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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 17:20

Tirant tête hors du trou, qu'entends-je? A peine posée ses valoches SuperSarko retrousse ses manches, et s'en va tancer qui? Ses amis les banquiers! « on voit revenir les mauvaises habitudes », râle-t-il, agitant dans l'air un index qu'il a fort menaçant. Et de s'avouer « scandalisé de voir les leçons de la crise si vite oubliées par certains. » Le tout bien entendu prononcé à l'adresse des journaleux, lesquels relayeront, doigt sur la couture du clavier, la fable de l'élyséenne colère. Les traders, pour leur part, ne s'y sont pas trompés, qui, loin de se croire menacés par le barnum présidentiel, n'ont pas mis une semaine avant de revenir à la charge. Bonus ou pas, ceux de la Société Générale s'estiment « pas assez payés. » Dans un rapport remis à leur comité d'entreprise, ils évoquent notamment un « travail harassant, jusqu'à 65 heures par semaine. » Fichtre, mais c'est le goulag! Et, quitte à chialer sur leur sort, ils vont jusqu'à se plaindre de ne pas être assez soutenus: « on se sent seuls », reniflent-ils. Vite, une cellule psychologique!

 

      Quoi qu'il en soit, ces derniers temps, on parle beaucoup pognon, en France. Juppé, président de la commission sur le nouvel emprunt, affirme qu'il « doit pouvoir être suivi à la trace », tel le blaireau jusqu'au terrier. On ne sait toujours pas à quoi servira cet emprunt ni auprès de qui l'état compte, cette fois, s'endetter mais, toujours selon Juppé, « si cela peut avoir des retombées pour Bordeaux, c'est tant mieux. » Que vient faire ici Bordeaux, mystère. Bordeaux, dont on rappellera au passage que c'est une ville de cancrelats, de collaborationnistes et d'esclavagistes notoires, ceci dit sans exagération...

 

      Pendant ce temps-là, à la Rochelle (autre port négrier), Aubry réunissait ses troupes sur fond de chamailleries dont on ne dira rien, parce qu'on comprend de moins en moins (une sombre histoire de primaires, tout à fait secondaire.) La Martine en a profité pour s'en prendre vertement aux journalistes présents, lesquels, d'après elle, « ne sont pas des vaches sacrées » (ah bon?) et qu'elle accuse de « s'en tenir à l'écume des choses. » De quelles choses parlait-elle? On en saura pas plus. Montebourg, qui passait par là et n'a pas, lui, pour habitude de fuir micros et projecteurs, décidait alors de lancer comme à la cantonade « Martine, je suis ton homme, pour faire briller le Ps en ligue 1! » était-il réellement obligé de dire quelque chose? Ah la la, ces starlettes...

 

      Un autre, qui aurait pu se taire, c'est l'ancêtre Krivine. A Port-Leucate, dans l'Aude,les auto-proclamés anticapitalistes tenaient leur toute première colonie de vacances. L'ancêtre: « il ne faut pas que l'on reste simplement sympathiques, il faut aussi donner une crédibilité au Npa. » Tu l'as dit bouffon. D'autant que ne sont pas si nombreux celles et ceux qui vous trouvent simplement sympathiques. Besancenot, pour sa part, se contentait d'indiquer que le Npa est « parti pour un vrai marathon. » Cours, camarade, cours...

 

      Mais le vieux monde n'est pas derrière toi, il serait plutôt devant. Pour preuve, la gestion rétrograde, très tendance, très XIXe siècle, qu'applique le patronat aux cas de suicide au travail, lesquels, comme on sait, se multiplient. Rien qu'à France Telecom, on en comptabilise pas moins de 20 en 18 mois. En cause, la mobilité, devenue mot d'ordre de l'ex-entreprise publique. « It's time to move », claironne la direction en guise de slogan qui a valeur d'injonction. L'ont-ils pris au pied de la lettre, ces salariés qui se pendent ou se taillent les veines sur leur lieu de travail? Comme cela fait tâche, et risque de nuire à son image, France Telecom forme désormais ses managers à la « détection des signeaux faibles », indices d'un mal-être chez le salarié concerné. De même, elle a crée une commission stress. « Cette commission, c'est du pipeau », prévient Pierre Morville, syndicaliste. « Elle ne s'est jamais réunie! » Et de préciser: « la règle, c'est de changer de métier ou de lieu géographique tous les trois ans. » Stressant, dites-vous?

 

      Et alors, et quand bien même? En cette rentrée des crasses, les chefs d'entreprise eux aussi sont stressés!... Voyez cette pauvre Ockrent, Christine, qui, à peine nommée à la tête d'un groupe média incluant Rfi, doit se fader la grève. « Les victimes, ce sont les auditeurs de Rfi, qui sont pris en otage », pleurnichait-elle l'autre matin. Chassez le ridicule, il revient au galop. Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, Philippe Val s'est installé à la tête de France Inter. Dans les couloirs de la maison de la radio, il paraît que circule cette vanne: « à France Inter, on suce. Et maintenant on a Val. » C'est d'un goût...

 

 

                                                                                        Fredo Ladrisse.

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Published by Quand l'autruche eternue... - dans politique
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commentaires

Pangloss 01/09/2009 19:55

Société du spectacle? Qu'au moins les histrions jouent bien et nous fassent rire!

Achile 31/08/2009 20:58

Encore !
j'adore ce que vous faites :))

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