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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 15:01

Profitant d’un repos pas si mérité que ça (y faut pas déconner non plus), n’écoutant que son courage qu’elle a pourtant plutôt poussif, l’autruche livre ci-dessous son résumé de l’année. Extraits forcément subjectifs et totalement de parti pris, sans nuance, comme il se doit. Have a nice lecture, les aminches. 

 

 

      En janvier, ça commençait fort : les bombes tapissaient le sol de Gaza, et l’offensive israélienne prenait des allures de massacre.


CAAR8DUJ.jpg«  Tandis que la communauté internationale, comme on dit, s’entête à renvoyer dos-à-dos armée d’occupation et population civile, Tzipi Livni, ministre israélienne des affaires étrangères, assure que « la situation humanitaire à Gaza est comme elle doit être. » Etrange déclaration, où peut s’entendre le vœu de punir par la famine, l’absence de produits de première nécessité, de soins, de prise en charge des blessés,… une population qui eut le tort de « mal voter ». Et on bombarde, comme jamais. Gidéon Levy, éditorialiste au quotidien Haaretz, affirme : « nos excellents pilotes sont maintenant devenus des voyous. Comme dans les vols d’entraînement, ils bombardent sans états d’âme. » Il serait bien sûr plus qu’ardu de trouver, quelque part sur la planète, un militaire doué d’états d’âme. Ça ne fait pas partie du boulot, même, ça le contrarie. Mais la barbarie dont font preuve les pilotes israéliens est, dans ce sens, exemplaire. »



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   Le mois suivant, en février, c’est le conflit dans les DOM qui retenait toute l’attention de la clique politichienne, tiraillée par la trouille d’un embrasement général.


images-copie-20.jpg« Reste que le conflit fait tache d’huile, après la Martinique, la Réunion s’y met, et ça fouette sous les bras des ministres concernés comme de leurs affidés. Ainsi, François Goulard, député Ump, sue grassement des aisselles : « que se passera-t-il devant une agitation sociale persistante, que personne ne souhaite ? » Personne ? Hum… Règle ton sonotone, garçon ! On notera cependant que la frousse est, devant cette « agitation », la chose la mieux partagée entre la droite et la gauche. « Je crains une propagation des évènements qui agitent les Antilles », bredouille Martine Aubry. Agitation, agités,… Récurrence d’un vocabulaire qui ne doit rien au hasard, tant le parti de l’ordre et du tous-à-la-niche porte aussi bien le rose que le bleu. Et la Martine d’ajouter : « il faut tout faire pour que cela n’arrive pas. » Puisqu’on  vous dit qu’ils fouettent… »

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Promenade collective en mars, sous l’impulsion de syndicats dont c’est peu de dire qu’ils nous baladent. L’autruche, bien que défilante, restait dubitative :

 


images-copie-21.jpg« Le 19 de ce mois, on a donc été trois millions à traîner nos tongs sous le soleil. On a pas tout perdu : on a bronzé un peu. Le soir même, Fillon-le-fielleux venait nous expliquer, à nous pauvres ignorants, qu’une manif nationale ne saurait résoudre une crise mondiale. «Aujourd’hui, la consommation s’effondre au Japon. » De là viendraient tous nos sushis ? Mais on a pas grand chose à craindre, puisque «les Français, je les écoute et je les protège.» Et c’est sa potesse Parisot qui parle de démagogie ? Par ailleurs, Fillon ne put s’empêcher de nous resservir l’antienne villepinienne du « j’entends ceux qui manifestent, j’entends aussi ceux qui ne manifestent pas. » A l’époque premier ministre, Galouzeau avait sorti ça, quelques semaines avant d’enterrer le Cpe. C’est de bon augure… Quoi qu’il en soit, dans les jours qui suivirent, Sarko fit donner l’arrière-garde, et là, se fut un festival. Guaino : « on ne peut pas faire un sommet social tous les jours ! », d’autant que « je ne pense pas qu’il y ait rupture de confiance. » Dans le même registre, Hortefeux « ne pense pas qu’il y ait une demande de changement. » Décidemment, ces gens ne pensent pas. Même Raffarin s’est fendu d’une raffarinerie, ça faisait longtemps, ça nous manquait. Il faudrait, selon lui, « traiter cette pulsion sociale avec une très grande sagesse. » Alors, les grévistes, ça pulse ? »


