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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 16:45

Tirant tête hors du trou, qu'entends-je ? «Soit ça va s'étendre, soit ça va s'éteindre », prédisent les spécialistes ès langue de bois. Pour une fois, ils ne parlent pas de la crise, mais de la dernière grippe à la mode (même si, à l'évidence, il ne serait pas exagéré de rapprocher les deux phénomènes puisque, dans les deux cas, c'est de porcs dont on parle.) Sarko, qui sait tout, voit tout et veut tout, ne nous a pas évité son avis de garçon boucher. Selon lui, « on va vraisemblablement passer au niveau 5. » Ah. Déclaration faite en soirée un jour où nous l'étions, au niveau 5, depuis le matin. Il y aurait, toujours selon Sarko, « des soucis du côté de New York, où il y a beaucoup de cas. » A ce jour :   huit cas avérés. C'est grave, docteur ? D'être à la tête de l'Etat et à ce point mal informé, oui. Grave, surtout, de nourrir la peur à moindre frais, tant la pandémie annoncée arrange son petit monde, tel un idéal paravent derrière lequel il planque ses sales intentions. Gageons que de pandémie, il n'y aura pas plus que de beurre en brosse cet été. Mais au moins, pendant ce temps, on aura pas parlé du reste.


     Du reste, tiens, parlons-en. Du 1er mai tiens, parlons-en. 1er mai tout chafouin, tout mélancolique et tristouille, bien loin des trois millions de promeneurs prévus. Pourtant Aubry avait promis : « le 1er mai sera utile, parce que sonore. » Au final, il fut silencieux et pour rien. Même si, selon elle, « beaucoup de Français n'arrivent pas à finir [sic] leur fin de mois » -ils n'ont qu'à la boucler ?, il semblerait que beaucoup de Français, en ce vendredi ensoleillé, aient opté pour la balade en forêt plutôt que sur les boulevards. Dommage, car à Paris, le Ps avait ressorti ses gros ballons tout blancs, ceux qui amusent tant les gosses et fascinent les électeurs (tous de grands enfants). Leur présence dans le cortège serait, selon Benoît Hamon, « la suite logique du retour du Ps au cœur du mouvement social. »  Mais pour qu'il y retourne, encore eusse-t-il fallut qu'il l'occupât un jour, ce cœur. Pour Hamon, peu importe : « on reste la locomotive de la gauche. Il va falloir compter sur les socialistes dans la rue. » Compter ? D'accord, comptons. Environ 3000 « militants » socialos, pour 160 000 manifestants. Belle présence, en effet. Et puis, cette saynète, drolatique, qui dit tout du Ps d'aujourd'hui : aux jeunes socialos qui entonnaient l'Internationale, un responsable (il en faut, hein !) fit part de son agacement : « une fois, ok, mais pas en boucle. Dites leur de mettre des trucs plus modernes. » Troquons donc l'Internationale contre Vincent Dellerm, Anaïs et consorts...


     Une idée, tiens, qui ne serait pas pour déplaire à Jack Lang, l'ami des artistes... Lang, qui défend la loi Hadopi, le flicage généralisé d'internet, qui se « bat pour la défense des créateurs, en particulier contre le pillage. » Pillage ? Qui est pillé ? Universal, Virgin, les grosses majors. Vincent Dellerm, Anaïs et consorts, tous multimillionnaires. N'empêche que, sur ce point, Lang se sent « en disharmonie avec [ses] amis socialistes. » Un couac supplémentaire, en somme, qui le rapproche un peu plus de la symphonie sarkozyenne.   


      Un autre qui nous joue un air qui commence à souler, c'est Mélenchon le révolté. L'ancien ministre de Jospin se mue en guévariste : « la droite a mis les bottes, et les socio-démocrates les pantoufles. » Et Besancenot, il est en tong ? De l'autre côté de l'échiquier, comme disent les pisse-froids, Bockel, ex socialo néo sarkozyste de base, pointe justement la menace : « le risque pour l'Europe aujourd'hui ce n'est plus le plombier polonais, mais le facteur Besancenot. » Dans ce cas, l'Europe, elle peut continuer à dormir sur ses deux oreilles de sourde.


     Dormir, oui, surtout que personne n'en a rien à battre, de l'Europe. Catherine Trautmann, Ps : « les européennes ne sont pas faites pour recycler les politiques en recherche d'emploi. » Justement, c'est à ça qu'elles servent. A ça, et à permettre au gros Le Pen d'être une dernière fois élu, de toucher un mandat qui le protège des juges. « La France n'est plus la France », s'est-il lamenté le premier mai, devant à peine 1200 personnes. Le vieux ne déplace plus les foules, même quand il cavale derrière Sarkozy, essayant de reprendre la main au sujet de l'immigration : « nous ne sommes plus les maîtres chez nous, dans nos banlieues, dans nos villes, et même dans nos campagnes. » T'inquiète, le sang impur n'en a pas terminé d'abreuver nos sillons, Eric Besson s'en charge.


     Le ministre des expulsions et de la chasse aux enfants a, cette semaine encore, piqué une grosse colère. La faute au Gisti (Groupe d'Information et de Soutien des immigrés), lequel, sur son site, tient à jour une liste des condamnations de Français dans le cadre du délit de solidarité, délit dont Besson l'entêté persiste à dire qu'il n'est qu'un mythe. « Je serai à la place du Gisti, j'hésiterai entre me liquéfier complètement ou prendre deux ans de vacances », a persiflé le garçon. Et de dénoncer des « arguments grotesques, une crédibilité proche de zéro. » Quand on voit le boulot fourni par le Gisti depuis des lustres, on sait de quel côté se trouve le grotesque.


     Grotesque et même pas drôle, le candidat Lalanne (dont vous aurez remarqué que l'autruche suit de près la campagne européenne, faut croire qu'elle a que ça à foutre), Lalanne, piteux trouvère, a pété un câble en direct. Face a un journaliste qui avait eu l'audace de critiquer son dernier bouquin, il commença par : « je ne t'autorise pas à me juger, pour qui tu te prends ? » Comme l'autre insistait : « tu n'es qu'un inspecteur des travaux finis, ah ah, tais-toi ! ». En conclusion : « Je t'emmerde ! Tais-toi ! TAIS-TOI ! » Pas de doute, l'Europe est une grande idée.


                                                                                                                                                                                                                              Frédo Ladrisse.  


La question de l'autruche que tu liras nulle part ailleurs et même que si tu y réponds tu gagnes une plume, ou presque :

 

En échange de leurs bons et loyaux services, les fonctionnaires de police impliqués en Guadeloupe, à Strasbourg ou à Bastia recevront, de la part de l'Etat :

 

- un panier garni contenant un saucisson et une boite de choucroute au rhum?

-  un flashball modèle familial spécial « conflit de voisinage » ?

- une prime de 300 euros ?

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Published by Quand l'autruche eternue... - dans politique
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commentaires

Pangloss 04/05/2009 10:01

De toutes façons, dans ces colonies, chaque année de séjour compte double pour la retraite.

radaze 03/05/2009 19:16

Une panoplie de Black Blok pour leurs enfants, afin qu'ils s'entrainent au combat de rue.

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