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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 22:32

images-copie-18.jpgTirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Au feu, les pompiers, la maison qui brûle du cul… 11 mises en examen dans le cadre de viols collectifs présentés comme autant de bizutages classiques, et le corps (sic) d’élite (re-sic) des gymnastes sapeurs dissout, d’un coup de pompe magique. Avant que ça ne se dissolve, ça a dû s’en taper de la vieille bloquée par les flammes, ça a dû en sortir de grandioses échelles du slip bleu blanc beurk! Ne jamais oublier : les pompiers de Paris sont avant tout des militaires. Autrement dit, des brutes. Selon le commandant Glin, chef des pimpons morts de faim, « cette affaire éclabousse toute la brigade. » On ne saurait mieux dire.

     Dans le registre de la franche camaraderie sodomite, qu’il nous soit permis de citer cet autre chef d’œuvre de l’esprit, « l’association des amis de Nicolas Sarkozy. » Créée de fraîche date par Brice Hortefeux-nouille, elle a pour objectif de maintenir haut l’oriflamme du Sarkozystan-pour-mille-ans — lequel, finalement, en acheva péniblement cinq. « Ce n’est pas une démarche politique, c’est une démarche affective », nous assure Hortefeux-follet. Parce que ce qu’il lui faut, à Sarko, parce que ce qui désormais lui sied, c’est des poutous. Tout plein. Et venus de partout.

     Est-il bisouté assez, en les terres marocaines où il s’est réfugié avec force mallettes tel un brigand mondain? On ne sait. Le nain freaks, oint d’onguents bas de gamme, cavalcaderait à coups-sûrs si il savait monter — mais lui ne sait que descendre —, traverserait ses terres sans brider trop avant son pur-sang pékinois. Au lieu de ça, regardons-le jogger comme un branque le long du mur d’enceinte de sa nouvelle propriété, de ce palais, cadeau d’un émirati inspiré lequel crût jusqu’au bout en la victoire de son rachitique poulain. Il se murmure, au Maroc, que ce cadeau fut fait à l’occasion de la naissance de la petite Giuila. Donc, durant le quinquennat de pôpa. Ce sera peut-être un jour confirmé par un juge en France, cela, et les multiples forfaits commis par cet Ali Baba et ses CAC40 voleurs. Mon petit doigt me dit cependant que si ce mafieux devait un jour finir encagé, c’est que ce serait produit quelque chose comme la révolution.

     En attendant que le drapeau noir flotte sur nos plus hauts mâts et que Sarko dorme en prison saluons, comme il se doit, la nouvelle troupe de branquignoles installés sous les ors. Salut à toi, Nicole Bricq, salut à toi George Paul-Langevin, salut à Alain Vidalies, à Marie-Arlette Carlotti, Dominique Bertinotti et à la flopée d’inconnus, pauvres figures et pâles silhouettes à peine embarquées qu’on les croirait déjà, pour partie, débarquées. A leurs côtés posent les vieilles barbes et les chapons frottés à l’ail des années, dont Fabius — cet homme occupait Matignon quand j’étais occupé à redoubler ma sixième ! —, plus extravaguant encore, Sapin, Michel de son prénom, dont le patronyme indique assez qu’on le pensait, de long temps, raide, claqué, enseveli. Sinon, qui ? La Duflot, autrement appelée l’éolienne tant son cerveau prend bien le vent, Duflot, la rescapée d’Europe-de-l’Ouest-Ecologie-les-Verts-Bouteille-à-la-Mer, tendance lécheuse de tongs du moment qu’elles sont socialistes. « Je ne suis pas une ministre écologiste », qu’elle dit. Personne ne l’a prévenu qu’elle n’était même pas ministre ? Dans le registre des drôlesses on pourrait aussi s’attarder sur Aurélie Filipetti,  du ministère de la culture, dont l’action première fut d’aller se faire voir et rincer à Cannes, sans un mot bien évidemment pour les intermittents, de même qu’on pourrait s’étaler sur la môme Vallaud Belkacem, porte-parole du gouvernement, poupée kabyle de service aux allures de James Bond girl à la petite semaine, mais dont le glamour éculé ne fera pas longtemps illusion : « avec François Hollande, les Français vont pouvoir décider de mettre un banc là, un feu rouge ici » s’extasie la cruchonne. Cette fois n’en doutons pas, la révolution est en marche…

     Peut-être avancerait-elle, pas à pas et fussent-ils petits, si Manuel Valls ne guettait. Le tout nouveau patron de la maison poulaga n’est pas un perdreau de la veille, et s’il aime la carotte, il n’en dédaigne pas pour autant jouer à l’occasion du bâton. Ses états de service parlent pour le bonhomme. Ainsi, l’auteur de l’imbitable opus nommé « sécurité : la gauche peut tout changer », s’est-il fait, avec le temps, une spécialité des contre-vérités et dérapages contrôlés au sujet des « jeunes », des « banlieues », du « besoin de sécurité chez nos concitoyens» et autres galéjades qu’il serait, selon lui, dommage de laisser à la droite, comme la pétanque ou le Loto. Ainsi, en 2009, en balade sur le marché d’Evry, Valls le maire demanda à un de ses collaborateurs « tu me mets quelques Blancs, là, quelques Whites, quelques Blancos ! » Une sortie parmi d’autres, pour le pote d’Alain Bauer — docteur ès sécurité adoubé par la droite et le Fn réunis, théoricien puant de la « guerre des banlieues ». Valls, se définissant lui-même comme « défenseur de l’autorité, attaquée de toutes parts » (ah bon ?), fut par ailleurs l’un des trois seuls députés socialistes à ne pas voter contre l’instauration de l’état d’urgence, lors des émeutes de 2005. En un mot, Manuel Valls, c’est l’histoire d’un mec qui a fait carrière au Ps parce qu’à droite Pasqua et Pandraud prenaient toute la place. La « défense de l’autorité » à coup de taser et de flash ball a encore, n’en doutons pas, de beaux jours devant elle.

     Viendront aussi, comme il se doit, comme entre la poire et le fromage, entre les tours de piste de l’endormisseur Hollande et les vacances qui feront pause, ces dizaines de plans sociaux ressortis de sous le tapis, s’abattant en rafale sur les prolos, fussent-ils électeurs de gôche et dindon de la farce pas drôle. Quoi, on nous a menti ? Nous, en votons Ps on imaginait que… Eh non, même pas, et oui, tout faux : 30 000 emplois, à minima, devraient disparaître d’ici septembre, encore n’est-ce jamais que le début de la fin, maintenant que l’Europe entière est en voie de grécisation il n’y a aucune raison objective pour que la France en réchappe. Ici comme ailleurs, comme en ce moment au Québec, vous savez quoi ? Ce sera le feu. Non de joie, mais de hargne. Dès lors, vive le feu !


                                                                                                 Frédo Ladrisse.      

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Published by Quand l'autruche eternue... - dans politique
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