 

 

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      En avril les bouffons ne se découvraient pas d’un fil, et le premier d’entre eux, Besson, prenait possession du ministère des expulsions.


                    images-copie-4.jpg« Restons dans le registre des ongulés de base, et tendons le micro à Eric Besson, ministre de l’Identité gnagnagna. « C’est un grand, un beau ministère républicain », confie l’homme, tout heureux de la nouvelle déco. Il est vrai que tamponner des arrêts de reconduite à la frontière sur l’écritoire de Marcel Déat, ça doit faire quelque chose. « Où voyez-vous une traque ? », s’emporte plus tard le garçon. « Il n’y a jamais personne qui soit interpellé à la sortie des écoles. » Le mensonge éhonté comme ligne de défense, comme pilier incontournable du sarkozysme de lèche-talons ? Besson adore, en remet une couche, à propos des individus venant en aide aux sans-papiers: « le délit de solidarité n’existe pas en France. C’est un mythe. » Un mythe qui figure en toute lettre dans l’article L622-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Eh non, sieur Besson, le code d’entrée n’a pas changé. »



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Le joli mois de mai voyait fleurir les ambitions et les coups plus bas que terre, au prétexte d’élections européennes durant lesquelles il fut question de tout, de rien, mais surement pas d’Europe :


images-copie-29.jpg« La campagne des européennes bat son plein. Je plaisante, il ne se passe rien. On échange des coups qui volent au niveau du trottoir, on s'empaille gentiment, loin du débat d'idées. Ainsi Dany-le-vert, à propos de Rachida Dati : « si elle est élue, vous croyez qu'elle ira au parlement européen ? Et mon œil, mon œil ! » Du coup, l'Ump exige des excuses (décidemment c'est à la mode), par le biais de son porte-parole Dominique Paillé, qui dénonce ces « invectives personnelles, ou le dénigrement pervers des personnalités. » Dati, elle, dénigre sans gêne : « je comprend qu'un homme du passé cherche à sortir de l'ombre », balance-t-elle à l'adresse de Cohn-Bendit. Lequel, selon elle, « en cinq ans au parlement européen, n'a rendu aucun rapport. » Bref, chaque camp est en train de nous expliquer qu'à Strasbourg, personne fout rien. Voilà qui devrait convaincre les derniers hésitants, et les faire basculer du seul côté qui vaille, celui de l'abstention. »

 

 


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     Juin  commençait plutôt pas bien, un airbus venant du Brésil s’abîmant en pleine mer. L’autruche, de mauvais poil et plume, voyait en la vague médiatique suscitée par la catastrophe l’occasion, pour les journaleux, d’éviter de trop évoquer l’anniversaire de Tienanmen. Si c’est pas de la mauvaise foi, ça…  

 
images-copie-38.jpg« L'avion sans ailes a donc splitté dans l'immensité atlantique sans même que Charlélie Couture ait le temps d'achever sa chanson. Ça tombait mal, c'est le cas de le dire, car c'était également le jour de l'anniversaire du massacre de la place Tienanmen - 20 ans déjà, comme disent les cons. Aussitôt la racaille journalistico-vautourienne s'empressa de se jeter sur les restes déchiquetés des 228 malheureux passagers, passant quasiment sous silence le massacre, par l'armée chinoise, de centaines d'étudiants. L'essentiel n'est-il pas de ne point trop fâcher Pékin, dont notre économie dépend de manière non négligeable ? Gageons que commémorations et émissions spéciales et débats à n'en plus finir, seront autrement plus nombreux lors de l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, en novembre. Tienanmen : une péripétie. Berlin : la fin du communisme, et de l'histoire, par la même occase. » 

