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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:14

38827388[1]Tirant tête hors du trou, mais qu’ois-je ? Est-ce assuré, les oilles, qu’il Papa en personne autoriserait désormais le port du préservatif ? Alléluia mes frères, le Vatican se réveille et sort de trente ans de sommeil, belle au Benoît dormant, de (sans jeu de mots) mauvaise foi et de criminelle posture concernant le sida !... Ah, on me glisse dans l’oreillette que ça ne serait pas aussi simple, et que la position du missionnaire dirigeant la curie romaine n’aurait, finalement, que peu varié : la capote pourquoi pas, mais « dans certaines circonstances. » D’accord, donc, quand on baise ? Ah non ça non et trois fois non!, non, le préservatif peut être autorisé par exemple « dans les cas de prostitution masculine », Benoît 16-64 considérant alors que « cela peut être un premier pas vers une moralisation, permettant de prendre conscience que tout n’est pas permis et que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut. » Satané Pape, va, on se disait aussi… Mais t’as pas changé, vieux crouton, et tu sais quoi : moi ça me rassure. C’est  qu’emberlificotement et compagnie, ta prose, devant laquelle une palanquée de jeunes cathos dits de gauche ne manqueront pas de s’extasier sur l’air du « l’Eglise a changé. » Queue dalle, mon cher Cristobal, le dogme reste le dogme, qui jamais ne varie. Plus loin, dans l’ouvrage signé Sa Sainteté, on peut lire que « beaucoup de gens considèrent le sexe comme une drogue, qu’ils s’administrent eux-mêmes. » Eloge de la branlette ? On ne sait. On sait par contre que le bouquin porte le titre de « lumière du monde », en toute humilité. De quoi donner envie d’éteindre, et de galipetter dans le noir.

     D’autres, qui aimeraient assez voir se détourner d’eux les sunlights, c’est la bande de malfrats mouillés dans les eaux troubles de l’affaire Karachi. D’état, l’affaire, comme on sait. L’heure n’est plus à savoir qui a touché, ni même combien. La seule question qui vaille encore, vu l’énormité de la chose, est de savoir quelles méthodes le pouvoir va utiliser pour enterrer ces chauds dossiers, avant que l’incendie ne s’étende au-delà du raisonnable. La fosse risque, à cette occasion, d’être assez peu commune : déjà, on ne compte plus les visites nocturnes et autres vols de matériels dans les rédactions des médias montés en première ligne, Mediapart, le Monde, récemment Rue 89, lequel s’est fait braqué rien de moins que vingt ordinateurs. Tous, enquêtent sur Karachi et/ou sur l’affaire Bettencourt, mais ces cambriolages ne seraient, bien évidemment, que pures coïncidences. Il n’empêche : à Lisbonne, interrogé sur le sujet, Sarkozy en perd son calme et semble-t-il son latin, qui répond concernant certains soupçons à son égard « mais enfin, est-ce que c’est pas [sic]difficile de vérifier, quand même ? » Oui, ça l’est devenu, difficile, vu les moultes entraves à la liberté de la presse que les tenants du Sarkozystan, ces temps-ci, multiplient. Ce qui l’est moins, difficile, c’est de tracer, en ses lapsus, les pensées et désirs profonds du beauf logé à l’Elysée, se montrant impuissant à dominer sa langue et laissant ainsi s’exprimer un inconscient malade. C’est à Lisbonne aussi que le même eut cette saillie, face à un autre journaliste, « vous, je n’ai rien contre vous, mais il semblerait que vous soyez pédophile. J’en ai l’intime conviction.». Pour le balourd à tics, ce n’était qu’une façon d’imager ce que peut être un soupçon sans preuve. Façon, une fois encore, de tout mélanger et de montrer en quelle estime il tient les gens de presse : il aurait pu tout aussi bien user d’un autre exemple, vol de voiture — d’ordinateurs ? Non. Journalistes=pédophiles, c’est une chose entendue, quand bien même il ne l’a pas dite.

