Hortefeux-de-paille, n'ont pas boudé leur plaisir, à l'image de Dominique Sopo, président de ce drôle de bidule antédiluvien qui a nom Sos Racisme: « le dialogue est engagé », qu'il dit. Re-Mouais. C'est tellement heureux de serrer la pogne du plus grand expulseur de France que ça ferait presque sous lui.


     Big Bisou endiablé, aussi, à l'université d'été du Medef. Ça plane à 15 000 pieds chez les forces-vives-de-la nation, pas si mécontents que ça d'une crise économique qui touche tout le monde, à part leurs gueules. Ça plane tant et si bien que le thème de cette année est: « à la recherche des temps nouveaux. » Un rapprochement entre le Medef et les Raéliens serait en cours que ça ne nous surprendrait pas plus que ça. « Trois jours de débat pour aller au-delà », proclame d'ailleurs la plaquette de présentation. Gare, tout cela sent le suicide collectif, ambiance temple solaire! Cependant, à la lecture de la liste des invités, on se prend à douter que cette patronale engeance décroche son billet pour Sirius: Borloo, Alliot-Marie, Mitterrand Frédéric,... Comment aller au-delà au sein d'un tel aréopage? Mais puisqu'Alain Prost lui-même doit venir s'y agréger, en matière de sortie de route tout redevient possible.


     Sinon, voilà, ce matin, j'ai moi-même conduit l'agneau à l'abattoir. Ma fille est entrée en sixième, j'ai assisté à ça. Dès les grilles, l'entrée, tout est dit: l'école primaire c'est, en matière de formatage/décérébrage/disciplinage, le stade artisanal. Avec le collège il est clair qu'on passe au stade industriel. Et je l'ai regardée s'éloigner, après l'appel rigoureux, je l'ai entendue crier « présente! » et partir, tête basse et en rang par deux, silence s'il-vous-plaît! Je n'ai rien pu faire d'autre que de penser à ces poussins, qui par centaines avancent sur le tapis roulant d'un élevage pas plus industriel que ces grosses boîtes grillagées dans lesquelles on déverse, chaque matin, nos gosses, les poussins, dans Wee feed the world, l'excellentissime film qui montre comment on est fous. Ensuite, on m'a collé dans une salle de classe avec les autres parents, contraints d'écouter des conneries durant plus de deux heures. Ça faisait bien longtemps que j'étais pas retourné en cours. Sûr, ça va me gâter le sommeil. Adieu mon petit poussin, mon ange, et bonjour les cauchemars.

 

                                                                                          Frédo Ladrisse.

 

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