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     Profitant des beaux jours, Sarkozy lançait en juillet son plan com’ sur le mode du « j’ai changé. » La ritournelle, depuis, a pris du plomb dans l’aile, et pour tout dire, a capoté :


petain.jpg« Dans l’entretien fleuve accordé au Nouvel Obs, on n'apprend rien, vraiment. Ni annonce, ni même le début d'une amorce d'information valant la peine d'être rapportée. Un entretien façon people. C'est encore ce qu'il sait faire le mieux. « J'écoute, j'apprends, je progresse », lâche l'azimuté de l'Elysée. Et tout est à l'avenant, sonnez hauts-bois résonnez carpettes, le nouveau Sarko est arrivé !   « L'ouverture, confie-t-il, ce doit être une disposition d'esprit. » Oyé ! En voilà une idée qu'elle est fraîche et nouvelle ! Ouvert, il l'est bien sûr, c'est à ça qu'il veut en venir : « le devoir d'un président est d'écouter, de s'ouvrir. » Puisqu'on vous dit qu'il a changé ! Certes, c'est tout récent, ça date du 8 juillet, vers 14h32, mais c'est un vrai bouleversement intérieur, sincère. « Avec l'âge, je suis devenu plus tolérant », lâche l'homme du « casse-toi, pov' con. » Avant d'en remettre une couche : « plus ouvert, plus serein aussi. » Ah, l'ouverture, le maître-mot que ce mot-là ! Dans ces huit pages elle est partout, avec cependant, de-ci de-là, un bémol - on ne se refait pas : « si je n'écoute personne, on me dit : « quel est ce dictateur ? » Si j'écoute, on me dit : « il a reculé. » Et comme tous les dictateurs, il a horreur de reculer... Par moment, ce souci, plutôt, cette obsession qu'il a de sa nouvelle image - les mauvais esprits se demanderont qu'est-ce que ça cache encore, comme coup fourré à venir -, confine au ridicule : « j'ai compris que mon rôle était de défendre la création et les artistes. Je n'y faillirai point. » Olé ! Que nos amis intermittents ravalent leur enthousiasme, c'est pas d'eux dont parle Sarko. Quand Sarko parle de création, il parle de... télévision - où, soit dit en passant, bossent bon nombre d'intermittents, mais bref... Par « défendre les artistes », Sarko entend : nommer lui-même les présidents des chaînes publiques. Basta. »


 

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     En août, vis dans le doute, répétait chaque année grand’ mère autruche. Le plumitif, digne de son aïeule, remet en question l’enthousiasme des masters of the world, lesquels ont des hallu, et voient venir la fin de la crise :


images-copie-8.jpg« En vérité, dans cette affaire, la plupart se montrent d’une prudence de Sioux. Ainsi, pour Obama, « nous sommes peut-être en train d’assister au début de la fin de la récession. » Cet homme, pas de doute, est du bois dont on fait la langue. Dans un registre plus poétique et en direct du Tyrol, Angela Merkel entrevoit « le premier bourgeon délicat de la reprise. » Où l’on voit que sous ses airs bourrus de fille de ferme bavaroise, la chancelière demeure une indécrottable romantique. Moins éthérée, plus proche du sol, la ministre Lagarde se veut prudente à son tour, n’empêche, elle n’en peut mais : « pourquoi voudriez-vous qu’on change de politique économique », s’étonnait-elle l’autre matin, « puisqu’elle donne de bons résultats: nous sommes à 0,3 de croissance! », s’extasiait-t-elle, à presque en jouir. 74 000 emplois détruits au second trimestre 2009, près de 250 000 depuis le début de l’année, pas de doute, tout va bien, aucune raison de changer de cap. Et Lagarde de préciser « moi, je ne fais pas de propagande, je regarde les chiffres et j’essaie de les comprendre. » Y’a des cours de maths qui se perdent… Pour autant, la dame admet que « l’emploi sonnera le vent de la reprise. » Entre bourgeon et vent sonné, c’est à se demander ce qu’ils fument, ces gens-là, durant leurs vacances. »

 


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     En septembre, c’est rentrée des classes. Pour les gosses qu’on déverse tels des poulets d’élevage dans ces cages grillagées qu’on nomme écoles, collèges, lycées. Pour dame Royal aussi, en plein délirium tremens :