     Cependant, on comprend son agacement : agitant les grelots d’un remaniement fantochard, Sarko pensait bénéficier d’une accalmie fut-elle légère sur le front des affaires et des pétards qu’il a au cul. D’autant qu’il avait pris soin de lourder cette casserole percée d’Eric Woerth — il devient quoi, au fait, Woerth ? Las ! Le remaniement a fait pschittt, baudruche à gogos désoeuvrés, sujet de conversation, peut-être, dans les contre-allées du marché des Sablons sise à Neuilly-sur-Seine, mais au-delà : on s’en tamponne. Ils ont remanié, et après ? Révolution dit mère Lagarde, que le mot n’effraie plus. Révolution mais oui, puisqu’un tour à 360 °, pouffe la pouffe : non seulement ces gens-là, qu’ils soient de Bercy ou d’ailleurs, se moquent de nous à outrance, mais, cerise sur l’étron, ils n’ont aucun humour. Pour le reste, c’est à croire qu’on ne change pas une équipe qui perd, qu’on se contente, en douce, d’en affuter les crocs. Dans cette optique, mettre entre les papattes d’Hortefeux-d’artifice la question de l’immigration n’est pas un signe neutre. Immigré=délinquant=place Beauvau : l’équation, pour être logique, n’en est pas moins à pleurer de rage, ou de honte, selon. « Je m’inscris très directement dans les pas d’Eric Besson », a précisé Hortefeux-nouille, ce qui, sans étonner, ne lasse pas d’inquiéter. D’autant qu’à la question de savoir si, du coup, le maroquin ne risquait pas d’être comme qui dirait par trop lesté et la tâche, donc, immense, Hortefeux-à-volonté a répondu que non, bien sûr, que c’est une simple « question d’organisation ». Brrr… Cela vous a, n’est-ce pas, un petit côté… planificateur, à la mode Eichmann, finalement.

     Le remanie ment, le remanie ment, le remaniement est allemand ? Il fut néanmoins l’occasion d’un télésarkoshow d’un comique achevé. Sur la prochaine réforme : « en matière de fiscalité, je voudrais qu’on harmonise nos assiettes. » No comment. Sur la politique monétaire : « la Chine m’a donné son accord pour l’organisation d’un séminaire à ce sujet. » Diantre, la Chine, vous savez, ce pays d’un milliard quatre-cent mille habitants, dont pas un sur trois cent ne connait l’existence d’un vague canton nommé France, eh bien, la Chine, la voilà donnant « son accord » à Sarko. Et son accord sur quoi ? Sur un séminaire… On en tremble, puisqu’à n’en pas douter, ce jour-là, la face du monde en sera changée. Plus loin, concernant la remise du prix Nobel de la paix au chinois Liu Xiaobo, le préfet Sarkozy s’empresse de botter en touche — à moins qu’il ne se mélange les nouilles, dès qu’il s’agit de l’Asie : « Aung Saan Suu Kyi a appelé Carla pas plus tard que ce week end ». Ben oué mon pote, comme je te le dis… Outre qu’on ne voit guère le rapport entre l’opposante birmane et le Nobel chinois —les yeux bridés, peut-être? —,  on imagine mal Aung Saan, en résidence surveillée depuis plus de sept ans, se précipiter le jour de sa libération sur le téléphone le plus proche afin d’appeler Carla Bruni. Bref, ceci n’était jamais qu’une séquence de plus du Big Nawak sarkozien, basé sur le principe Je raconte ce que je veux, je m’en fous, allez-y prouvez que je mens. Est-ce que c’est pas difficile, hein ?

                                                                                              

                                                                                                    Frédo Ladrisse.

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Published by Quand l'autruche eternue... - dans politique
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Autruchette 27/11/2010 13:00


Au-delà de la plaisanterie, le Rat-cinglé n' est pas si débile que ça:

Si les prêtres mettent des capotes pour violer les enfants, il n' y aura aucune secrétion à analyser pour le confondre.!
Ce sera donc, comme dans le passé, la parole du prêtre, contre celle de l' enfant.!
Si en plus, les parents sont de fervents cathos, le diocèse aura beau jeu de les museler.!

Au-delà de toutes les affaires qui ont fait scandale dans la presse, je serai curieuse de savoir quel pourcentage de parents, ont préféré s' écraser pour ne pas se mettre en conflit avec leur
diocèse..!

Le pape ne cherche à protéger aucune vie, mais seulement à éviter tout nouveau scandale, tout en se donnant une meilleure image.


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