 

mar.jpg« Ségolène, elle, ne panique pas. Elle est plutôt du genre à chanter des cantiques, une flûte de champ’  à la main, pendant que coule le Titanic. Opposée à la taxe carbone, Ségo fait dans le lyrique teinté d’égotisme bêlant : « qui pouvait parler, si ce n’est moi ? », ose la Picto-Charentaise. Puis, baignée de lumière divine : « je suis dans la vérité des choses. » En vérité en vérité, je vous le dis je vous le dis, dame Royal ferait mieux d’arrêter de fumer son missel, elle commence à nous fatiguer.   « Je sais que les Français pensent comme je pense », martèle l’Elue, toute à ses Voix. Et, lorsque les barons du sarkozystan se gaussent d’elle, « rien ne m’inquiète », susurre-t-elle, en un sourire quasi mystique.  De voix, il est à nouveau question un peu plus loin, dans son délire : « ma voix peut protéger de la destruction des acquis sociaux », amen. Sainte Ségo pratique-t-elle aussi l’imposition des mains ? J’avoue que ça m’arrangerait, y’a mon prurit qui revient. »


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      Octobre vit la dévastation, par les hordes barbares, de la bonne ville de Poitiers. Belle occasion, pour les médias, de pointer du doigt les autonomes, de raviver les fantasmes à la mode Tarnac. Mais que s’est-il passé réellement à Poitiers ? No lo sé…


images-copie-39.jpg« La France qui se lève tôt et qui se réveillera trop tard est cette semaine représentée par le petit commerce pictavien, lequel panse plaies et devantures. Elles ont résisté glorieusement, mais n’ont pu que tomber sous les assauts de la horde. Une horde, laquelle ? Quelques courageux journaleux osèrent alors s’aventurer dans Poitiers dévasté, véritable Grozny-en-Charente. Bah nan, qu’ils dirent, on a rien vu. Trois tags, une vitrine de banque, un abribus tout cassé. A part ça, rien, ici c’est calme. Vraiment pas de quoi se mettre Charles Martel en tête, ah ah ah. Dès lors, un doute nous étreint, qu’on osa à peine formuler. Qui étaient les « 200 casseurs » dont parlait une flicaille incapable d’en choper un seul en flagrant délit, ce jour-là ? Qui a donné l’ordre d’investir, la nuit venue, le 23, lieu où devait se tenir un concert plus que pacifique, et d’y faire une razzia parmi les bénévoles, dont la plupart n’étaient même pas présents à la manif’ ? Qui a décidé d’imposer l’image de Poitiers, ville-martyre (je m’en gondole de rire), livrée aux autonomes ivres de violence et de vin ? Qui a laissé Alain Bauer expliquer sur Radio-Paris que « bien évidemment, il s’agissait de la même mouvance que celle représentée par le groupe de Tarnac, la mouvance qui lit « l’insurrection qui vient », le livre écrit par Coupat. » Alain Bauer, vous connaissez ? Mais si, le criminologue préféré du sarkozystan éternel, par ailleurs patron d’une firme spécialisée dans la sécurité. Deux précisions, tout de même : rien n’est jamais venu prouver que Julien Coupat soit l’auteur de « l’insurrection qui vient » —et quand bien même il le serait… Par ailleurs, comment Bauer sait-il ce que lisent où ne lisent pas les petits agités de Poitiers ? Ce gars-là doit avoir ses propres fichiers, bien soignés… »


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     En novembre, cache ton membre, aimait à dire grand père autruche. Sarkozy, lui, exhibe fièrement ses (faux) souvenirs d’ancien démolisseur.


images-copie-30.jpg« Il y était, bien sûr. Avec ses petites pognes, il a fait tomber le mur de Berlin. De même, le premier homme sur la lune, c’était lui. Et qui a découvert l’Amérique, Christophe Colomb, dites-vous ? Que nenni ! Nous savons désormais que SuperSarko tenait la barre. Sur sa page Facebook —initiée, selon les mauvaises langues, par sa compagne du moment —, rien n’est dit cependant de sa présence à Austerlitz ou sur le site d’Alesia, aux côtés de Vercingétorix. Ça viendra. Pour l’heure, on y apprend seulement que, le 9 novembre 89, Sarkozy était à Berlin, « en train de donner quelques coups de pioche dans le mur. » On imagine que ces coups-là furent assez vigoureux pour être fatals au Bloc de l’Est et, pendant qu’on y est, au communisme mondial. Pourtant, dans la semaine, les grognons de l’internet —lesquels, décidemment, ne manquent jamais une occasion de gâter la fête à chouchou— eurent l’audace de remettre en question la Présidentielle Présence, à Berlin, ce jour-là. Non, y était pas, dirent certains. Immédiatement les petits soldats du Sarkozystan réuni montèrent en première ligne, et on ne comptait plus les membres du défunt Rpr jurant, main sur le cœur, avoir croisé leur maître au pied du mur, ce fameux 9 novembre. Puis, le fantasme élyséen s’effilochant de jour en jour, certains furent contraints de mettre un peu d’eau dans leur schnaps. Juppé, censé avoir fait le voyage avec Sarko il y a vingt ans, précisait, si on peu dire : «j’étais à Berlin le 9 au soir —ou quelques jours plus tard, ma mémoire est imprécise sur la date exacte. » Quand l’Alzheimer précoce sert de faux-fuyant… »

 

 

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      C’est décembre, et en plus il neige ! Sur la chaussée gelée la franchouillardise glisse et Besson se rétame la tronche : son débat à la noix achève piteusement sa course dans la fosse à purin.


andrevalentin.jpg« Tirant tête hors du trou, qu’entends-je ? Ça dérape, ça vrille, ça déchausse bref : ça part en couille. Quoi donc ? Mais le débat, Vaugelas ! Sur l’identité, mon Rabelais ! Tel un Golem racialiste, la Bête échappe à son insane créateur, et le ministre Besson se retrouve Grosjean par derrière. Notez : l’est pas le seul. Le petit manipulateur trônant en Présidence est tout autant refait. Mais lui a le pouvoir et donc, comme il nous y a habitué, envoie ses caciques au casse-pipe et planque ses fesses sous le tapis. N’empêche : maintenant qu’est ouverte la boîte de Pandore (ni vu ni connu, je t’endors), il ferait beau voir que ce boulet-là ne frôle pas d’un brin les oreilles du petit Nico, las. On a tous entendu, ou vu, le maire de Gussainville (département de la Meuse, 40 habitants à vue de pif), élu du sarkoland et icône beaufisante, râler qu’ « on va se faire bouffer », qu’ils seraient «déjà dix millions, et payés à rien foutre. » Les meuglements d’un con ordinairement raciste n’ont aucun intérêt. Plus éprouvantes, selon moi, sont les réactions de ses coreligionnaires en haine et en détestation : Lefèbvre, Frédéric, qui jusqu’à preuve du contraire est encore ici et maintenant porte-parole de l’Ump, estime pour sa part que le bouseux « n’a fait qu’exprimer une inquiétude de la France profonde. » Ouf, Il ne s’agissait que de ça, nous voilà rassurés. L’édile cul-terresque aurait le mérite de dire tout haut ce que la plupart pense tout bas, comme dans le slogan de Le Pen ? Intéressant, n’est-il pas ? Mais Besson, qu’en pense-t-il, des délires du bouseux? « Les conversations de comptoir font partie de l’identité nationale », tranche le ministre de l’exclusion et du Beaujolais réunis.  Au commencement, on a pensé que c’était une boutade à la gomme. Rien du tout. C’était du sérieux, du bien dur, de l’assumé. Merde alors, le comptoir comme symbole de l’identité nationale, ça on s’en serait douté, mais les conversations autour du 7e pastis tiède ? »

 

2009, année de l’œuf, s’achève comme elle a commencé : au bar. 2010, année du pastis ? Okay l’autruche paie sa tournée !

 

                                                                                                Frédo Ladrisse.

  

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Published by Quand l'autruche eternue... - dans politique
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commentaires

céleste 03/01/2010 20:50


Bravo!


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